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la tête d'Holopherne
Pierre Paul Rubens, Judith avec la tête d'Holopherne (1616)
Judith, belle comme une fée,
Brandit son horrible trophée,
La tête au regard douloureux
D’Holopherne ivre et amoureux,
Vaincu par sa sombre beauté,
En rêvant avec cruauté.
Sa vieille et sinistre servante
Sans que cela ne l’épouvante
Touche la barbe du guerrier
Dont l’amour est le meurtrier
Et dont le bourreau est l’ivresse,
Mort en rêvant d’une caresse !
Cœur sans remords et sans douleur,
Sa maîtresse, comme une fleur
Par un amant fervent cueillie,
Tient l’auguste tête haïe
Du général au sombre sort
Qu’envoie Nabuchodonosor
Pour châtier l’ouest rebelle ;
Aussi dangereuse que belle,
Un sourire étrange et odieux
Eclaire son front radieux.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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mercredi 8 février 2017
La tête d'Holopherne
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
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21:03
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mardi 13 décembre 2016
Le supplice de Prométhée
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le supplice de prométhée
Pierre-Paul
Rubens, Prométhée enchaîné (1612)
Prométhée,
dont le Caucase est le fer,
Gémit
impuissamment dans son enfer,
Captif
sublime et éternelle proie
Du
vaste aigle qui lui ronge le foie !
Pour
avoir volé le feu olympien
Qui
reluisait mais qui n’éclairait rien,
Et
sauvé toute l’humanité sombre,
Il
gémit maintenant dans les ombres
Torturé,
oublié, brisé, mangé,
Immortel
et son supplice inchangé
Depuis
des siècles de douleur immense !
Penché
sur son sein, l’aigle sans clémence,
Aux
yeux une féroce lueur,
Lui
fouille les entrailles, railleur,
Et
semble y chercher quelque chose ;
Alors
qu’il ne peut bouger, il pose
Ses
griffes sanglantes sur le regard
Du
supplicié fatigué et hagard
Enveloppé
d’un vague crépuscule,
Et
qui depuis mille ans attend Hercule.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 27 novembre 2016
La Charité romaine
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la charité romaine
Pierre Paul
Rubens, Cimon et Péro (1612)
Condamné à mourir de faim et dans les
fers,
Cimon gémit dans sa prison éternelle
Pour son crime châtié par des lois
criminelles
Et implorant la Mort et les dieux de
l’enfer !
Las d’attendre l’heure bienheureuse et
fatale
Où il sera enfin mort, maudissant sa
chair,
Affamé, assoiffé, il voudrait manger
l’air
Et boire un peu d’ombre, blême comme
Tantale !
Péro entre soudain, et le voyant gémit,
De laisser son pauvre père périr frémit,
Et songe à son devoir et à sa misère,
Puis lui donne son sein nu en lui
disant : « Bois !
Père, ne rougissez point, car nul ne
nous voit,
Pour vous sauver il faut que je sois
votre mère. »
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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