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le château foncé
Mon âme est un
château dans une plaine
Dont les pièces
sont de spectres pleines,
L’un dort et l’autre
lit dans le salon,
un autre
contemple comme un félon
Ses confrères,
en cachant sa dague noire
Qui dans les
ténèbres reluit sans gloire,
Tandis qu’un
autre, en se tenant loin,
Mange des choses
immondes dans un coin.
Assailli par le
soleil et la pluie,
Larme que le
temps peu à peu essuie,
Il s’enfonce
lentement sous les fleurs,
Chiffon déchiré
qui boit sa douleur
Et se noie dans
des flots invisibles.
De toute la
nature il est la cible :
La foudre le
frappe comme un fouet,
Des vents sans
pitié il est le jouet,
Et la tempête,
capricieuse fille,
Dans la vaste
création l’éparpille.
Cela me réjouit
de penser, parfois,
Qu’il y a
partout des poussières de moi
À l’intérieur du
ciment du monde,
Dans les forêts,
les déserts et les ondes,
Que l’univers
est plein de mes débris,
Ces éphémères et
effrayants cris,
Et que mes
pensées que rien ne voile
Dans le ciel
deviennent des étoiles.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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dimanche 3 mai 2020
Le château foncé
mercredi 1 avril 2020
Cœur mutant
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CŒUR mutant
Mon cœur est
comme la mer
Orageuse et
limpide
Et dont les
flots rapides
Sont éternellement
amers ;
Les idées,
voiles, vaisseaux
Ou somptueuses
frégates,
Mots d’une
sombre hyperbate,
Errent dans les
vastes eaux !
Mon cœur change
et il grandit,
Mon cœur est
plus éphémère
Que ces ondes
amères,
Et j’entends
tout ce qu’il dit,
Ses grands
battements puissants,
Rimes toujours
nouvelles,
Chants continus
et bruits d’ailes
Se répétant dans
mon sang !
Comme si j’avais
deux cœurs,
Un pour moi, un
pour le monde,
L’un soupire, l’autre
gronde,
L’un est doux, l’autre
moqueur,
Tout mon corps
bat sans répit
Et reçoit toutes
les choses,
Le pétale dans
la rose
Comme le grain
dans l’épi.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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jeudi 16 janvier 2020
Coma extravagant
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COma extravagant
Souvent, mon âme
que la nuit dompte,
Dans le néant
immobile et sans fin,
Dort comme les
princesses des contes
Que réveille un
baiser ou un parfum.
Mon esprit se
couvre d’un linceul d’ombre
Plus pesant que
tous les cieux réunis,
Le monde, plus
intéressant et sombre,
Montre l’enfer à
cet obscur banni ;
Je marche seul
dans mon propre rêve,
Aveugle et
sourd, sans entendre et sans voir,
De mon lit d’hôpital
je me lève,
Aimant les
chemins compliqués du soir,
La solitude est
mon infirmière,
Elle prend mon
pouls, et aussi mon sang,
Et pour que je
ne voie point la lumière
M’administre des
sédatifs puissants
Et de son poison
emplit mes veines.
Loin de moi-même
je ne puis bouger,
Toute lutte contre
l’abîme est vaine
Et mon cœur n’en
est que plus affligé ;
Dans un sommeil
lourd et sans aurore
Qui engourdit et
le corps et l’esprit,
Il est plus doux
de sombrer encore,
Par les rayons
du jour jamais surpris.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 8 septembre 2019
Le mal au cœur d'un oublié
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Le mal au CŒUR d'un oublié
Il veut que quelqu’un
soit à ses côtés,
Homme, femme ou
animal, qu’importe !
Et qu’on vienne
frapper à sa porte
Ou griffer sa
fenêtre un jour d’été,
Et il voudrait
entendre le bonjour
D’un ami, d’un
voisin, de quelque âme,
Qu’il y ait dans
sa cheminée plus de flamme
Et dans son cœur
aride plus d’amour.
En vain, hélas !
Il demeurera seul,
Sa boîte aux
lettres et son lit sont vides,
Et il s’endort
le visage livide,
Comme un cadavre
dort dans son linceul.
Il n’a point d’ami,
point de confident,
Seulement un
pauvre compte en banque,
Quelqu’un qu’il
ne connaît pas lui manque,
Dans l’ombre il
serre les poings et les dents
Et s’écrie :
« au diable l’humanité !
Soyons seul, je
n’ai besoin de personne ! »
Puis imagine qu’à
sa porte on sonne
Avec tendresse
et avec vanité.
Il entend la
voix de son propre esprit ;
Le silence,
toujours le silence !
Et de ses
pensées dont la violence
Les rend
pareilles à de vastes cris.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 6 mai 2019
Mon amour de jeunesse
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mon amour de jeunesse
Le temps passe
et nous vieillissons, ma belle,
Mais dans mes
souvenirs tu as vingt ans,
Aussi fraîche qu’une
fleur du printemps
Et aux arrêts du
Destin rebelle.
Tu n’as pas
changé. Ta grande chevelure
Est remplie du
même parfum radieux ;
Tu es toujours
jeune, et moi toujours vieux,
Et ton âme d’enfant
est toujours pure !
Tes yeux rieurs
sont toujours les mêmes
Et ton sourire
est charmant et vainqueur,
Et je t’aime
encore de tout mon cœur,
D’un amour
absolu et suprême !
Tes doigts, pareils
aux doigts de l’Aurore,
Sont restés très
blancs, très doux, très petits,
Aucun fardeau
hideux n’appesantit
Ton esprit léger
qui brille encore !
Tes joues ont la
couleur de ton âme,
Et mon âme a la
couleur de tes yeux !
Que fais-tu
ici-bas ? Retourne aux cieux
Qui sont ton
pays, angélique femme !
Tu es la
tendresse qu’il me reste,
Je t’aime, ma
beauté, comme je peux,
Pas assez, ou
beaucoup trop, ou trop peu,
Mais mon cœur en
pensant à toi est vaste.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 1 mai 2019
Pétrification
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pétrification
Aussi profonde
que les sombres cryptes,
Ma mélancolie
monte jusqu’au ciel,
Pareille aux
pyramides d’Égypte
Et aux monts
échevelés et éternels.
Mon cœur est
désormais un vieux fossile
Qui n’a plus de
forme et qui ne bat plus,
Caché dans une
terre indocile
Et sur lequel il
a neigé et plu,
Maintes fois je
l’ai cherché ; chose vaine !
C’est une pauvre
pierre sans destin
Et une chose qui
n’est plus humaine,
Plus vieille que
le grec et le latin,
Un fardeau qui
opprime ma poitrine
Et que je porte,
inutile et cruel,
Comme Atlas
porte tout la Chine
Et comme un âne
de gros sacs de sel !
Plus que lui,
tous ces humains me pèsent !
Las de les
entendre, je hais les voir,
Leurs paroles
sont vides ou mauvaises,
Et on devient
comme eux sans le savoir !
Comme tout est
vain et méprisable,
Et comme la vie
est sans intérêt !
Humanité, amour,
allez au diable,
Si toutefois à
le voir vous êtes prêts.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mardi 30 avril 2019
Cœur et âme
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CŒUR et âme
Mon amour est
grand comme le ciel clair
Que n’appesantit
aucun nuage,
Et il est aussi
infini que l’air
Qui dans des
pays enchantés voyage,
Mon cœur est
aussi profond que la mer
Mais n’a point
de port et n’a point de grève,
Et il est empli
de grands flots amers,
De grandes
douleurs et de beaux rêves,
Mon âme est un
bois calme et infini
Qu’éclaire la
ténébreuse lune
Et où tous les
spectres sont réunis
Et marchent
lentement, comme sur des dunes !
Les humains ont
fini par me lasser,
Et j’aime peu de
choses, ma chérie,
Car par les
orages je suis cassé
Et dévasté par
les intempéries.
Reçois donc,
avec mon encens brûlé,
Le peu de
tendresse qu’il me reste
Et mes soupirs fatigués
et ailés
Qui vont jusqu’à
toi, éternels et prestes !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 7 janvier 2019
Le cœur de papa
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le CŒUR de papa
Dans tes yeux
intelligents et beaux
Mon cœur reluit
ainsi qu’un flambeau,
Mon cœur que tu
tiens dans tes doigts candides
Et que ravit ton
sourire limpide
Comme un ciel
bleu empli d’un grand soleil !
Quand tu te
lèves de ton doux sommeil
Où tu dis de
mystérieuses choses,
Il me semble que
tes belles joues roses
Sont les pétales
que je vois s’ouvrir
D’une fleur qui
vient de s’épanouir ;
Ton sourire,
comme un ciel de décembre,
Eclaire soudain
toute la chambre,
Et ta voix m’emplit
de nouveau d’espoir,
Car mon bonheur
se résume à te voir.
Le cœur d’un
papa, c’est le cœur d’un père !
Même quand tu es
là, je t’espère,
Mon fils, et je
ne veux qu’un humble toit
Sous lequel il y
a ta maman et toi
Qui rayonnez d’une
ardeur commune,
Pareils au
soleil et à la lune.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 30 septembre 2018
Cœur infini
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CŒUR infini
Avec la
tristesse d’un lac tranquille
Qui s’étend sous
le beau soleil radieux,
Mon cœur
s’étend, loin des bruyantes villes,
Autre ciel qui
reluit sous les cieux.
Sur terre, mes
ondes sont mes nuages,
Il n’y a point
de havre, il n’y a point de port,
Mon cœur n’a
point de grève ou de rivage,
Et il est infini
comme la mort ;
Maintes bêtes
errent dans les entrailles
De ce lac
profond, maints monstres luisants,
Et à son fond
des restes de bataille
Sont jetés avec
des trésors pesants,
Et puis de la
méchante ferraille
Et quelques lettres
d’amoureux défunts,
Des choses
rouillées, des choses qui raillent,
Un vaste chaos
sans forme et sans fin,
Et pourtant, le
vent chante à la surface
Et fait trembler
les vagues nénuphars,
Les flots
caressent les herbes lasses
Et la nuit remue
son flambeau blafard.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 16 septembre 2018
La Nature et notre cœur
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La nature et notre CŒUR
Souvent, l’implacable
et éternelle Nature
Brise les frêles
cœurs de ses créatures,
Ciel d’hiver,
ciel d’automne ou grand arbre chenu,
L’automne est
arrivé et l’hiver est venu,
Les lacs sont
gelés, à l’image de nos âmes,
Le soleil a
perdu son éclat et sa flamme,
La nuit semble
régner sur terre et dans le ciel,
Hormis les
ténèbres, rien ne semble éternel !
La Nature est
notre miroir ; avec zèle
Elle nous
dévoile et nous nous voyons en elle,
Neiges, vents et
pluie ont comme nous des yeux,
Dans ce qui est
sombre et non ce qui est radieux
Nous contemplons
avec des esprits immenses
L’introuvable
reflet de notre existence !
Tout ce qui
souffle, tout ce qui tombe et gémit,
Est notre ami à
la fois et notre ennemi,
Et tout nous
regarde : les nuages, la mousse,
L’herbe qui croît
ainsi que la fleur qui pousse.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 1 juillet 2018
Cœur de verre
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CŒUR de verre
Mets ta tête sur
mon cœur encore,
Entends-tu
battre ce cœur qui t’adore,
Faiblement, tel
un ruisseau murmurant
Qui chante et s’en
va, dans les bois errant ?
Ce cœur aussi
frêle que la brise
Est de verre et
la tempête le brise,
Quand elle
gronde avec dévouement ;
Le vertige, ce
vaste secouement,
Le prend dans
ses gigantesques serres !
Mon cœur, hélas,
n’est point un cœur de pierre !
C’est un ciel
empli de nuages clairs,
C’est un jardin infini
et désert
Que rongent les
herbes parasites,
Sans fleurs, qu’aucun
humain ne visite,
Vaste et
dévasté, aride et ridé !
Tous les parfums
s’y sont suicidés !
Mon cœur est un
bois labyrinthique
Où l’on trouve
maints monstres antiques,
Maints satyres
hirsutes, maints démons
Qui, le soir,
chantent et dansent sur les monts,
Et des spectres
anciens et bizarres
Pourchassant des
nymphes qu’ils effarent.
Et ce cœur dont
la souffrance est la loi
Languit d’amour pour
un baiser de toi.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 13 juillet 2016
Cœur volant
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CŒUR volant
Mon cœur, parfois,
ouvre ses vastes ailes
Pour s’envoler
loin de la création
Et pour chercher
son port et sa nation
Dans l’immense
abîme qui l’appelle ;
Vaste mer,
emplie d’écueils et d’ombre !
Nous sommes des
guerriers las du combat.
N’y a-t-il donc
rien de radieux ici-bas ?
Comme le monde
est petit et sombre !
Chacun va, sur l’aile
de sa chimère,
Vers des
horizons infinis, obscurs,
En guettant les
étoiles de l’azur,
Et revient, le
pas lourd, l’âme amère !
Tombez, comme
Adam et comme Icare,
Mornes mortels
que raille le soleil !
Vos yeux éblouis
en resteront vermeils,
Et tout rayon
désormais vous effare !
Mortels,
contemplez votre monde hagard :
Ces monts sont
faits pour vous rappeler la chute,
Tout autour de
vous gémit et lutte
En espérant une
dent ou un dard,
Contre un ennemi
invisible et puissant :
La Mort, le
Vide, le Précipice !
Démon qui se rit
de vos jours propices
Et vous voit
sinistrement en passant.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mardi 10 mai 2016
La neige du cœur
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La neige du CŒUR
L’éternel ennui m’assiège,
Ennemi nombreux et vainqueur,
Et je ne sais quelle neige
Vient souvent me glacer le cœur.
Mon cœur est un désert vide.
Le plus ténébreux des hivers,
Qui l’a rendu froid et livide
A ravagé tous les prés verts.
L’amour est une chose vaine
Comme le remords et la haine,
Et le temps détruit la beauté,
Rien ici-bas ne demeure,
Tout s’envole avec cruauté
Sur l’aile noire des heures.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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