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Vie de sainte Odile (huitième partie)
Deuxième partie Troisième partie Quatrième partie Cinquième partie Sixième partie Septième partie
VIII
Tout à coup le
rocher s’ouvrit. Ces têtes fières
Virent rayonner
une céleste lumière,
Comme s’il allait
soudain faire jour. Émerveillés,
Ils virent, telle
un enfant par l’aurore réveillé,
Innocente et pure,
la vierge sublime
Apparaître et
reluire, doucement magnanime.
Atalric s’écria : « Seigneur,
pardonnez-nous
Nos péchés ! »
Et toute la troupe se mit à genoux
Devant Odile,
rêveuse et surnaturelle.
Ces farouches
guerriers, devant cette jeune fille frêle
Tremblaient et
demeuraient muets d’admiration.
Le duc Atalric, le
cœur plein de vénération,
Devint le
serviteur de sa fille chaste
Qui se donna à son
Rédempteur céleste,
Lui céda, retiré
au château d’Aubernai,
Son autre castel
que la montagne enchaînait.
Le sombre sommet
de cette montagne altière
Qui fut le foyer d’âmes
terribles et fières,
Les Gaulois belliqueux,
l’empereur Maximien
Et un duc
criminel, était l’asile chrétien
De la foi et de sa
sœur, l’abstinence.
De ce castel Odile
fit la résidence
Du Christ. Elle y
fonda un couvent et devint
Son abbesse,
gardienne du mystère divin
Qui habite ces lieux
qui jamais ne changent.
Couchant sur une
peau d’ours, elle mangeait du pain d’orge
Et dormait sur une
pierre. Sa modeste piété,
Ses humbles repas
et ses jeûnes répétés
La rendirent
sensible à la souffrance humaine.
Elle songeait à
tous ces cœurs minés par la haine,
Aux âmes
tourmentées des malheureux pécheurs
Qui avaient perdu
leur originelle blancheur,
Aux misérables qui
tremblent dans leurs bouges,
Aux pauvresses qui
ont les joues pâles et les pieds rouges
En errant dans les
rues et cherchant l’aumône !
Odile était
pareille au soleil qui rayonne
Pour ces sombres
damnés ; quand elle apparaissait,
La douleur s’envolait
et le soupir cessait,
Et il leur
suffisait de voir son sourire
Pour consoler
leurs maux généreusement reluire.
[A SUIVRE]
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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lundi 23 décembre 2013
Vie de sainte Odile (Huitième partie)
mardi 28 août 2012
Le sommeil de Merlin l'enchanteur (neuvième partie)
LE SOMMEIL DE MERLIN L’ENCHANTEUR (neuvième PARTIE)
IX
Fatigué de la
chasse, le roi dormait un soir
D’un sommeil
profond, dans son immense manoir.
Genièvre et
Mordred de Merlin s’approchèrent,
Genièvre lui
dit : « Si ta reine t’est chère,
Tu exauceras son
vœu et suivras son penchant ;
Tu ne me chanteras
point un amoureux chant,
Aux dieux on
demande le nectar et l’ambroisie,
Plus noble est ma
prière, plus rare ma fantaisie.
On m’a parlé d’un
philtre magique et si puissant
Que l’homme qui le
boit obéit et consent
Aux caprices de la
femme qui le lui fait boire.
A Brocéliande une
magicienne noire
Le garde, et toi
seul pourras la dompter. »
De son œil
clairvoyant qui apprit à compter
Les étoiles dans
les cieux, et voit les mystères,
L’enchanteur
regarda le couple adultère
Et sentit qu’il
tramait un ténébreux complot.
Il
répondit : « De cette forêt d’immenses flots
D’ombres et de
nuit, m’éloignent et me séparent,
Je sais
l’existence de ce philtre rare
Et qu’il est par
une sombre sorcière gardé,
Car dans mes
songes j’ai maintes fois regardé
Brocéliande et sa
fontaine en Armorique,
Et j’ai sondé
cette forêt féerique,
Mais il faut que
je reste car le roi me requiert. »
Démon à la bouche
captieuse et au cœur fier,
Mordred dit à
Merlin : « Seule ta magie ancienne
Pourra dompter
cette puissante magicienne !
Il te la faut
combattre, il te la faut braver,
A nous et au roi
et à ses sujets prouver
Que tout obéit à
Merlin que rien n’effare !
Nos ennemis sont vaincus, nulle guerre ne
se prépare,
Si tu ne vas pas à Brocéliande on dira
Que tu as peur, et même le roi te
méprisera,
Car les âmes braves par les braves sont
chéries ! »
Laissant l’Archibarde plongé dans sa
rêverie,
Les fourbes s’en allèrent, tandis que
lui, pensif,
Resta à sa place comme l’immobile récif.
Il pensa à dire à son ami et maître
Que Genièvre est volage et Mordred un
traître,
Puis il se ravisa en songeant au danger
De dire des soupçons que le doute peut
changer.
Il se promit, toutefois, de surveiller
lui-même
Le neveu du pauvre roi ainsi que sa femme.
Mais un noir désir, plus que sa sagesse
fort,
L’avait mordu au cœur et éloigné du
port ;
Il pensait à cette femme qui serait son
égale,
A la joie de la vaincre, douce et
triomphale,
Et de l’aimer peut-être ! Son âme
d’orgueil s’emplit
Comme son père qui en tombant des cieux
pâlit,
Et le nom inconnu de cette sombre
sorcière
Enflammait son âme et la rendait fière
Et, comme le nom de Radiance un blanc
rayon,
Etait un ténébreux et farouche tourbillon
Qui dans son âme grondait comme la mer
profonde
Violée par la tempête, gémissante gronde.
Vainement il se rappela les augustes
conseils
Du sage Taliésinn ; son cœur était
pareil
A une voile chétive, à un frêle navire
Qui dans la houle qui le tourmente
chavire,
Et comme s’il était dément ou possédé,
Par son inquiétante rivale obsédé,
Ne dormait plus à cause de cette
créature.
Il se disait : « Pour que
je connaisse la nature,
Il me faut sonder le cœur de la femme
aussi !
Puis-je me dire un maître en demeurant
ici ?
Je suis enchanteur, je ne suis point un ermite,
Qui loin des mortels et du monde médite,
Il faut partir et il faut cesser de
songer ! »
Et au roi surpris il demanda un congé
Pour revoir Taliésinn. Sur sa voile
légère,
Il alla vers la terre déserte et
étrangère
Et de l’Armorique vit le rivage mystérieux.
Dans les bois deux fois plus sombres que
les cieux,
Le voilà devant la fontaine de Jouvence,
Debout et tout seul dans la forêt
immense.
Dans sa source pareille à un profond
miroir
Où il contemplait son visage qu’il
pouvait voir,
Il jette une pierre. L’eau calme
bouillonne
Et Brocéliande houleuse vocifère des
consonnes,
Tout devint un cri ! Un tonnerre
souterrain
Roule avec le bruit d’un formidable
airain,
La tourmente gronde, une tempête se
déchaîne,
Fracasse les bouleaux et déracine les
chênes,
Et Merlin impassible et farouchement
hautain,
Avec le signe de Lucifer dans sa main
Etend le bras sur la ténébreuse source
Et lui dit : « De tes
ondes tu arrêteras la course !
Au nom des puissances de la terre et du
feu
Et de l’eau et de l’air, par ce signe
radieux,
J’évoque la Femme puissante et
redoutable !
A moi la magicienne ! La tourmente
effroyable
Ne m’effraie pas, et je ne quitterai
point ces lieux
Sans voir celle dont j’ignore le nom,
pareille aux dieux ! »
[A SUIVRE]
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 27 août 2012
Le sommeil de Merlin l’enchanteur (huitième partie)
LE SOMMEIL DE MERLIN L’ENCHANTEUR (huitième PARTIE)
VIII
De ses maîtres
ayant reçu le titre pur,
Merlin se rendit à
la cour du roi Arthur
Et devint son
barde et sa bouche conseillère.
Les farouches
Saxons lui faisaient la guerre
Et il devait
défendre son empire menacé
Contre ces
conquérants sauvages et courroucés
Dont l’invasion semblait
une mer de flammes.
Arthur était
l’épée et Merlin était l’âme
De cette lutte
acharnée. L’un bravement combattait
Et l’autre
contemplait le ciel et y guettait
Les signes d’une
victoire bénie et certaine.
Mais toute
résistance semblait au roi vaine
Car ses ennemis
étaient braves et nombreux
Et il était faible,
même s’il était preux.
Merlin lui
dit : « Mon roi, votre âme est vaillante,
Mais pour vaincre
il vous faut l’épée Flamboyante.
Sa poignée est
d’onyx, sa lame de pur acier,
Elle reluit comme
le jour ; pour que vous terrassiez
Vos ennemis qui de
ses rayons se cachent,
Il vous la faut
tenir. Elle paralyse le lâche
Mais quand l’homme
fort et bon la saisit avec foi,
Elle jette des
éclairs et elle brille sept fois,
Pareille à
l’arc-en-ciel, lyre des épopées. »
« Ô,
Merlin ! Où est donc cette mystérieuse épée ? »
Demanda Arthur.
« Elle se trouve sur un mont
Dans l’île
lointaine qu’on appelle Avalon,
Au milieu d’une
mer par le sang des braves pourprée.
Un dragon à la
gueule sombre en garde l’entrée
Et un aigle énorme
dans ses serres la tient. »
Arthur
répondit : « Pour que ce royaume soit mien,
Il faut aussi que
cette épée soit mienne !
Partons, alors. Et
que nos voiles reviennent
Appesanties par
cette arme aux rayons vainqueurs ! »
A l’île dangereuse
dont le front est songeur
Merlin conduisit
le roi. Avec son écharpe
Il étrangla la
bête, et avec sa harpe
Comme Orphée,
charma l’aigle et l’endormit.
Grâce à l’épée,
Arthur terrassa ses ennemis.
A Argoëd et à
Kerléon meurtrière,
Les Saxons vaincus
de sa lame tremblèrent.
Elle fut vénérée
comme la relique d’un saint
Et avec la harpe
portée sur un coussin
Devant le roi et
le prophète, par des pages,
Tandis que le
brave, souriant au sage,
Lui tenait la
main. Cette même nuit, Merlin vit
La fée Radiance en
songe. Son front était ravi
Comme le front de
Merlin après la bataille,
Et elle lui mit au
doigt l’anneau de leurs fiançailles
Et lui
dit : « Comme la harpe gage de mon amour,
Cet anneau radieux
nous unit pour toujours.
Les femmes te
séduiront pour que tu le leur donnes,
Garde-toi d’elles
et ne le montre à personne,
Au nom de notre
amour, de nos feux éternels ! »
Merlin, joyeux, en
fit le serment solennel
Et embrassa la fée
éprise et affligée.
La gloire du roi
et du barde, à son apogée,
Des jaloux
assombrit les cœurs noirs et hideux,
Et deux démons
humains qui rôdaient autour d’eux
L’un masqué de
grâce, l’autre de chevalerie,
Contemplaient
envieusement leur douce euphorie.
Le premier
s’appelait Mordred, âme pleine de nuit,
Et le deuxième,
dont l’œil avide reluit,
Etait l’épouse
d’Arthur et s’appelait Genièvre.
Cette succube
avait le cœur rongé par la fièvre
De régner, et
était lassée de son époux
Qui, bien qu’il
fût roi, bien qu’il fût aimable et doux,
Etait plus noble
et deux fois plus âgé qu’elle.
C’était une femme
altière et sombrement cruelle
Dont la beauté
était égale à l’ambition.
Elle vit le neveu
du roi, homme sans compassion,
Brave et rusé,
feignit d’être amoureuse,
Et le charma avec
ses grâces dangereuses.
Mordred, qui fit
des Pictes et des Scots les alliés
Du roi Arthur,
était son proche chevalier
Et comme sa femme
jouissait de toute sa confiance.
Pour eux, cette
victoire était une malchance
Car ils voulaient
régner, et tous deux secrètement,
Mauvais et
ambitieux, impitoyables amants,
Voyant Arthur
glorieux, désiraient sa chute
Et maudissaient le
barde, qui dans toutes ses luttes
Assistait
fidèlement son roi qui l’aimait.
« Ce barde
vit et nous ne régnerons jamais !
Dit Genièvre à
Mordred, aveuglée par la haine.
Sa magie défie
toutes les puissances humaines
Et à Arthur il
semble par le ciel envoyé
Pour terrasser le
monde par ses victoires ployé !
N’en doute point,
Mordred, nous devons l’occire
Si nous voulons
être appelés reine et messire.
Tu emploieras ta
ruse et moi ma beauté. »
Et les deux
amants, pleins d’ombre et de cruauté,
Serpents venimeux
qui étaient prêts à mordre,
En songeant à
Merlin résolurent de le perdre.
[A SUIVRE]
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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jeudi 9 août 2012
Les songes de saint Patrice (huitième partie)
LES SONGES DE SAINT PATRICE (huitième PARTIE)
VIII
Le druide
poursuivit : « Cette lumière victorieuse
Vient du troisième
cercle, immense et glorieuse,
De la Liberté et
de la Félicité
Et traverse le
cercle de la Nécessité,
Elle reluit, elle
bénit et console,
Et transcende le
cercle, immense auréole,
De la Douleur et
du Trépas. Ton dieu est fort
Plus que les
nôtres, car il est descend sans effort
Du ciel sur la
terre et remonte à sa demeure. »
« Si tu le
sais, reçois le baptême et pleure
Pour que Dieu te
pardonne, et sois bon et patient. »
« Et l’illustre
Finn ? Et le radieux Ossian ?
Où finiront ces
grands héros, mes ancêtres ? »
Demanda le druide.
« Ils vont comparaître
Devant le
Seigneur, et en enfer iront. »
« Ô, noble
Patrice au céleste et doux front,
Sauve-les, ou dis
à ton dieu de le faire. »
Implora Dubtak. « Je
ne veux point déplaire
A celui qui créa
les hommes et l’univers
En le priant pour
qu’il sauve du feu de l’enfer
Tes ancêtres.
Sache que Dieu lui seul scelle
Le sort
inéluctable des âmes rebelles,
Et sache aussi que
je suis qu’un messager
Qu’il envoie dire
son nom au monde affligé. »
« Alors je ne
vais point recevoir ton baptême
Et où qu’ils
soient, j’irai rejoindre ceux que j’aime !
Répliqua le
druide. Ton dieu, je n’en veux pas,
Et je lui préfère
le feu et le trépas !
S’il était en
enfer avec son prophète
Les épées de mes
braves héros eussent été prêtes
Malgré les
flammes, à le secourir vaillamment. »
Saint Patrice
baissa la tête tristement
En entendant ces
mots, et dit une prière douce.
Sous les pierres
sacrées couvertes de mousse,
Avec ses ancêtres,
Dubtak alla dormir.
On écouta maintes
fois sa lyre gémir
Sur cette montagne
antique que les aigles gardent,
On le vit comme
une apparition hagarde,
Apparaître parfois
sans jamais revenir.
Les adorateurs du
dolmen et du menhir
S’élevant comme
des géants au-dessus des bruyères
Se repentirent de
leurs péchés et prièrent
Le seul et le vrai
dieu, implorèrent son pardon
Et cessèrent d’entendre
le chant des cornadons ;
Le druidisme comme
une brise quitta le monde.
Mais Saint
Patrice, clément, n’obligea point les bardes
Repentis, à
quitter leurs anciennes traditions.
Ils chantèrent,
éblouis, ses divines navigations,
Sa voile pareille
à un cheval sans bride,
Son voyage en
Islande, ses missions aux Hébrides,
De quelle manière
il fut, visiteur attendu,
Avec Jésus-Christ
au purgatoire descendu
Comme Dante après
lui avec l’antique Virgile,
L’étoile aux
rayons d’or, le vent aux pieds agiles
Qui lui avaient
montré le mystérieux chemin
Des rivages
édéniques invisibles aux humains
Où il vit s’élever,
par-delà les tropiques,
Les monastères
flottants, les cathédrales épiques
Et les herbes
géantes pleines d’oiseaux d’azur
Qui chantent au
fils divin des chants bénis et purs ;
Ils dirent les
houles et les mers polaires,
Les béatitudes et
la paix solaire,
Les îles éternelles
et bienheureuses aux pommes d’or
Où dans le repaire
de l’agneau le loup dort
Et où de belles
jeunes filles, vierges magnifiques,
Dansent, bercées
par les lyres séraphiques,
Sous l’aurore infinie
au sourire vainqueur
En se tenant par
la main, dans le même chœur.
Dans la bouche des
peuples jadis idolâtres,
Lorsque le feu
fécond pétillait sur l’âtre,
A l’heure où les
montagnes chantent avec les bergers,
On répétait son
nom doux pour se protéger
Des périls de la
vie et de la nature ;
Les femmes enceintes
que l’enfantement torture,
Les enfants des
soldats, les femmes des marins,
Les misérables
esclaves et les rois souverains
Disaient ce nom
dont la sainte mère est éprise
Pendant leurs
labeurs et avant leurs entreprises,
Mais saint
Patrice, lui, leur disait : « Prononcez
Le nom de Dieu au
lieu de mon nom, et cessez
De m’adorer. Je ne
suis que le valet humble
Du Seigneur, et
comme vous de lui je tremble.
Je ne suis qu’un
peu d’ombre ; il est le jour béni
Qui rayonne pour
moi et pour vous, infini.
Avec son fils
bientôt je serai à sa droite
Quand mon âme s’envolera
loin de ma tombe étroite.
Je périrai et vous
allez périr. Alors,
Ayez la foi, car
elle est le bienheureux port
Auquel Dieu
conduit les âmes pénitentes et justes. »
Le peuple, en
entendant ces paroles augustes,
De Dieu implorait
le pardon et la merci
Et pleurait, et le
saint comme lui pleurait aussi.
[A SUIVRE]
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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