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l'incendie de persépolis
Georges Antoine Rochegrosse, L'incendie de Persépolis (1913)
Ivre de vin, de joie et de colère,
Alexandre le Grand tient sa beauté
Telle une divinité solaire
Brandissant sa torche avec cruauté.
Pour s’amuser il brûle une ville,
Comme Néron par le feu transporté
Et l’effroyable terreur civile
Montant dans cette sinistre clarté
Qui embrase comme un haillon vétuste
L’antique Persépolis qui gémit
Comme une vieille déesse auguste
Pendue dans la fumée et qui blêmit ;
Ses lions et ses bêtes fantastiques
Rugissent en vain dans le sombre brouillard,
Réveillés de leurs rêves extatiques,
La flamme mange ses divins vieillards,
Elle choit à genoux dans l’abîme,
Délicieux festin de l’enfer béant,
Et le gouffre se nourrit de ses cimes
Et des têtes brisées de ses géants,
Tandis qu’Alexandre, comme un satyre
Ravisseur d’une nymphe qui sourit,
S’en va loin de la cité martyre
Tombée comme un fruit pesant qui pourrit.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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vendredi 10 mars 2017
L'incendie de Persépolis
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
22:12
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samedi 7 juin 2014
Le Mont balafré
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Le mont balafré
J'interromps (juste ce soir) la publication de ma série de
poèmes "Histoire de trois calenders, fils de rois, et de cinq dames de
Bagdad" pour publier un poème intitulé: "Le Mont balafré"
s'inspirant d'un évènement très grave: Un incendie a ravagé le Mont Ennahli,
qui est tout près du lieu où j'habite et qui était, pour tous les habitants du
quartier et pour tant d'autres visiteurs, un vrai abri paisible et naturel.
L'incendie est-il un acte criminel? Tout reste à prouver, mais le triste mont n'en souffre pas moins...il faut absolument agir pour protéger, maintenant et dans le futur, ce joyau de la nature!
Malheur à ceux
qui, pleins d’une rage criminelle,
Incendient la
forêt profonde et éternelle !
La montagne
blessée en géant se changera
Et, le jour du
Jugement, de ces brutes se vengera !
Seuls les
monstres maltraitent la nature
Et ces charmantes
et paisibles créatures
Qui ne veulent
qu’une seule chose : qu’on les laisse en paix !
La calme brebis
qui des herbes se repait
Ainsi que la
fourmi et l’abeille qui errent
Et l’hirondelle
qui déploie ses ailes légères
Ont une âme
comme vous, ô, mortels arrogants !
Que vous a fait
ce mont, ignominieux brigands,
Pour qu’il soit
balafré ainsi par les flammes ?
Il soupire
sombrement et il nous réclame
Justice, au nom
de Dieu qui le voit et l’entend !
De ce que vous
avez fait êtes-vous content ?
Crime ou erreur,
cette douce forêt bien-aimée
Se meurt,
étranglée par les cruelles fumées !
Ce mont triomphant, ce mont immense et
chéri,
Etait, hélas !
notre refuge et notre abri ;
Nous étions ses
enfants, il était notre père,
Et malgré ses
affres et ses balafres, on espère
Qu’il nous
sourira à nouveau, fleuri et vert,
Quand nous
passerons dans ses bois en chantant des vers !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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