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CARTES POSTALES (102) Dans ma valise emplie de souvenirs Qui devient plus profonde avec l'âge, J’emporterai, avec tous mes désirs, Le sable léger de toutes les plages Ainsi que le sel de toutes les mers, Des flots, des soleils, des débris de voiles, Le goût puissant des océans amers Et peut-être aussi quelques étoiles ; Je ne serai jamais las de marcher Et j'errerai dans mon propre rêve, Et sans savoir ce que je vais chercher, Sous l'étoile ou le soleil qui se lève, Mes chemins, propices ou dangereux, Se dérouleront devant moi d'eux-mêmes, Et je serai fatigué et heureux Et j'aimerai le monde qui m'aime ! J’aime mes erreurs et mes illusions Qui sont plus pesantes que mes valises, De port en port, de vision en vision, J’irai, épris de toutes les surprises. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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mardi 1 août 2023
Cartes postales (102)
mercredi 31 mai 2023
Cartes postales (45)
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CARTES POSTALES (45) Dans les cieux endormis, L’avion s’en va, parmi Les nuages et les ailes, S’envolant avec zèle, Dans les cieux endormis ! Dans son sein il porte Des volontés fortes Et des rêves détruits, Des aurores, des nuits, Que dans son sein il porte ! Désacralisation Du ciel, sans compassion Pour le pauvre poète Qui gémit et s’inquiète ; Désacralisation ! Éternel voyage De l’homme volage Par son cœur assailli Et aimant les pays Et l’éternel voyage ! Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
jeudi 23 septembre 2021
La fougue du Bourak
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La fougue du bourak Gloire à Dieu, qui a transporté pendant la nuit son serviteur du temple sacré de la Mecque au temple lointain de Jérusalem, dont nous avons béni l’enceinte pour y laisser des marques de notre puissance. Dieu voit et entend. (Coran, 17, 1) « La nuit où j’émigrai au ciel, dit le Prophète, On fit venir pour moi le Bourak, belle bête Appesantie de sa selle et de son licol. Une fougue prenait toutefois le cheval, Tout son corps frémissait et s'agitait (peut-être Est-il resté longtemps après Jésus sans maître). Gabriel au Bourak que sa voix soumet Dit : “Tu oses faire cela à Mahomet ! Tu lui refuses ton dos, alors que nul autre N’est plus cher que lui au Seigneur, notre Maître !” Le cheval écouta ce que dit Gabriel, |
dimanche 4 juillet 2021
Les deux récipients
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les deux récipients Redresse donc, pieux et dévoué, ton front pour cette religion, œuvre de Dieu, pour laquelle il a créé les hommes. La création de Dieu ne saurait être changée. Cette religion est immuable, mais la plupart des hommes ne le savent pas. (Coran, 30, 30) Le Prophète a dit : « À la nuit où a eu lieu Le voyage où je suis monté aux sept cieux Avec Gabriel, j’ai pu voir Moïse : C’est un homme maigre aux proportions précises, Ni sec, ni mou, qui est grand et brun. C’est pourquoi Il m’a semblé de la tribu de Chanou’a. J’ai vu aussi Jésus, ni grand ni petit, homme Au visage plein de vie et rouge, comme S’il sortait d’un tunnel ou d’un bain de vapeur. J’ai vu également Abraham, et d’ailleurs, Je suis son descendant qui le plus lui ressemble. On me présente deux récipients ensemble ; L’un d’eux est rempli de vin et l’autre de lait, Et on me dit : “Choisis celui qui te plaît.” Je prends le récipient plein de lait et j’en goûte. Gabriel alors me dit : “Voilà, sans doute, Le choix qui correspond aux desseins de Dieu. Sache, Mahomet, que tu as agi au mieux : Si tu avais pris du vin, de Lui séparée, |
vendredi 16 avril 2021
La coiffeuse de la fille de Pharaon
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La coiffeuse de la fille de pharaon Dieu affermira les croyants dans cette vie et dans l’autre, par la parole immuable. Il égarera les méchants. Il fait ce qu’il lui plaît. (Coran, 14, 27) Le Prophète, pendant son Voyage nocturne, Dans les immensités vastes et taciturnes Pareilles à des mers aux flots roulant sans fin, Sentit tout à coup comme une odeur de parfum Et il demanda à Gabriel : « D’où vient-elle ? » Cette douce odeur qui semblait immortelle. Gabriel répondit que ce parfum si bon Vint de celle que la fille de Pharaon Avait pour coiffeuse, et de sa progéniture, Et conta le récit de cette femme pure Au Prophète voulant l’entendre : « Une fois, Dit Gabriel, cette femme qui a la foi Coiffait la fille de Pharaon, quand son peigne Tomba. Oubliant de Pharaon le règne, Elle dit : “au nom de Dieu !” “Invoques-tu Mon père ?” demanda la fille. Avec vertu Sa coiffeuse lui fit cette réponse austère : “Non, Dieu est mon maître et le maître de ton père.” La fille s’écria : “Je vais en informer Mon père !” Sa coiffeuse alors, sans s’alarmer, Lui dit : “Fais-le”. Elle le fit. “Réponds, femme, Ordonna Pharaon, les yeux emplis de flamme, Adores-tu d’autres dieux que moi ? D’où te vient Cette audace ?” “Dieu est mon maître et le tien.” Répéta calmement la brave coiffeuse. Pour châtier cette femme vertueuse, Pharaon fit venir un horrible instrument : Une vache en bronze, et le feu la consumant Ordonna d’y jeter, avec ses fils, la mère. Ils étaient des enfants. Sa seule prière Fut d’enterrer leurs os dans le même tombeau. Pharaon accepta. Cependant il crut beau De jeter les enfants dans cette fournaise Devant leur mère, pour qu’elle souffre à son aise. La mère vit périr ses filles et garçons, Et il ne lui restait qu’un pauvre nourrisson Qu’on allait jeter dans cette vache ardente. Malgré elle, elle fut saisie d’épouvante. Le nourrisson parla toutefois, grâce à Dieu, Et dit à sa mère : “Que ton cœur reste pieux, Mère ! Car ce feu que tu vois et ces peines Ne sont rien, comparés au feu de la Géhenne.” Dieu raffermit sa foi comme seul Dieu le peut, |
dimanche 11 avril 2021
Comment le Prophète prouva son ascension
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comment le prophète prouva son ascension Gloire à Celui qui a transporté, pendant la nuit, son serviteur de la Mecque à la mosquée de Jérusalem, dont nous avons béni l’enceinte, pour lui faire voir nos miracles. Dieu entend et voit tout. (Coran, 17, 1) Au lendemain de son ascension, le Prophète Était triste et seul. Son âme n’était pas prête À affronter tous les impies et les moqueurs, Alors que son voyage avait réjoui son cœur. Dès qu’Abou-Jahl le vit, il alla lui dire En lui montrant son plus détestable sourire : « Alors, qu’est-ce que tu as pour nous aujourd’hui ? » « J’ai voyagé, lui dit le Prophète, la nuit. » « Où cela ? » « J’ai été à la ville sainte. » Abou-Jahl s’écria : « Cet homme raconte Qu’il vit Jérusalem la nuit, et le matin, Quand il eut fini de s’y promener, revint ! À moi, Banu Ka’ab Ben Louay ! » Pareils aux ombres, Les impies vinrent, et ils étaient en grand nombre. « Raconte-leur ce que tu viens de me conter ! » S’écria de nouveau Abou-Jahl. Écoutez Son histoire ! » Les uns applaudissaient, riaient, Les autres s’étonnaient, blasphémaient et raillaient. « Peux-tu, demanda-t-on au Prophète, décrire La mosquée d’Al-Aqsa ? » Ils cessaient de rire Quand le Prophète leur décrivait les saints lieux. Il allait oublier des choses, mais Dieu Fit venir la mosquée. Elle devint docile, Et la décrire fut beaucoup plus facile Quand le Prophète put la revoir. Surpris, |
mercredi 29 juillet 2020
Re-J’ai voulu voyager, à la fin le voyage
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RE-j'ai voulu voyager, à la fin du voyage
D’après le poème « J’ai voulu voyager, à la fin le voyage » de Jean-Baptiste Chassignet (1571-1635) duquel je ne garde
ici que la première strophe
J’ai voulu voyager, à la fin le voyage
M’a fait en ma maison mal content retirer.
En mon étude seul j’ai voulu demeurer,
Enfin la solitude a causé mon dommage.
L’homme qui erre va compter ses cicatrices
Dans d’autres pays et sur d’autres continents,
Et croit qu’il va guérir de ses maux en prenant
Les chemins infinis de ses grands caprices.
Il quitte sa
maison, rayonnante et tranquille,
Pour braver la
tempête et pour braver la mer,
Et il revient
enfin chez lui, le cœur amer,
Las de la nature
comme il est las des villes.
Son cœur est un
vêtement que le Temps déchire,
C’est un haillon
usé et qui est plein de trous,
Car il a cru un
jour – comme les autres fous –
Que la Fortune
va l’aimer et lui sourire !
De sa pauvre
maison il pousse la porte ;
C’est vide comme
lui, personne ne l’attend,
Lui, guerrier de
l’azur et le preux combattant !
Il n’y a devant
son seuil que des feuilles mortes,
Et quelques
factures dans sa boîte aux lettres,
Des journaux qui
semblent ceux du siècle dernier,
De vieux
abonnements qu’il faudra résilier,
Des publicités
et la poussière aux fenêtres.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 11 décembre 2019
Voyage de noces abstrait
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voyage de noces abstrait
Seule, le soir,
avec son rêve immense,
Au pays de l’amour
elle pense,
Enivrée par de
secrètes odeurs,
Le corps brûlé
par de jeunes ardeurs
Comme des
bougies allumées dans l’âme,
Embrasée par d’invisibles
flammes,
Les larmes aux
yeux et les cendres au cœur.
Elle pense à
lui, à son doux vainqueur,
Qui viendra et
la ravira dans l’ombre,
Sa robe blanche
sur son cheval sombre
Comme un peu de
jour sur un peu de nuit,
Reluira, et il n’y
aura qu’elle et lui ;
Elle sera
vouvoyée et aimée,
Son existence
sera parfumée
Comme son grand
lit parsemé de fleurs,
Ils s’aimeront
dans la joie et la douleur
Comme au premier
jour, épris et fidèles,
Avec un bruissement
délicat d’ailes
Un ange ou un
oiseau, tous les matins,
Viendront les
réveiller, et leur destin
Sera de mourir,
bouche sur la bouche,
Au même instant
et dans la même couche.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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jeudi 9 mai 2019
Le voyage impossible
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Le voyage impossible
Où vas-tu, petit
oiseau ?
Tu me sembles
bien frêle
Pour me prendre
sur tes ailes
Jusqu’à ton pays
si beau !
Douce brise sans
fardeaux,
Tu m’as l’air
bien légère
Pour me porter
sur ton dos
Jusqu’à l’île
des chimères !
Impalpables,
grands rayons,
Vos lueurs sont
trop réelles
Pour qu’ensemble
nous soyons
Des âmes
fraternelles !
Ondes, filles de
la mer,
Vous êtes trop
volages,
Et moi je suis
trop amer
Pour faire ce
voyage !
Nuages, vous
êtes lents
Comme des
tortues volantes,
Et mon cœur est
trop violent
Pour les choses
trop lentes !
Je n’irai donc
nulle part,
Je resterai sur
terre,
Caché à tous les
regards
Dans la maison
du mystère.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 12 octobre 2016
Bon voyage
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bon voyage
Francisco de Goya, Capricho n.º 64: Buen viaje (« Bon voyage ») (1797-1798)
Les vices criants et éblouis
Sur leur étrange monture
Sont partis à l’aventure,
Cachés au soleil qui reluit,
Cortège de monstres rêveurs,
Ils s’envolent dans le ciel sombre,
Ombres, ils s’en vont dans les ombres
En gémissant avec ferveur !
Ridicules et terribles,
Leur voyage semble éternel,
Ils semblent, dans la mer du ciel,
Chercher un port invisible !
Où vont-ils ? dans le vaste monde
Ils errent comme des bannis,
A la fois maudits et bénis,
Bravant les écueils et les ondes !
Au-dessus du radieux enfer
Dans lequel les hommes vivent,
Ils s’envolent et jamais n’arrivent
Aux rivages qui leurs sont chers,
Voyageurs de l’immensité
Perdus dans d’obscurs dédales,
Dont les visages sont pâles
De l’humaine perversité !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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samedi 20 février 2016
Le Voyage
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Le voyage
Le voyageur,
épris d’espoir et de rêve,
Erre de port en
port et de grève en grève
Et il aime à
braver les vents et le destin
Bercé par l’harmonie
des profonds flots lointains.
Il appareille
enfin ; tout est immense et vague,
Et le monde n’est
plus qu’une seule vague,
Tumultueux et
plat et que rien ne retient,
Que gonfle l’écume,
qui va et qui revient !
Comme nous !
oubliant notre finitude,
Sans trembler du
danger et de la solitude,
Nous espérons
trouver, emportés par le flot,
Un phare ou un visage,
une île ou un îlot !
Que les vents
rugissent ! que l’océan gronde !
L’orage
appesantit son antique fronde
Et veut nous
assaillir, mais nous triompherons !
Nos lauriers de
marins couronnent nos doux fronts,
Comme les rois,
nous sommes ambitieux et augustes !
Peu nous chaut l’écueil
traître et le vent injuste ;
Elle nous
attend, l’île aux éternels festins,
Partons ce soir
et nous y serons ce matin !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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vendredi 13 février 2015
Conte: Jean des Merveilles (Partie V)
CONTE: JEAN DES MERVEILLES (PARTIE V)
V. Comment Jean des Merveilles accomplit sa
courageuse mission
Jean ordonna à
son équipage diligent
De prendre le
chemin du Sud, se dirigeant
Vers l’île où la
princesse où était prisonnière.
Le navire
voguait d’une fougueuse manière
A tribord, à
bâbord et aussi en avant,
Obéissant à son
capitaine savant
Qui des ondes
connaît les sombres mystères.
Jean et son
équipage courageux restèrent
Trois jours en
pleine mer. Quand le quatrième vint,
Alors que Jean
croyait ce long voyage vain
Et désespérait
de trouver la princesse,
En exhortant à
la rechercher sans cesse
Ses hommes
obéissants, courroucé et déçu,
Ils aperçurent
une île et mirent cap dessus.
Jean vit quinze
navires postés autour d’elle,
L’un d’eux s’avança
vers lui ; aux marins fidèles
Il commanda manœuvre,
d’une attaque tremblant.
Le corsaire qui
venait tira deux coups à blanc
Et un à boulet. « Feu ! »
cria Jean des Merveilles,
Mais ses
canonniers, lents comme l’enfant qui s’éveille,
Restèrent
immobiles comme de fiers monuments.
« Obéissez !
cria leur chef éperdument,
Ou vous serez
châtiés ! », pâlissant de rage.
Mais les
matelots, devenus soudain sans courage,
Ne bougeant pas,
laissèrent les pirates infester
Le vaisseau,
sans même tenter de résister.
Jean des
Merveilles pensa à sa coque charmée,
Et ayant résolu
de punir son armée,
Lui dit : « Coque
de noix, sauve-moi du trépas,
Deviens, pour me
tirer de ce bien mauvais pas,
Un petit navire où
il n’y a qu’une place. »
Le vaisseau
devint une chaloupe qui, lasse
De tant de
voyageurs, les noya à l’instant.
Le chef des
corsaires, le seul à bord restant,
Et qui était l’ennemi
de la fée vieillissante,
Qui donna la
coque à Jean et était puissante,
Fut changé en un
gros chat noir, et dit à Jean :
« Tu seras
cent ans prince, et moi, en m’affligeant,
Je serai cent
ans chat. » Jean aborda à l’île,
Délivra la
princesse, fit un voyage tranquille
Dans sa chaloupe
qu’en vaisseau il transforma.
Le roi, qui de
ne point le revoir s’alarma,
L’embrassa et en
fit l’époux de sa fille pieuse.
Il y eut de
belles noces, qui étaient si copieuses,
Que le lendemain
on vit des invités nombreux
Qui mangèrent et
burent lors du soir ténébreux
Et des belles
princesses égayaient leurs paupières,
Ronfler heureusement
sur les mètres de pierres.
[FIN DU CONTE: JEAN DES MERVEILLES]
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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