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cartes postales (1) Une île où le soleil reluit Et semble dire à la nuit : « Va-t’en d’ici, femme sombre, Et ne cache pas dans ton ombre La mer bleue que tu fais crier, Ces vagues en train de prier, Ces arbres pesants et calmes Qui ont des fruits ou des palmes, Ce sable si chaud et si blanc, Ces nids où les oiseaux tremblants Se taisent quand tu arrives, Cette montagne, ta captive |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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mercredi 6 octobre 2021
Cartes postales (1)
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 9 mars 2020
L'île virtuelle
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l'île virtuelle
Le rêve, cette
porte ouverte
De la maison de
mon esprit,
Me fait voir une
île verte
Qui reluit et
qui me sourit,
Une île où il
fait bon vivre,
Aussi bleue que
l’immense ciel,
Emplie d’une
odeur qui enivre,
Aux fleurs
appesanties de miel,
Aux arbres
remplis de sève
Comme ils sont
remplis de fruits,
Une île où dès l’aube
on rêve
Jusqu’à la
tombée de la nuit.
Point de bus, le
matin, à prendre,
J’ai brisé les
fers du travail ;
Sous un palmier on
va attendre,
Moi, ma lyre et
mon éventail,
Qu’une beauté
exotique
Aux yeux
luisants comme sa peau,
Pareille aux
déesses antiques
Qu’on voit
sortir soudain de l’eau,
Vienne chanter,
onde vivante,
Une douce
chanson sans fin,
À la fois reine
et servante
Dont le sourire est
un parfum.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 5 février 2018
Conte: L'île mystérieuse (Partie V)
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CONTE: L'ÎLE MYSTÉRIEUSE (PARTIE V)
V. Ce que devint le jeune prince, une fois détrône
et exilé
Le prince remercie son bienveillant vizir
Et suit tous ses conseils, exprimant son
désir
D’envoyer ses ouvriers les plus habiles
Construire un grand palais sur la fatale
île.
Pendant cent jours, on creuse alors
intrépidement
En allant et venant de vastes
fondements,
Elevant des murailles et taillant la
pierre,
Coupant forces arbres de la forêt
altière,
Et un palais de la terre jaillit enfin,
Merveilleux, s’élevant plus haut que les
parfums
Sortant de bouteilles renversées par
terre,
Auguste et fascinant comme le mystère.
Le prince est fort content, et y fait
transporter
Tous ses trésors, qui y seront en
sûreté,
Gardés par ses soldats les plus
impitoyables.
A des fermiers zélés et infatigables
Il ordonne d’aller labourer et semer
Pour rendre son île où on n’entend rien
bramer
Aussi fertile que celle dont il est
maître.
Le moment de l’exil vient cependant,
traître,
Mais notre monarque est bien loin de
regretter
Son royaume, et il a hâte de le quitter
Pour prendre possession de nouvelle île.
Il demeure donc fort et demeure
tranquille
Au noir moment où il se voit précipité
De son trône, et conduit avec brutalité,
Sans ornements, portant ses anciennes
guenilles,
Sur le vaisseau qui tel la faux de la
Mort brille.
Il trouve son île, devenue un doux
séjour,
Labourée, cultivée, gardée avec amour,
En devient le prince, et tous les ans y
accueille
Les princes détrônés que l’exil
endeuille.
[FIN DU CONTE: L’ÎLE MYSTÉRIEUSE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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samedi 3 février 2018
Conte: L'île mystérieuse (Partie IV)
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CONTE: L'ÎLE MYSTÉRIEUSE (PARTIE iv)
IV. Comment le prince pourrait l’emporter sur son
destin
Tourmenté et inquiet, le prince éphémère
Demande à son vizir d’une voix
amère :
« Et mes prédécesseurs ?
ont-ils été instruits
D’un sort aussi sombre que la plus
sombre nuit ? »
« Oui, ils l’ont tous été. Mais
l’ivresse du trône
Les a tous emportés, et la belle
couronne
Sur leur tête a relui, leur faisant
ignorer
Leur funeste destin et leur sort assuré,
Car ils ne songeaient plus qu’aux sujets
qu’ils domptaient,
Ils ne comptaient plus les jours ;
les jours les comptaient ! »
Le prince à ce discours est de crainte
rempli
Et comme un jour d’hiver ténébreux il
pâlit,
et demande encore au vizir, dans ses
alarmes
Les yeux emplis soudain, malgré lui, de
larmes :
« Je sais maintenant mon sort, sage
vizir,
Mais y a-t-il un moyen que je puisse choisir
Pour fuir ce noir destin et sauver ma
tête ? »
« Souvenez-vous, majesté, qu’après
une tempête
Vous êtes venu nu et vous allez sortir.
Il n’y a qu’un seul moyen : avant
que de partir,
Envoyez sans tarder dans cette fatale
île
Vos ouvriers les plus crânes et habiles
Qui vous obéiront tant que vous êtes
roi,
Et faites construire dans ce mortel
endroit
De vastes magasins remplis, pour
survivre,
De provisions, des mois avant qu’on ne
vous livre
Aux orages et aux périls de l’inconnu
Et que vous soyez tel que vous êtes
venu.
Souvenez-vous que le temps vous est
compté, sire,
Et profitez-en comme il faut sans le
maudire. »
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 31 janvier 2018
Conte: L'île mystérieuse (Partie III)
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CONTE: L'ÎLE MYSTÉRIEUSE (PARTIE IiI)
III. Ce que le grand vizir révéla au jeune prince au
sujet de son règne
Le prince, songeant à son destin nuit et
jour,
Fait mander le plus grand seigneur de sa
cour
Et lui dit : « Soudain ma destinée
m’est montrée !
Vizir, qui m’a donc fait roi de cette
contrée ?
Et que signifie tout ceci ? On m’obéit
Bien que je sois un étranger dans ce
pays,
On m’appelle monarque et on m’appelle
maître,
Mais je sais, quant à moi, que le
pouvoir est traître
Et que nul, hormis Dieu, ne règne
éternellement.
Que vais-je devenir ? Dites-le
loyalement ! »
Le vizir lui répond : « Majesté,
cette île
Par des génies à leurs propres frères hostiles
Est habitée, et ils ont demandé à Dieu
D’envoyer chaque année un souverain bon
et pieux
Et qui est un enfant d’Adam, le seul à
être
Digne de régner et devenir leur maître.
Dieu les a exaucés, et tous les ans un
roi
Vient régner, au même jour. Son sceptre
est sa croix :
On obéit d’abord, on acclame, on fête,
Mais ce qui en provient retourne à la
tempête :
Quand l’année s’écoule, le monarque
irrité
Est du trône qu’il a chéri précipité,
Dépouillé de son or et de ses richesses,
Revêtu de hardes, et avec rudesse
Par d’impitoyables soldats tous aguerris
Jeté sur un vaisseau, de ses rêves
guéri,
Tout noir, qui le conduit à une île
déserte,
Ancienne demeure dont la porte est
ouverte
Tourmentée par les vents, sinistres
visiteurs
Qui frappent à sa porte tels des
inquisiteurs. »
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mardi 30 janvier 2018
Conte: L'île mystérieuse (Partie II)
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CONTE: L'ÎLE MYSTÉRIEUSE (PARTIE iI)
II. Ce qui arriva au voyageur après qu'il eut trouvé une
grande ville
Bientôt, le voyageur égaré et lassé
Voit un chemin devant lui, à peine
tracé.
Un chemin ! un chemin ! ô
bonheur suprême !
Il le suit sans tarder, aussi content
que blême,
Et il voit le spectre d’une ville, de
loin.
« Que vois-je ? une ville !
c’est ce dont j’ai besoin. »
Se dit-il, et poursuit, tout joyeux, sa
route.
« Enfin ! J’y trouverai des
vivants, sans doute »,
Pense-t-il encore. Mais soudain, étonné,
Il se voit entouré par un peuple effréné
Et qui s’embrase à son aspect comme une
flamme
Et d’une même voix de toute part l’acclame ;
Les cris de joie montent comme l’astre
du jour,
On danse, on chante et on le loue avec
amour,
Et avec pompe, enfin, et comme dans un
rêve,
On le conduit à un palais, non loin de
la grève,
Merveilleux, très vaste, digne du plus
grand roi.
C’est lui qui est maître de ce divin
endroit !
On le revêt de pourpre, et sa tête est
ceinte
D’un diadème auguste et qui inspire la
crainte,
Les grands seigneurs viennent avec
humilité
Lui jurer obédience et leur fidélité,
Et lui, pendant ce temps, tant sa
surprise est grande,
Regarde autour de lui, muet, et se
demande :
« Seigneur ! est-ce rêve ?
suis-je vivant ou mort ?
Suis-je victime d’un mauvais tour ou d’un
sort ?
Roi, moi ! il y a quelques jours, j’étais
esclave !
Vous connaissez mon cœur ; jamais
je ne brave
Les saints arrêts du Ciel et ses
commandements,
Mais tout ceci frappe mon humble
entendement !
Etre soudain assis sur un immense trône,
Porter des fers, porter ensuite une
couronne ! »
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 29 janvier 2018
Conte: L'île mystérieuse (Partie I)
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CONTE: L'île mystérieuse (PARTIE I)
I. Le voyage d’un esclave affranchi
Un fort riche
seigneur, généreux, noble et brave,
Voulut contribuer
au bonheur d’un esclave
Qu’il avait,
gémissant depuis longtemps des fers,
En exauçant son vœu
le plus doux et plus cher,
Car il était
content de sa bonne conduite :
Il le rendit
libre. Il fit équiper ensuite
Un vaisseau tout
doré et digne d’un roi,
Et dit à son
ancien esclave : « Souviens-toi
Qu’il faut faire
le bien partout où l’on se trouve
Et éviter le mal
que le Ciel réprouve.
Va-t’en par le
monde, navigue avec fierté
Dans tous ses
océans ; jouis de ta liberté :
C’est le dernier
ordre que ton seigneur te donne. »
Reconnaissant,
le bon esclave s’abandonne
Aux flots, qu’il
croit cléments, en souriant et rêvant.
Or bientôt il
entend gronder les furieux vents
Et bientôt l’affreuse
tempête se déchaîne,
Brisant son
vaisseau comme il a brisé ses chaînes,
Jetant sur une
île déserte ses débris
Et arrachant à
son équipage cent cris.
Malheur !
tous ses marins sont morts ou se meurent !
Sans
marchandises, sans secours, lui seul demeure,
Désespérant de
vivre et pensant à mourir,
Ses frêles
illusions ne pouvant le nourrir,
Perdu, perdu sur
cette île vaste et déserte
Qui semble une
porte dans le néant ouverte !
Et le pauvre,
attendant l’heure de son trépas,
Sans savoir dans
la nuit où diriger ses pas,
Marche, accablé
d’une morne lassitude,
Les yeux emplis
de pleurs et le cœur d’inquiétude.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 22 janvier 2017
L’Île de la Mort
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l'île de la mort
Arnold Böcklin, L'Île des morts (version de 1886)
Obscure et sans port,
Crépusculaire,
Nul soleil n’éclaire
L’île de la Mort.
Le soir éternel
Tombe sur elle,
Les âmes frêles
Hurlent sous son ciel ;
Quand le morne vent
Plein de choses mortes
Franchit sa porte,
Il chante en rêvant
Des hymnes obscurs
Et de noirs poèmes,
Comme lorsqu’on aime
Ecrit sur le mur
Le nom de sa belle ;
Le morne Charon
Du Trépas larron
Serviteur fidèle,
L’allure altière,
Lentement conduit,
Les âmes, la nuit,
Devenues matière.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 12 janvier 2014
Histoire de Sindbad le Marin (Deuxième voyage, partie IV)
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Histoire de Sindbad le marin (deuxième voyage, partie IV)
Poèmes de "la série Mille et une Nuits":
Je pris d’abord
les diamants les plus pesants
Qui étaient les
plus beaux et les plus imposants
Et les mis dans
mon sac de provisions de bouche.
Je choisis
ensuite, pareil aux bêtes farouches
Et qui cherchent,
affamées, une bonne proie à manger,
Le morceau de
viande le plus long et léger
Et l’attachai
autour de ma bourse et ma taille
Et je dis : « Ô,
Dieu ! Les infortunes m’assaillent,
Tout ici-bas,
hormis vous, est mon ennemi !
Écoutez un sombre
marin et qui gémit !
De ne plus courir
les mers vastes et traîtresses
Si vous me sauvez
je vous fais la promesse ! »
Je priais de la
sorte quand un aigle arriva
Et avec le morceau
de viande m’enleva
Et me porta jusqu’au
sommet de la montagne
Loin de cet
étrange et somptueux bagne.
Quand l’aigle
effrayé fut par les crieurs chassé,
Un marchand de cueillir
ses diamants fort pressé
Vint et eut peur
de me voir dans cette posture
Puis, sans me
demander par quelle aventure
Et par quel
étrange sort je me trouvais là,
En réclament ses
chers biens il me querella.
« Vous serez,
lui dis-je, plus clément sans doute
Quand vous saurez
quelle singulière route
M’a conduit jusqu’ici ;
et vous serez plus doux
Quand vous aurez
vu les diamants que j’ai pour vous. »
Le marchand crut d’abord
que c’était une ruse
Mais il me
présenta ses plus flatteuses excuses
Quand il vit que
je lui disais la vérité
Au sujet des
diamants qu’il avait mérités.
Les marchands
étonnés de ma sombre histoire
M’accueillirent,
me donnèrent à manger et à boire
Et de mes présents
furent honorés et contents.
Dans les montagnes
nous restâmes quelque temps
Et après quelques
jours ensemble nous gagnâmes
Le premier port, d’où
sans peine nous passâmes
A l’île de Roha où
croît l’arbre curieux
Dont on tire le
camphre, et où des fauves mystérieux
Appelés rhinocéros,
qui ont une seule corne
Et qui en les
voyant vous sembleront mornes
Se battent,
intrépides, avec les éléphants
Et deviennent
aveugles bien qu’ils soient triomphants
A cause du sang de
ces bêtes et de leurs graisses
Qui leur coulent
sur les yeux. Le Rokh s’empresse,
Aussitôt tombés
par terre, de les enlever
Pour nourrir ses
petits, prenant soin de laver
Sa proie en la
plongeant dans une rivière.
Après avoir quitté
cette île singulière
Et fait des
aumônes aux veuves et aux démunis
Je revins à Bagdad. »
Les convives réunis
Écoutèrent ce
récit avec grande surprise.
Le Sindbad se tut,
car l’aventure promise
Etait finie. Et il
donna cent sequins d’or
Au porteur, le priant
de revenir encor
Pour qu’il lui
racontât sa troisième errance
Le lendemain, avec
douceur et déférence.
[FIN DU DEUXIÈME VOYAGE DE SINDBAD LE MARIN]
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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