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l'incendie de persépolis
Georges Antoine Rochegrosse, L'incendie de Persépolis (1913)
Ivre de vin, de joie et de colère,
Alexandre le Grand tient sa beauté
Telle une divinité solaire
Brandissant sa torche avec cruauté.
Pour s’amuser il brûle une ville,
Comme Néron par le feu transporté
Et l’effroyable terreur civile
Montant dans cette sinistre clarté
Qui embrase comme un haillon vétuste
L’antique Persépolis qui gémit
Comme une vieille déesse auguste
Pendue dans la fumée et qui blêmit ;
Ses lions et ses bêtes fantastiques
Rugissent en vain dans le sombre brouillard,
Réveillés de leurs rêves extatiques,
La flamme mange ses divins vieillards,
Elle choit à genoux dans l’abîme,
Délicieux festin de l’enfer béant,
Et le gouffre se nourrit de ses cimes
Et des têtes brisées de ses géants,
Tandis qu’Alexandre, comme un satyre
Ravisseur d’une nymphe qui sourit,
S’en va loin de la cité martyre
Tombée comme un fruit pesant qui pourrit.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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vendredi 10 mars 2017
L'incendie de Persépolis
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 8 mars 2017
La danse de Salomé
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LA danse de salomé
Georges-Antoine Rochegrosse, Salomé dansant devant Hérode (1887)
Salomé, subtile comme un serpent qui rôde,
Danse lascivement devant son père Hérode
La contemplant, rêveur et charmé malgré lui,
Radieux soleil de chair qui se lève et reluit.
Frêle et plus puissante, pourtant, que la tempête,
Ce que Salomé veut, c’est une sainte tête
Qu’une jeune auréole appesantit soudain :
C’est celle d’un obscur prophète du Jourdain
Du nom de Jean Baptiste, ermite vivant seul
Et qui s’endort, la nuit, drapé de son linceul,
Buvant l’eau des sources, mangeant un peu d’herbe,
Tout habité par les mystères du Verbe
Et à qui l’on prête de ténébreux pouvoirs,
Pâle comme un mourant, maigre et qu’on peine à voir,
Homme qu’on a souvent pris pour du vent qui passe.
La danse continue, Salomé n’est point lasse.
Dans ses deux blanches mains elle porte des fleurs,
C’est une ivresse de parfums et de couleurs
Qui attendrit les cœurs impétueux des braves,
La musique jaillit des harpes des esclaves
Comme une source emplie d’un suave poison,
La cour est chancelante, elle perd la raison,
Le vertige monte, la bête parfumée,
Sur l’aile limpide de la sombre fumée
Des encens embrasés qui embrasent les cœurs,
Incommensurable, lumineux et vainqueur.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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