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le vieux lion Sous un figuier cassé, le lion se repose Et dans ses yeux reluit une flamme rose : Ce qui reste de sa force et de sa santé ! Jamais, pourtant, la mort n’avait épouvanté Ce grand dormeur de la jungle, dont la crinière S’effiloche et s’éteint comme une lumière ; Jamais il n’avait craint, toujours il était craint, Les mouches aujourd’hui, autour de son grand rein Et de son grand mufle, incessamment bourdonnent ; Avec leurs yeux rouges qui presque rayonnent, Les hyènes, les vautours, marabouts et chacals, Attendent sans férir que le moment fatal Vienne, et qu’ils profitent de leur proie royale Qui était terrifiante et jadis était mâle ! Et la vie continue, pourtant, et va toujours, Les fleurs s’épanouissent et les arbres sont lourds, Les singes voyagent, légers dans les lianes, Tout vit, alors qu’hélas, tout le condamne ! Ses grandes pattes tremblent, et le doux vent en deuil Berce ce symbole décadent de l’orgueil ; Il ne peut plus rugir et n’a plus de force, Son lionceau, qui était derrière une écorce, Vient jouer avec lui, et ses yeux de père S’allument tour à coup, emplis de lumière. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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jeudi 4 décembre 2025
Le vieux lion
samedi 24 août 2024
Point de vue sur notre mortalité
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POINT DE VUE SUR notre mortalité Le ciel, le vent, nos pensées et les éléments, Tout veut nous tuer et contre nous conspire, Tout possède une voix et peut nous maudire, La vie est un désert qui boit nos tourments ! Le monde est dangereux malgré tous nos conforts, Malgré nos illusions radieuses et brèves, Chaque jour qui reluit, chaque jour qui s’achève, Rappellent le linceul et rappellent la mort ! Les démons, bien cachés sous nos lits ténébreux, Ravissent nos repos avec leurs murmures Et tiennent par la main les cauchemars nombreux ; Nous sommes déjà morts sans même le savoir, Nous marchons sur toute notre engeance impure, La terre est profonde, elle a faim, il y fait noir ! Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
dimanche 11 août 2024
Point de vue sur la mort dans le plaisir
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POINT DE VUE SUR la mort dans le plaisir La mort prend le plaisir aux coupes débordantes, Y versant lentement son poison insidieux Qui se mélange même au nectar des dieux, Et crie tout à coup dans l'éternité qui chante. Le plaisir fatigue, tue, triomphe, annihile, Efface l'être comme on efface une erreur, Nous emplit d'une sainte et secrète terreur, Et la fin est toujours lamentable et vile ; Et le trépas attend, le sourire aux lèvres, Après les vains travaux et les grandes fièvres, L'homme et la femme las, par la vie enivrés Et qui sont tous les deux dévorés par l'abîme. Le plaisir les confond et la mort les supprime, Par le trou du tombeau et son ombre attirés. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
jeudi 8 août 2024
Point de vue sur la mort d’êtres chers
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POINT DE VUE SUR la mort d'êtres chers On meurt deux fois, quand meurt quelqu'un qu'on aime ! Notre cœur vide comme un grand manoir Est soudain démeublé, désert et noir, Ne laissant pas entrer le soleil blême. La sombre Mort, qui a pris cette âme, A ravi un peu de la nôtre aussi, Parce qu'elle a nous a laissés ici, Pareils à des flambeaux perdant leur flamme. Elle efface de nos frêles mémoires Les portraits périmés, les histoires, Et le néant vient, impassible et fort, Avec l'oubli, ce démon informe, Qui fait passer sa tempête énorme Dans nos esprits terrassés par la mort. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
mardi 6 août 2024
Point de vue sur la mort au travail
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POINT DE VUE SUR la mort au travail C'est la fin des labeurs et des peines, Car la mort enlève tous les fardeaux Que l'homme maudit porte sur son dos, À l'instar de toute la race humaine. Il fut aux champs, au bureau, à l'usine, Elle fut en enfer, au paradis, Sur le toit d'un autre ou dans son taudis, Ou lisant un livre qui les mine, Et la Mort, paysanne elle-même, Signa soudain leur éternel congé, Sans qu'ils n'eussent, un jour, au repos songé ; Dites adieu à la terre où l'on sème, Boue faite de vos braves sueurs En vous levant aux premières lueurs. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
lundi 5 août 2024
Point de vue sur la mort au lit
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POINT DE VUE SUR la mort au lit La Mort est venue avec le Rêve Prendre toute l'âme du dormeur las, Avant que le soleil ne se lève, Afin que le dormeur ne souffre pas. Elle a ployé ses grandes ailes noires Sur le lit profond, confortable et blanc, Et bien qu'on tremble de sa vaste gloire, Elle a rempli son office en tremblant, Et sa caresse douce et singulière A rendu le défunt libre et content Et lui a montré l’infinie lumière Du vide absolu, incommensurable, Bleu, paisible et inchangé, qui l'attend Et qui console tous les misérables. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
mercredi 31 juillet 2024
Point de vue sur la Mort errante
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POINT DE VUE SUR la mort errante La Mort erre, armée de sa faulx rouillée, Plus juste que la Justice et la Vie, Et sa toge est ténébreuse et souillée Du sang de chaque âme qu'elle a ravie. Silencieuse et terrible, elle écrase L'humanité qu'elle voit pauvre et nue, Elle ne sait dire qu'une phrase : « Il faut mourir, car ton heure est venue. » Elle tutoie les rois et les reines, Elle est l'amie du ténébreux abîme, Elle sourit à l'immensité naine, Elle salue les forces primordiales, Elle connaît les noms de tous les crimes, Elle s'assied à la table infernale ! Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
mercredi 25 octobre 2023
Eichingu, Wagon du Temps
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eichingu, wagon du temps Eichingu, Wagon du Temps, Allait, poussé par lui-même Et ne jamais s'arrêtant Aux nombreuses stations blêmes. Parfois, il ralentissait Aux stations de la mémoire, Mais toujours il repassait Dans les mêmes régions noires Où le soleil n'allait pas. Toujours dans les ténèbres, Il allait auguste et las, Avec ses airs funèbres, En déchirant le linceul De l'existence fragile, Pareil à un homme seul Et cependant agile Qui dans le calme du soir Marche dans son propre rêve, Jusqu'à ce qu'il puisse voir Le soleil qui se lève. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
jeudi 28 septembre 2023
Sipos, Révélateur de la Fin
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sipos, révélateur de la fin Sipos se tenait toujours debout, Comme la mort, à la fin de tout, Dans le sentier étroit de la vie Par les hasards donnée et ravie. Toujours certain, toujours incertain, Il lisait les arrêts du destin Et dévoilait les noirs mystères De toute l'existence austère Et dont il rallumait le flambeau Qui brillait au-dessus des tombeaux. Il voyait toutes les créatures, Qu'elles fussent pures ou impures, Passer en rampant et en marchant, En volant et parfois en cherchant Une proie ou une obscure cible, Et d'autres, se croyant invincibles, Repoussant l'étreinte de la mort ; Il voyait des joies et des remords Qui devenaient des choses vivantes, Ainsi que de vagues épouvantes. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
mercredi 23 août 2023
Moth, Preneur d'âmes
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moth, preneur d'âmes Moth, apparition borgne et auguste, Venait prendre les âmes des justes Et aussi les âmes des criminels, Justicier errant envoyé du ciel Avec une ferveur toujours intacte, Connaissant la date et l'heure exactes Où un mortel devait enfin mourir. On ne le voyait jamais s'attendrir En ravissant les vies et les âmes, Et dans ses yeux brillait la même flamme Quand il accomplissait sur les nations Sa seule et son éternelle mission ; C’est un soldat dont la faux est l'arme, Portant son ténébreux uniforme Et qui ne connaissait point le repos, Quand il extirpait les âmes des os. Les rois le craignent comme la roture, Et lui-même étant une créature, Il attendait de mourir à son tour Et comptait les aurores et les jours. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
samedi 5 août 2023
Cartes postales (106)
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CARTES POSTALES (106) L'homme cherche toujours l'humain qui lui ressemble Comme l'on chercherait un remède impuissant, Mais ses efforts sont vains car il sait, ce passant, Qu’on n'est jamais plus seuls qu'en étant ensemble. L'homme va sans savoir où la vie le conduit, L’abîme a des griffes dans son fond et l'emporte, Et le destin s'ouvre pour lui comme une porte Et il croit qu'il fait jour alors qu'il fait nuit ! Comment donc conjurer l'horreur de l'existence ? Comment lutter contre le néant et la mort ? Dans la mer de la vie comment trouver un port ? Et comment supporter cette atroce souffrance ? La Mort court. Elle vient, sur son sombre cheval Libérer les hommes de toutes leurs faiblesses, Car la vie est une maladie, qui cesse Quand la Mort arrive pour extirper le mal, Et il est étrange que les fleurs s'épanouissent Et que le grand soleil se lève tous les jours Dans ce monde mortel et à son salut sourd Qui périra comme les hommes périssent. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
lundi 3 octobre 2022
L'âme
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L'âme Réponds-leur : L’ange de la mort qui veille sur vos démarches, tranchera le fil de vos jours, et vous reparaîtrez devant Dieu. (Coran, 32, 11) Le Prophète a dit : « Quand vient l’heure de mourir, Les anges sont autour du dernier soupir. Si le défunt est bon, on dit : “Sors, âme bonne, Âme bénie. Ton Dieu est clément et pardonne, Va aux félicités et va aux doux parfums.” Et c’est ce qu’on répète à l’âme du défunt Jusqu’à ce qu’elle sorte et qu’elle soit conduite Aux portes du ciel. On lui ouvre et on l’invite En demandant : “Qui est-ce ?” On répond “C’est un tel”. On la bénit alors de nouveau, jusqu’au ciel Où se trouve le Trône et où se trouve Dieu. Si le mort est mauvais : “Sors, âme mauvaise, Lui dit-on, qui était dans son corps à son aise ! Sors méprisée, maudite, et attends les tourments Différents et variés, qui sont tous alarmants !” On ne lui répète, et elle arrive au ciel Où trône le Seigneur Très-Haut et Éternel ; On lui en ferme alors aussitôt les portes, Et elle revient au tombeau qui l’emporte. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
dimanche 6 février 2022
Rayan
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rayan Rayan, enfant marocain âgé de cinq ans, est tombé dans un puits. Durant cinq jours et quatre nuits, la tentative de sauvetage de l’enfant se poursuivait, mais l’enfant est malheureusement mort. Loin de sa maman et proche de l’ombre, Il est mort aujourd’hui dans un trou sombre, Il avait faim, il avait soif, il avait peur, Il était fatigué et esseulé, horreur ! Il est mort au fond d’un puits qui faisait reluire Ses dents acérées dans la nuit et son sourire ! Il est mort en pensant peut-être à ses amis Qui jouaient au-dessus de lui, au sort soumis ! Il est mort blessé par les pierres de son bagne, Non dans sa chambre, mais dans une montagne ! Il est mort assiégé de spectres et de rocs, Sous les pierres, sous la poussière, sous le choc, Mais son âme, jusqu’à l’éternelle lumière, |
dimanche 26 décembre 2021
La Maison des bénédictions
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La maison des bénédictions Nous vous éprouverons par la peur et par la faim, par les pertes dans vos biens et dans les âmes qui vous sont chères, ainsi que dans vos récoltes. Annonce d’heureuses nouvelles à ceux qui souffrent avec patience. (Coran, 2, 155) Le Prophète a dit : « Quand l’enfant d’un croyant meurt, À ses anges preneurs d’âmes le Seigneur Dira (et il le sait) : “Avez-vous pris la vie La plus chère à mon serviteur, par vous ravie ?” Ils répondront : “Oui, Dieu.” Alors le Créateur Leur demandera : “Et qu’a fait mon serviteur ?” “Il a loué ton Nom et il a dit : nous sommes À Dieu, et retournons à lui, femmes et hommes.” Et Dieu, dans sa grande compassion, leur dit : “Bâtissez-lui une maison au Paradis, Demeure éternelle à la demeure éternelle, Cette maison est à lui, et qu’on l’appelle, Commande le Seigneur dans sa compassion |
vendredi 6 août 2021
La mort de la mort
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La mort de la mort Avertis-les du jour des regrets, du jour où l’œuvre sera accomplie, quand, plongés dans l’insouciance, ils ne croient pas. (Coran, 19, 39) Le Prophète a dit : « La mort sera amenée Au Jugement dernier, à mourir condamnée, Et aura la forme d’un grand bélier noir Et blanchâtre, que tous sans peine peuvent voir. C’est alors qu’un crieur dira : “Âmes heureuses !” Ensemble elles lèvent leurs têtes curieuses. “Avez-vous reconnu ceci ?” “Oui, c’est la mort”, Répondront les heureux, confiants et sans remords. Le crieur appelle les citoyens des flammes Et leur posera la même question. Ces âmes Répondront : “C’est la mort”, vaste peuple affligé. Le bélier ensuite devant tous égorgé Entre le paradis et la sombre géhenne, Le même ange dira d’une voix souveraine : “Peuple du Paradis et peuple de l’enfer, Le premier bienheureux et le deuxième amer De cette nouvelle qui leur vient du ciel : |
samedi 24 juillet 2021
Un rire et des pleurs
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UN Rire et des pleurs Nous n’avons accordé la vie éternelle à aucun homme avant toi. Si tu meurs, eux croient-ils être immortels ? (Coran, 21, 34) Fatma, la fille du Prophète, ressemblait À son père au point que comme lui elle allait. Elle le visita lors de la maladie Qui l’atteignit avant qu’il ne quittât la vie. « Bienvenue, ma fille », lui dit-il, content De sa venue. Il la fit asseoir, lui contant Quelque chose qui lui fit verser des larmes. Le Prophète lui dit : « Qu’est-ce qui t’alarme ? » Et lui conta quelque chose d’autre ; elle rit. Aïcha lui demanda ce qu’il lui avait dit. Fatma lui répondit, cependant : « Comment puis-je Te révéler ce qui me fait rire et m’afflige ? Le Prophète vient de me confier un secret, Et mon cœur à te le divulguer n’est pas prêt. » Le messager de Dieu mourut. Insatisfaite, Aïcha demanda à la fille du Prophète : « Je te conjure par tout ce que tu me dois De ne point me cacher ton secret, cette fois. » Fatma lui répondit : « Maintenant c’est possible : Le Prophète m’a dit : “La mort invincible Approche, et je le sais car l’ange Gabriel Me faisait répéter ce que dit l’Éternel Une fois chaque année, alors que cette année Il l’a fait deux fois. N’en sois pas étonnée, Sois patiente et crains Dieu. Des gens de ma maison, Tu me suivras en premier.” Pour cette raison, J’ai pleuré. Le Prophète alors me demande : “Ô Fatma, ta joie ne serait-elle pas grande De savoir que tu es reine du Paradis ?” |
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