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mercredi 1 janvier 2020

Le plus grand enfer

Le plus grand enfer

Le Remords, ainsi qu’une plaie ouverte,
Fait saigner notre cœur,
Comme le printemps aux aurores vertes,
Il y reluit, vainqueur.

Il jette son voile lourd sur nos âmes
Où il fait soudain nuit,
De nos esprits il éteint la flamme,
Il ne reste que lui,

Plus immense qu’une mer sans phares
Et sans étoiles au ciel ;
Notre conscience gémit et s’effare,
Dans le vent éternel

Pareille à une chétive voile
Qui erre à la merci
D’un ciel courroucé et sans étoiles
Et au cœur endurci.

Vainement nous cherchons un refuge,
Rien ne peut nous sauver
De l’incommensurable déluge
Que nul ne peut braver

Et qui sur son aile nous emporte
Loin de tous les humains
À une grève déserte et morte
Au ténébreux chemin.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

samedi 11 mai 2019

Le grand méchant Loup

Le grand méchant loup

Où vas-tu, petite fille ?
Tu erres seule dans les bois
Loin de toute ta famille,
Le loup te voit, et je le vois !

Tu mets des fleurs et des cerises
Dans ton mignon petit panier,
Par les papillons surprise
Et les champignons singuliers,

Tu marches sur l’herbe verte
En disant bonjour au lapin
Qui sort des portes ouvertes
De ton magnifique destin ;

Belle fillette aux joues roses,
Tu souris au frêle écureuil
Et tu salues toutes les choses
Naturellement et sans orgueil.

Mais ton monde n’est pas le monde !
De ta pureté il est jaloux ;
La forêt est bien profonde,
Gare à la sorcière et au loup,

Le loup qui se cache dans l’ombre
Et qui, comme un grand spectre noir,
Te suit, affamé et sombre,
Aurore que chasse le soir !

Cours, rentre chez toi, fillette !
Car le monde est grand et mauvais !
Le loup met déjà sa serviette,
Si seulement tu le savais !


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

dimanche 11 mars 2018

Conte: Salomon le grand roi et les Huppes aux couronnes d'or (Partie VI)


CONTE: SALOMON LE GRAND ROI ET LES HUPPES AUX COURONNES D'OR (PARTIE Vi)






VI. La dernière prière des Huppes

Le roi Salomon ne peut couvrir d’un voile
Les couronnes brillant comme des étoiles
Et comme les rayons du plus radieux soleil.
Pour les pauvres Huppes jour et nuit sont pareils,
Elles ne peuvent plus dormir, aucune n’ose
Chercher une branche pour qu’elle se repose.
Les chasseurs, eux, les tuent et ne se lassent pas.
Sur toute leur espèce alors pleut le trépas,
Maintes mères à leurs fils sont soudain ravies
Et dix huppes seulement restent toujours en vie.
« Que faire, hélas ! gémit le roi des oiseaux morts,
Qu’avons-nous fait, ô Dieu, pour mériter ce sort ?
Il faut que Salomon vite nous enlève
Cette couronne d’or qui est un fatal rêve !
Allons le supplier d’ôter ce lourd fardeau
Que nous portons sur nos têtes, non sur nos dos. »
Les Huppes s’envolent à Jérusalem ; la route
Est dangereuse, elles n’ont pas péri toutes,
Cependant, et celles qui restent parlent au roi,
Bienveillant, qui leur dit : « Je comprends votre effroi,
Que puis-je faire pour vous, amis fidèles ? »
« La Mort nous guette et a comme nous des ailes !
S’écrie alors le roi des Huppes, sauvez-nous !
Nous venons et nous vous implorons à genoux
De nous ôter ce noir diadème, fait d’amertume ! »
« Vous porterez alors des diadèmes de plumes,
Lui répond Salomon, sachez que le bonheur
N’appartient pas qu’aux grands et aux triomphateurs,
Mais à ceux dont le cœur est bon comme l’âme. »
Les Huppes remercient le roi avec flamme
Et errent désormais tranquillement dans le ciel
Sans trembler des hommes avides et cruels.

[FIN DU CONTE: SALOMON LE GRAND ROI ET LES HUPPES AUX COURONNES D'OR]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

samedi 10 mars 2018

Conte: Salomon le grand roi et les Huppes aux couronnes d'or (Partie V)


CONTE: SALOMON LE GRAND ROI ET LES HUPPES AUX COURONNES D'OR (PARTIE V)





V. Le malheur qui frappa les Huppes

Ayant oublié les sages conseils du roi,
Un jour, une Huppe vole dans un endroit
Fréquenté par l’homme, et un chasseur la chasse
Et la tue sans pitié et tandis qu’il passe.
« Qui a osé faire ceci ? Qui a osé ? »
S’écrie, apercevant le diadème brisé,
Le roi, qui pour n’avoir nul doute sur la proie,
Court chez un joaillier qui lui dit avec joie :
« Cet or est aussi pur que le radieux soleil !
C’est un chef-d’œuvre, je n’ai rien vu de pareil !
Je vous en donne cent sicles sans attendre,
Roi Salomon, si vous venez pour le vendre. »
Les chasseurs ont vite su, pour le grand malheur
Des Huppes, que leur tête a beaucoup de valeur :
Tous se mettent en campagne, et les flèches volent
Deux fois plus rapides que les Huppes molles
Apportant promptement mort et désolation ;
Les chasseurs construisent pour remplir leur mission
Encor plus rapidement, des engins de guerre,
Et guettent patiemment la Huppe qui erre,
Inconsciente, l’abattent et prennent leur butin.
Gémissant d’un nouveau et terrible destin,
Les Huppes vont voir le roi et se lamentent :
« Salomon ! Salomon ! Les hommes nous tourmentent !
Avides de massacre, ils nous tuent sans pitié,
Dans les cieux nous tremblons de leur inimité ;
Justice ! Justice ! ô roi Salomon, justice !
Aveuglez ces hommes cruels, qu’ils subissent
Le châtiment de Dieu Tout-Puissant par vos mains,
En son nom punissez les ignobles humains ! »

[A SUIVRE]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène 

jeudi 8 mars 2018

Conte: Salomon le grand roi et les Huppes aux couronnes d'or (Partie IV)

CONTE: SALOMON LE GRAND ROI ET LES HUPPES AUX COURONNES D'OR (PARTIE iv)




IV. Les Huppes devenant les reines des oiseaux

L’enchanteur, pendant trois jours, sans répit travaille,
L’or pur ; les marteaux vont, c’est une bataille
Contre le feu et l’or, et notre forgeron
Cisèle les couronnes à mettre sur leur front.
Le roi arrive à l’aube, un triste sourire
Aux lèvres, et avant de parler soupire
Puis dit aux Huppes : « Je ne vous ai pas menti,
Zacchar, le magicien, pour moi a consenti
A forger les plus beaux diadèmes sur terre,
Chef-d’œuvre sans pareil dont il sait les mystères.
Partez, amis oiseaux et fils chéris de l’air,
Que vos cœurs soient toujours grands, comme le ciel clair !
Partez où le Destin propice vous mène,
Quittez cette terre d’iniquités humaines. »
Les oiseaux chantent et dansent, enfin obéissant,
Mais sans les comprendre, aux ordres du roi puissant.
Les Huppes s’envolent, donc, pleines d’allégresse,
Etourdies de bonheur, le cœur plein d’ivresse
Et bénissant le don du bon roi Salomon,
Elles vont dans les airs, elles vont sur les monts,
Dans les vallées descendent, et racontent la chose
A tous leurs semblables, jamais ne se reposent,
Dans toutes les branches où un oiseau s’endort
Montrant leur tête ornée du beau diadème d’or.
En voyant le bandeau sacré, les bêtes
S’inclinent devant elles, et les oiseaux les traitent
En rois et reines, en souveraines et souverains.
Devant le paon superbe et l’aigle au bec d’airain,
Laissant loin derrière elles rossignol, colibri,
Fauvettes et faucons, toute leur espèce
Leur cède la place d’honneur, prise avec liesse.

[A SUIVRE]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène 

mercredi 7 mars 2018

Conte: Salomon le grand roi et les Huppes aux couronnes d'or (Partie III)


CONTE: SALOMON LE GRAND ROI ET LES HUPPES AUX COURONNES D'OR (PARTIE IiI)




III. Ce que les Huppes demandèrent au roi Salomon

Salomon se remet en route. La nuit tombe,
Aussi ténébreuse que le fond d’une tombe,
Quand il arrive chez la reine de Saba    .
Le peuple des Huppes le suit jusque là-bas,
L’escortant et l’aidant dans sa solitude.
Ému par une si grande sollicitude,
Le fils de David dit aux oiseaux : « Mes amis,
A votre volonté mon cœur sera soumis.
Que désirez-vous ? Au nom de Dieu je jure
D’exaucer tous vos vœux, douces créatures. »
Le roi des Huppes lui dit : « Nos vœux les plus chers
Sont les suivants : être les grands princes de l’air,
Les plus beaux des oiseaux, étoiles vivantes
Qui parcourent le ciel bleu sans épouvante ;
Nous désirons aussi une couronne d’or,
Etre honorés par tous les oiseaux grands et forts,
Le rossignol fier de son chant qu’il répète
Le paon fat et l’aigle pareil à la tempête. »
Salomon est triste de tout ce qu’il entend
Et répond aux oiseaux : « Mon cœur était content
De vous voir si humbles ; tout spectre est éphémère
Et régner est une chose bien amère !
Vous réclamez ce qui vous portera malheur
Et pour le Tout-Puissant n’a aucune valeur.
Pour votre propre bien, demandez autre chose ! »
« C’est ce que nous voulons, et le ciel vous impose
D’honorer sans retard votre auguste serment. »
Salomon, consterné, à ses amis charmants
Dit : « Venez, dans ce cas, chez la seule personne
Qui sait manier le fer et l’or qui rayonne
Et tous les métaux : le magicien Zacchar,
Mon ami, maîtrisant à merveille son art. »

[A SUIVRE]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

mardi 6 mars 2018

Conte: Salomon le grand roi et les Huppes aux couronnes d'or (Partie II)


CONTE: SALOMON LE GRAND ROI ET LES HUPPES AUX COURONNES D'OR (PARTIE Ii)


II. Comment le roi des Huppes et ses sujets volèrent au secours du roi Salomon

Vaincu par la fatigue et la grande chaleur,
Le roi tombe, d’un mort ayant la pâleur.
Or de loin apparaît le bon roi des Huppes,
Qui sur le sort de son confrère n’est pas dupe.
Il vient appesanti par un luisant fardeau,
Au bec une mince, mais bonne, goutte d’eau,
Et murmure en voyant le voyageur qui râle :
« Ah ! mon pauvre ami, bien fatigué et pâle !
Heureusement pour toi que je suis arrivé. »
Du bout de sa brave aile il se met à laver
Le visage du roi, aussi doux qu’une mère,
Et verse la goutte d’eau dans sa bouche amère.
Salomon se réveille et dit à son sauveur :
« Ô toi qui as aidé un faible voyageur
Et as rendu la vie à un roi misérable,
Jérusalem et moi te sommes redevables. »
« Seigneur, votre bonté mérite nos secours,
Mais la soif brûlante vous dévore toujours.
Voyez : le ciel s’emplit de mes sujets fidèles
Qui viennent vous sauver en remuant leurs ailes. »
Le ciel est noir d’oiseaux, le soleil qui reluit
Est soudain caché par cette bizarre nuit ;
Grands, petits, jeunes, vieux, mâles et femelles,
Dans la bouche du roi la rosée de leur aile
Tombe comme une pluie. « Ô béni soit le Ciel !
S’écrie le roi, rosée plus douce que le miel !
Grâce à Dieu et à vous, oiseaux, je suis en vie.
Demandez, exigez, et moi, l’âme ravie,
J’exaucerai vos vœux. Que désirez-vous ? » « Rien »,
Répond le roi en s’envolant avec les siens.

[A SUIVRE]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène 

lundi 5 mars 2018

Conte: Salomon le grand roi et les Huppes aux couronnes d'or (Partie I)


CONTE: salomon le grand roi et les huppes aux couronnes d'or (PARTIE I)

I. Les deux prières du roi Salomon

Le puissant Salomon, bâtisseur de tempêtes,
Ami des magiciens, des sorciers et des bêtes,
De Jérusalem un jour sortit pour aller
Visiter la reine de Saba et parler.
Depuis l’aube il marchait sous les chauds nuages,
Appuyé sur son vieux bâton de voyage,
Les insectes, l’ayant sans peine reconnu,
Bourdonnent joyeusement, sur son chemin venus,
Les fleurs, portes poussées par la brise légère,
S’entrouvrent doucement en buvant la lumière,
Et dans les bois touffus les oiseaux vont, chantant
Ses louanges, dans leurs trilles éclatants.
Salomon, qui comprend les bêtes et les choses,
Marche, salue la brise et salue la rose,
Qui lui rendent avec un murmure ses bonjours.
Fatigué, cependant, par l’astre chaud du jour,
Sa gorge est enflammée ; l’oiseau cache son aile,
Le lis et la rose penchent leur tige frêle,
Et la brise expire dans les branches en dansant.
Le roi, plus que toute la Nature puissant,
Marche encore, malgré les gouttes pesantes
Qui perlent sur son front, de sueur luisante,
Assailli des flèches des armées du Soleil.
« Ah ! Seigneur, gémit-il enfin, tout est pareil
A un vaste désert ! Envoyez un nuage
Qui porte ombre à votre serviteur en voyage. »
La terre reste sèche et le ciel demeure pur.
Salomon s’écrie en contemplant ces deux murs :
« Seigneur ! Faites jaillir une source limpide
Au fond d’un bois sacré, comme le vent rapide. »

[A SUIVRE]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

vendredi 10 mars 2017

L'incendie de Persépolis

l'incendie de persépolis

Georges Antoine Rochegrosse, L'incendie de Persépolis (1913)

Ivre de vin, de joie et de colère,
Alexandre le Grand tient sa beauté
Telle une divinité solaire
Brandissant sa torche avec cruauté.

Pour s’amuser il brûle une ville,
Comme Néron par le feu transporté
Et l’effroyable terreur civile
Montant dans cette sinistre clarté

Qui embrase comme un haillon vétuste
L’antique Persépolis qui gémit
Comme une vieille déesse auguste
Pendue dans la fumée et qui blêmit ;

Ses lions et ses bêtes fantastiques 
Rugissent en vain dans le sombre brouillard,
Réveillés de leurs rêves extatiques,
La flamme mange ses divins vieillards,

Elle choit à genoux dans l’abîme,
Délicieux festin de l’enfer béant,
Et le gouffre se nourrit de ses cimes
Et des têtes brisées de ses géants,

Tandis qu’Alexandre, comme un satyre
Ravisseur d’une nymphe qui sourit,
S’en va loin de la cité martyre
Tombée comme un fruit pesant qui pourrit.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

jeudi 22 septembre 2016

Le Sabbat des sorcières

le sabbat des sorcières

Francisco de Goya, Le Sabbat des sorcières ou Le Grand Bouc (1819-1823)

Assises en cercle, hagardes,
Les sombres sorcières regardent
Et écoutent, obscur conteur,
Le Diable, ce noir orateur.
Il leur parle de choses noires,
D’éternité et de gloire
Et de son Royaume caché,
Des vagues splendeurs du péché
Qui rend tout-puissant et libre,
Sa voix séduisante vibre 
Comme un profond cor infernal,
Et l’ange limpide du Mal
Qui a perdu ses sombres ailes,
Berce et séduit avec zèle,
Fait entendre le bruit des fers
Qu’il brisera dans les enfers !
Le bouc contemple ses chèvres
Tout ce qui sort de ses lèvres
Est pour elles sombre et sacré, 
Leurs fronts ténébreux sont ocrés
Par la fange du blasphème, 
Pareilles à des bêtes blêmes,
Elles vénèrent le démon 
Orgueilleux comme les monts,
Venu des immensités sombres,
Enfant du chaos et de l’ombre.


Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène 

vendredi 13 février 2015

Conte: Jean des Merveilles (Partie V)

CONTE: JEAN DES MERVEILLES (PARTIE V)


V. Comment Jean des Merveilles accomplit sa courageuse mission

Jean ordonna à son équipage diligent 
De prendre le chemin du Sud, se dirigeant
Vers l’île où la princesse où était prisonnière.
Le navire voguait d’une fougueuse manière
A tribord, à bâbord et aussi en avant,
Obéissant à son capitaine savant
Qui des ondes connaît les sombres mystères.
Jean et son équipage courageux restèrent
Trois jours en pleine mer. Quand le quatrième vint,
Alors que Jean croyait ce long voyage vain
Et désespérait de trouver la princesse,
En exhortant à la rechercher sans cesse
Ses hommes obéissants, courroucé et déçu,
Ils aperçurent une île et mirent cap dessus.
Jean vit quinze navires postés autour d’elle,
L’un d’eux s’avança vers lui ; aux marins fidèles
Il commanda manœuvre, d’une attaque tremblant.
Le corsaire qui venait tira deux coups à blanc
Et un à boulet. « Feu ! » cria Jean des Merveilles,
Mais ses canonniers, lents comme l’enfant qui s’éveille,
Restèrent immobiles comme de fiers monuments.
« Obéissez ! cria leur chef éperdument,
Ou vous serez châtiés ! », pâlissant de rage.
Mais les matelots, devenus soudain sans courage,
Ne bougeant pas, laissèrent les pirates infester
Le vaisseau, sans même tenter de résister.
Jean des Merveilles pensa à sa coque charmée,
Et ayant résolu de punir son armée,
Lui dit : « Coque de noix, sauve-moi du trépas,
Deviens, pour me tirer de ce bien mauvais pas,
Un petit navire où il n’y a qu’une place. »
Le vaisseau devint une chaloupe qui, lasse
De tant de voyageurs, les noya à l’instant.
Le chef des corsaires, le seul à bord restant,
Et qui était l’ennemi de la fée vieillissante,
Qui donna la coque à Jean et était puissante,
Fut changé en un gros chat  noir, et dit à Jean :
« Tu seras cent ans prince, et moi, en m’affligeant,
Je serai cent ans chat. » Jean aborda à l’île,
Délivra la princesse, fit un voyage tranquille
Dans sa chaloupe qu’en vaisseau il transforma.
Le roi, qui de ne point le revoir s’alarma,
L’embrassa et en fit l’époux de sa fille pieuse.
Il y eut de belles noces, qui étaient si copieuses,
Que le lendemain on vit des invités nombreux
Qui mangèrent et burent lors du soir ténébreux
Et des belles princesses égayaient leurs paupières,
Ronfler heureusement sur les mètres de pierres.

[FIN DU CONTE: JEAN DES MERVEILLES]



Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène