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La prière d'assia Il offre aux croyants l’épouse de Pharaon pour modèle. « Seigneur, s’écriait-elle, accorde-moi une demeure dans le paradis ; délivre-moi de Pharaon et de ses crimes ; sauve-moi des mains des méchants. » (Coran, 66, 11) Pharaon, torturant sa femme au cœur pieux, Fit planter dans ses mains et ses pieds quatre pieux. Les anges venaient quand ses bourreaux s’en allaient Couvrant de leurs ailes son corps qu’ils empalaient. Elle poussa, une fois, cet auguste cri : « Seigneur, accorde-moi, lorsque j’aurai péri, Une demeure dans ton paradis sublime, Et délivre-moi de Pharaon et ses crimes ! Seigneur, sauve-moi des méchants et des maudits ! » |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
jeudi 2 septembre 2021
La prière d’Assia
mardi 20 avril 2021
Pharaon et l’ange Gabriel
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pharaon et l'ange gabriel Nous ouvrîmes aux Israélites un chemin à travers les eaux. Pharaon et son armée les poursuivirent les armes à la main. Ils furent engloutis dans la mer. Pharaon s’écria alors : Je crois qu’il n’y a de Dieu que le Dieu des Hébreux ; j’embrasse leur croyance. (Coran, 10, 90) Au lever du soleil, avec sa vaste armée, Pharaon suivit les tribus alarmées Du peuple d’Israël, qui était aux abois. On s’écria, voyant l’ennemi de la foi : « Tout est perdu, la mort nous attend ! » Moïse Resta calme, et d’une voix que rien ne brise : « Non, mon Dieu, dit-il, va me montrer le chemin. » Pharaon s’approchait et avec lui la fin. Dieu dit à Moïse : « Prends ton bâton et frappe La Mer Rouge, qui est de Pharaon la trappe. » Moïse frappa la mer. Grâce à l’Éternel, Les flots, comme des monts, s’élevaient jusqu’au ciel Et laissèrent passer le peuple d’Israël. Quand Pharaon se mit à les poursuivre Avec tous ses soldats, de sa colère ivre, Les ondes lentement se refermaient sur eux. Pharaon ne pouvait fuir son destin affreux ; Il s’écria, alors : « Je crois au Dieu unique Du peuple d’Israël ! » Et dans sa panique Ajouta : « J’ai la foi ! », voulant des flots sortir. Mais elle était passée, l’heure du repentir ! Gabriel le savait, et dans sa main sévère Prit un peu de boue, et pour le faire taire, La mit dans la bouche du tyran ancien |
vendredi 16 avril 2021
La coiffeuse de la fille de Pharaon
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La coiffeuse de la fille de pharaon Dieu affermira les croyants dans cette vie et dans l’autre, par la parole immuable. Il égarera les méchants. Il fait ce qu’il lui plaît. (Coran, 14, 27) Le Prophète, pendant son Voyage nocturne, Dans les immensités vastes et taciturnes Pareilles à des mers aux flots roulant sans fin, Sentit tout à coup comme une odeur de parfum Et il demanda à Gabriel : « D’où vient-elle ? » Cette douce odeur qui semblait immortelle. Gabriel répondit que ce parfum si bon Vint de celle que la fille de Pharaon Avait pour coiffeuse, et de sa progéniture, Et conta le récit de cette femme pure Au Prophète voulant l’entendre : « Une fois, Dit Gabriel, cette femme qui a la foi Coiffait la fille de Pharaon, quand son peigne Tomba. Oubliant de Pharaon le règne, Elle dit : “au nom de Dieu !” “Invoques-tu Mon père ?” demanda la fille. Avec vertu Sa coiffeuse lui fit cette réponse austère : “Non, Dieu est mon maître et le maître de ton père.” La fille s’écria : “Je vais en informer Mon père !” Sa coiffeuse alors, sans s’alarmer, Lui dit : “Fais-le”. Elle le fit. “Réponds, femme, Ordonna Pharaon, les yeux emplis de flamme, Adores-tu d’autres dieux que moi ? D’où te vient Cette audace ?” “Dieu est mon maître et le tien.” Répéta calmement la brave coiffeuse. Pour châtier cette femme vertueuse, Pharaon fit venir un horrible instrument : Une vache en bronze, et le feu la consumant Ordonna d’y jeter, avec ses fils, la mère. Ils étaient des enfants. Sa seule prière Fut d’enterrer leurs os dans le même tombeau. Pharaon accepta. Cependant il crut beau De jeter les enfants dans cette fournaise Devant leur mère, pour qu’elle souffre à son aise. La mère vit périr ses filles et garçons, Et il ne lui restait qu’un pauvre nourrisson Qu’on allait jeter dans cette vache ardente. Malgré elle, elle fut saisie d’épouvante. Le nourrisson parla toutefois, grâce à Dieu, Et dit à sa mère : “Que ton cœur reste pieux, Mère ! Car ce feu que tu vois et ces peines Ne sont rien, comparés au feu de la Géhenne.” Dieu raffermit sa foi comme seul Dieu le peut, |
dimanche 15 novembre 2020
Théophanie
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théophanie Et lorsqu’il s’en approcha, une voix lui cria : « Ô Moïse ! En vérité, je suis ton Seigneur : ôte tes souliers, tu es dans la vallée sainte de Thoua. » (Coran, 20, 11-12) Avec sa femme et son fils qui venait de naître Bravant la froide nuit d’un hiver sombre et traître, Moïse allait sans but, dans le désert sans fin, Et avait perdu la quiétude et le chemin. Il voit soudain une lueur qui étincelle Et dit à sa femme : « Il y a un feu qui m’appelle, Je nous apporterai, si je peux, un tison, Ou il nous guidera sous ce noir horizon. » Il s’en approche et il entend la voix divine Sortir d’un arbre vert que le feu illumine : « Moïse, je suis ton dieu. Ôte tes souliers, Cette vallée sainte où tu poses le pied C’est Thoua. Je t’y ai conduit et t’y arrête, Je t’ai élu, Moïse, et tu es mon prophète, Écoute donc ce que je vais te révéler : Je suis le seul vrai dieu. À m’adorer zélé, Tu dois toujours louer mon nom dans tes prières. L’heure du Jugement dont je sais le mystère Viendra ; toutes les âmes et toutes les nations Récolteront alors les fruits de leurs actions. N’écoute point celui qui nie l’heure sans date, Car tu en périrais. Qu’as-tu à la main droite ? » Moïse répond : « C’est mon bâton, Seigneur, Sur lequel je m’appuie, et qui me sert, d’ailleurs, À nourrir mon troupeau quand il est volage, Et il me sert encore à d’autres usages. » « Jette-le, Moïse », sur la terre rampant, Le bâton se transforme aussitôt en serpent. Le Seigneur alors dit : « Saisis-le sans alarmes, Il reprendra bientôt sa première forme. Porte la main dans ton sein, pour qu’elle soit Blanche, sans aucun mal, autre signe de moi. Va à Pharaon, ce tyran qui afflige, Afin de lui montrer tous mes grands prodiges. » « Rends-moi patient, Seigneur, aide-moi dans le bien, Dit Moïse, et de ma langue délie le lien, Seconde-moi avec un conseiller, mon frère Aaron, qu’il m’assiste dans ce que je dois faire, Pour que nos voix te louent, ainsi que notre cœur, Car nous savons que tu nous vois, ô Seigneur ! » Dieu répond : « Comme les vœux de ta mère, J’exaucerai tes vœux. Elle était bien amère Quand je lui commandai de jeter dans les flots Ton berceau, mais j’ai pris pitié de ses sanglots Et je lui ai rendu son enfant qu’elle aime. Tu vins ici car je t’ai formé pour moi-même. Parlez à Pharaon de moi avec douceur, Dites-lui : nous sommes les hérauts du Seigneur, N’opprime pas les fils d’Israël, qu’ils soient libres, L’impie endurera les tourments les plus sombres ; Que la paix soit avec celui qui a la foi. |
dimanche 1 novembre 2020
La mère de Moïse
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La mère de moïse Le cœur de la mère de Moïse fut accablé de douleur ; peu s’en fallut qu’elle ne découvrit son origine ; elle l’aurait fait si nous n’avions pas raffermi son cœur afin qu’elle aussi fût croyante. (Coran, 28, 10) Le Seigneur dit à la mère de Moïse : « Mère, allaite ton fils. Que cela te suffise. Si tu trembles, toutefois, de son ennemi vil, Dépose son berceau sans crainte sur le Nil. Nous te le rendrons, et il sera prophète, Car notre volonté, mère, sera faite. » L’enfant fut recueilli, pour qu’il fût leur tourment, Par les serviteurs de Pharaon. Joyeusement La femme du tyran, à son époux funeste, S’écria : « Cet enfant est un présent céleste ! Ne le tue pas, je t’en implore ! Qu’il devienne Notre fils, et qu’il nous console et nous soutienne. » La mère de Moïse, accablée de douleur, Ne pensait qu’à son fils, objet de tous ses pleurs ; Elle allait se trahir, vaincue par ses larmes, Mais Dieu la raffermit malgré ses alarmes. Elle dit à sa sœur : « De le suivre prends soin », Et la sœur de Moïse, en le suivant de loin, Le vit sans être vue. Ne voulant que sa mère, L’enfant repoussait les nourrices étrangères, Car Dieu lui interdit et leurs seins et leur lait. Alors aux serviteurs sa sœur dit : « S’il vous plaît, Je puis vous enseigner une bonne famille Qui va sur cet enfant comme sur sa pupille, Veiller avec soin, l’aimer et le nourrir. » Et c’est ainsi que Dieu empêcha de mourir |
dimanche 20 septembre 2020
La foi des magiciens
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LA foi des magiciens Nous devons tous retourner à Dieu, répondirent les magiciens. Nous avons cru aux prodiges dont nous avons été témoins : voilà le crime qui nous attire ton indignation. Seigneur, répands sur nous la patience, et fais que nous mourions croyants. (Coran, 7, 124-126) Dieu envoya Moïse avec son frère Aaron, Ses deux messagers, à la cour de Pharaon, Et il leur commanda : « Portez ma parole Et dites à ce tyran qui se déclare idole Qu’il doit se repentir, que je suis le seul dieu Et que je suis sévère et miséricordieux. À lui et à sa cour montrez mes grands prodiges. » La cour de Pharaon était un vertige : L’or, l’encens, le festin, y étaient répandus. « Esclaves, serviteurs, avez-vous entendu ? S’écria Pharaon en riant. Ces deux hommes Viennent me dire que dans le monde où nous sommes Il n’y a qu’un seul vrai dieu, et que ce n’est pas moi ! Aaron et Moïse, en quoi avez-vous foi ? » Moïse répondit : « Notre dieu et maître Créa le ciel, la terre, ainsi que tous les êtres, Et s’assit sur son trône. » « Où est-il, votre dieu ? Demanda Pharaon. Répondez sans mystères. » « Il est au-dessus des sept cieux et des sept terres, Répondit Moïse, et règne sur l’univers. » Et Pharaon railla : « Haman, pour monter vers Le dieu de Moïse, sa déité rêvée, Construis-moi une tour qui soit bien élevée ! Moïse, si tu viens dire la vérité, Montre-nous un miracle. » Et Moïse, irrité, Devant toute la cour jeta sa baguette Qui devint un serpent, effrayante bête, Puis tira de son sein sa main toute blanche. On en fut stupéfait. Pharaon, en revanche, Dit : « Ces deux hommes sont sûrement des enchanteurs. Ils veulent vous faire quitter, ces imposteurs, Votre terre, et que vous soyez leurs disciples. Courtisans, que faut-il faire ? » « C’est fort simple, Lui répondirent-ils, notre art est fort ancien, Et nous avons de plus habiles magiciens. Amène-les ici, et qu’ils soient très doctes. » Les magiciens vinrent et dirent : « Faisons un pacte, Pharaon, serons-nous par toi récompensés ? » « Vous le serez bien plus que vous ne le pensez ! Familiers de ma cour et serviteurs fidèles, Pharaon n’oubliera jamais votre zèle. » Répondit Pharaon. « Veux-tu jeter d’abord ? » Demandèrent-ils à Moïse. « Non ». Alors Ils jetèrent tous leurs baguettes et leurs cordes Qui semblaient vivre. « Dieu plein de miséricorde, S’écria Moïse, venez à mon secours ! » Il jeta sa baguette, et devant cette cour, Elle devint aussitôt un serpent énorme Et qui des magiciens dévora les charmes. Humiliés, ils tombèrent à genoux devant Dieu Et dirent à Pharaon : « Tout cela vient des cieux. Notre dieu est le dieu d’Aaron et de Moïse. » « Vous croyez sans que je ne vous y autorise ! S’écria Pharaon. Funestes comploteurs ! Vous serez tous châtiés comme il sied aux menteurs. Je vous ferai couper mains et pieds. Ensuite Vous serez crucifiés aux troncs des palmiers. Vite, Reniez ce faux dieu pour être pardonnés. » Mais ils répondirent à Pharaon étonné : « À Dieu nous retournons. Fais ce que tu veux faire, Car nous ne craignons pas ta faible colère. Dieu, pardonne-nous et rends-nous forts et patients, |





