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terreurs dans la tête
Notre esprit est
une boîte de Pandore
Plus emplie de
terreurs qu’elle ne l’est d’aurores,
De malédictions
et de condamnations
Différentes et nombreuses
ainsi que les nations.
La Maladie et la
Mort, amies difformes,
Attendent les
humains avec leurs faux énormes
Qui reluisent,
étoilées, à toutes les saisons,
Dans tous les
chemins et dans toutes les maisons ;
Quand les
Cauchemars viennent, ennemis du Rêve,
Dans notre
esprit, soleils étranges, ils se lèvent,
Hostiles et
railleurs, implacables et nombreux,
Créatures
sortant des gouffres ténébreux ;
Le Désespoir,
cette vaste bête sauvage,
Nous cache tous
les bienheureux rivages,
Hurle dans nos
printemps, empoisonne et guérit
Et dévaste nos cœurs
qui ont pourtant fleuri ;
La Vieillesse
blanchit nos cheveux et nos âmes
Et de nos corps
éteint l’invincible flamme,
Et nous ne
voulons pas, épris de nos fiertés,
Reconnaître notre
vulnérabilité.
Et ces
allégories, grandes et terrifiantes,
Apparitions qui
sont éternellement errantes,
Se bousculent
dans notre esprit, leur doux festin,
Comme les gens
dans le premier bus du matin.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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lundi 30 mars 2020
Terreurs dans la tête
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 23 septembre 2018
Dans ma tête
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dans ma tête
Ma vaste tête,
où règne un chaos éternel,
Est comme un
appartement de célibataire ;
Depuis la
fenêtre on y voit un bout de ciel,
Et le Bien et le
Mal y sont colocataires.
On y voit, comme
des mortes dans leurs tombeaux,
Des fleurs dormant
dans leurs vases pleins d’eau stagnante,
Un cendrier
plein de cendres, un vieux tableau,
Et mille autres
choses perdues et déclinantes,
Des chaussettes
jetées, des chaussures sans pieds,
Des livres çà et
là, des avis d’échéance
Et quelques mauvais
vers sur des bouts de papier,
Peut-être moins
mauvais, qui sait ? que je ne pense.
On y voit
également des antidépresseurs,
Babioles sans
valeur, bouteilles d’eau, bougies,
Un petit lit
défait mais empli de douceur,
Les vêtements d’hier
et des restes d’orgies,
Et puis, quoi d’autre ?
cent choses et mille riens,
Des portraits d’êtres
chers, forces bagatelles,
De vieilles
lettres d’amour au parfum ancien,
Poèmes célébrant
les passions mortelles.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 8 février 2017
La tête d'Holopherne
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la tête d'Holopherne
Pierre Paul Rubens, Judith avec la tête d'Holopherne (1616)
Judith, belle comme une fée,
Brandit son horrible trophée,
La tête au regard douloureux
D’Holopherne ivre et amoureux,
Vaincu par sa sombre beauté,
En rêvant avec cruauté.
Sa vieille et sinistre servante
Sans que cela ne l’épouvante
Touche la barbe du guerrier
Dont l’amour est le meurtrier
Et dont le bourreau est l’ivresse,
Mort en rêvant d’une caresse !
Cœur sans remords et sans douleur,
Sa maîtresse, comme une fleur
Par un amant fervent cueillie,
Tient l’auguste tête haïe
Du général au sombre sort
Qu’envoie Nabuchodonosor
Pour châtier l’ouest rebelle ;
Aussi dangereuse que belle,
Un sourire étrange et odieux
Eclaire son front radieux.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 16 janvier 2017
Les caprices de Fulvie
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les caprices de fulvie
Pavel Alexandrovitch Svedomsky, Fulvie avec la tête de Cicéron (?)
Après sa mort aimant le mettre au supplice,
La cruelle Fulvie contemple avec délice,
Un sourire étrange rayonnant sur son front,
La tête coupée de son ennemi Cicéron.
Avec perversité la folle s’amuse
Et joue sinistrement, délectée de sa ruse,
Pareille à une enfant, emplie de cruauté,
En reposant doucement sa lascive beauté
Sur une grande peau d’ours aux chasseurs rebelle
Qui était sans doute moins farouche qu’elle.
Quand elle vit ses mains aux portes du Sénat ,
La cruelle, d’abord, de cela s’étonna,
Resta stupéfaite, puis rit. « Comme il est bête !
S’écria-t-elle ; c’est bien ! je veux sa tête ! »
On la lui apporta comme un présent hideux,
Dans un sac. Elle lui dit : « Jouons tous les deux ! »
La gifla, la roula, lui tira les lèvres
Et comme pour savoir si elle a la fièvre
Lui caressa le front et ferma promptement
Avec deux épingles sa bouche, et rêveusement
Imagina toutes les malédictions sombres
Que Cicéron pourrait faire choir dans l’ombre,
Si son cœur n’était point de tout son fiel tari,
Sur elle, sur ses fils et sur ses trois maris.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 5 mars 2014
Histoire du pêcheur (partie XV)
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Histoire du pêcheur (Partie xV)
Poèmes de "la série Mille et une Nuits":
Le roi, après
avoir fort longtemps admiré
Ces poissons, fut
par sa gourmandise inspiré
Et les donna à son
habile cuisinière
Que l’empereur des
Grecs l’année dernière
Lui envoya comme
présent, en calculant
Que puisqu’ils
étaient beaux ils seraient succulents.
Le vizir lui dit : « Le
roi veut que tu apprêtes
Pour qu’il les
dîne, ces quatre charmantes bêtes. »
La cuisinière les
nettoya et les mit
Pour les frire
dans l’huile, et la pauvre blêmit
Quand elle les
tourna pour les cuire de la sorte
Et vit s’ouvrir le
mur comme s’ouvre une porte
Et en sortir une
dame d’une douce beauté
Qui avait le
regard empli d’autorité,
Habillée d’une
étoffe de satin égyptienne,
De pendants d’oreille,
de colliers de perles anciennes
Parée, et de
bracelets d’or de rubis garnis
Et dont l’éclat n’était
point par le temps terni.
Armée d’une baguette
de myrte, de la casserole
Elle s’approcha,
et dit ces étranges paroles
En frappant un des
quatre poissons avec pouvoir :
« Poisson,
poisson, dis-moi, es-tu dans ton devoir ? »
Comme il resta
muet, elle répéta ses dires
En élevant la voix
et avec plus d’ire
Et les quatre
poissons lui dirent distinctement
En levant ensemble
la tête superbement :
« Oui, si
vous comptez, nous comptons ; payez vos dettes
Et de payer les nôtres
nous aurons l’assiette,
Fuyez et nous
vaincrons et nous serons contents. »
La jeune dame ne
demeura point longtemps
Après avoir ouï
ces paroles mystérieuses.
Elle renversa la
casserole, furieuse,
Le mur s’ouvrit,
elle y rentra et disparut
Et il se referma.
La cuisinière crut
Qu’elle perdait l’esprit,
et était effrayée.
Sa surprise et sa
peur furent chèrement payées,
Elle trouva les
poissons noirs comme du charbon.
Quand le grand
vizir, qui était un homme bon,
Entra, il la vit
en pleurs et de la sorte
Gémissant : « Plût
à Dieu que je fusse morte !
Que vais-je devenir ?
Que dire au sultan courroucé
Quand il verra qu’ainsi
ses poissons sont troussés ?
Il ne me croira
point si je lui raconte
L’histoire de la
dame. Si je lui en rends compte,
Il dira que je
suis folle ou que je lui mens ! »
Quand il lui
demanda d’où venaient ses tourments,
Elle conta au
vizir l’histoire de la dame,
L’étonnement
emplit sa charitable âme
Et il alla conter
une fable au sultan
Qu’il écouta,
distrait un peu, en exultant.
[A SUIVRE]
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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