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POINT DE VUE SUR l'épanouissement de l'âme Notre âme, fleur ardue, Maintes fois s’épanouit Dans des contrées perdues Que ravage la nuit. Ses vaillants pétales Ont, dans ces pays vains, La rage de Tantale Cherchant les fruits divins ; Toujours insatisfaite Dans la prison du corps, Déjà elle fête Sa liberté certaine En pensant à la mort Et sa faux hautaine. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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dimanche 8 septembre 2024
Point de vue sur l’épanouissement de l’âme
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 3 octobre 2022
L'âme
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L'âme Réponds-leur : L’ange de la mort qui veille sur vos démarches, tranchera le fil de vos jours, et vous reparaîtrez devant Dieu. (Coran, 32, 11) Le Prophète a dit : « Quand vient l’heure de mourir, Les anges sont autour du dernier soupir. Si le défunt est bon, on dit : “Sors, âme bonne, Âme bénie. Ton Dieu est clément et pardonne, Va aux félicités et va aux doux parfums.” Et c’est ce qu’on répète à l’âme du défunt Jusqu’à ce qu’elle sorte et qu’elle soit conduite Aux portes du ciel. On lui ouvre et on l’invite En demandant : “Qui est-ce ?” On répond “C’est un tel”. On la bénit alors de nouveau, jusqu’au ciel Où se trouve le Trône et où se trouve Dieu. Si le mort est mauvais : “Sors, âme mauvaise, Lui dit-on, qui était dans son corps à son aise ! Sors méprisée, maudite, et attends les tourments Différents et variés, qui sont tous alarmants !” On ne lui répète, et elle arrive au ciel Où trône le Seigneur Très-Haut et Éternel ; On lui en ferme alors aussitôt les portes, Et elle revient au tombeau qui l’emporte. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
dimanche 3 mai 2020
Le château foncé
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le château foncé
Mon âme est un
château dans une plaine
Dont les pièces
sont de spectres pleines,
L’un dort et l’autre
lit dans le salon,
un autre
contemple comme un félon
Ses confrères,
en cachant sa dague noire
Qui dans les
ténèbres reluit sans gloire,
Tandis qu’un
autre, en se tenant loin,
Mange des choses
immondes dans un coin.
Assailli par le
soleil et la pluie,
Larme que le
temps peu à peu essuie,
Il s’enfonce
lentement sous les fleurs,
Chiffon déchiré
qui boit sa douleur
Et se noie dans
des flots invisibles.
De toute la
nature il est la cible :
La foudre le
frappe comme un fouet,
Des vents sans
pitié il est le jouet,
Et la tempête,
capricieuse fille,
Dans la vaste
création l’éparpille.
Cela me réjouit
de penser, parfois,
Qu’il y a
partout des poussières de moi
À l’intérieur du
ciment du monde,
Dans les forêts,
les déserts et les ondes,
Que l’univers
est plein de mes débris,
Ces éphémères et
effrayants cris,
Et que mes
pensées que rien ne voile
Dans le ciel
deviennent des étoiles.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 16 février 2020
Sinistre délivrance
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sinistre délivrance
Souvent, notre
esprit avec allégresse
Retourne dans l’abîme
où il est né,
Las de chercher
la vérité traîtresse
Qui n’est pas
dans ce monde condamné.
Il s’envole
comme un oiseau funèbre
Loin du ciel
bleu de la réalité
En cherchant le
calme et les ténèbres
Que cherche ce
qui est épouvanté,
Il s’en va loin
de nous, il erre
Dans des chemins
qui nous sont inconnus,
Pareil à un
voyageur sans terre
Qui marche dans
la nuit, courbé et nu.
Notre âme aussi
de nos corps se sépare,
Lasse de ne pas
trouver la beauté
Dans ce monde où
la beauté est si rare
Et où le mal
règne et la cruauté ;
Délivrée de nous
et de notre monde,
Elle contemple l’espace
infini
Qui se meut
comme une mer emplie d’ondes
Dont les
audacieux vaisseaux sont bannis,
Seule dans l’immensité
éternelle,
Elle contemple
le gouffre apaisant
Qui ne cesse de
s’ouvrir sous elle,
Sombre porte d’un
foyer complaisant.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mardi 30 avril 2019
Cœur et âme
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CŒUR et âme
Mon amour est
grand comme le ciel clair
Que n’appesantit
aucun nuage,
Et il est aussi
infini que l’air
Qui dans des
pays enchantés voyage,
Mon cœur est
aussi profond que la mer
Mais n’a point
de port et n’a point de grève,
Et il est empli
de grands flots amers,
De grandes
douleurs et de beaux rêves,
Mon âme est un
bois calme et infini
Qu’éclaire la
ténébreuse lune
Et où tous les
spectres sont réunis
Et marchent
lentement, comme sur des dunes !
Les humains ont
fini par me lasser,
Et j’aime peu de
choses, ma chérie,
Car par les
orages je suis cassé
Et dévasté par
les intempéries.
Reçois donc,
avec mon encens brûlé,
Le peu de
tendresse qu’il me reste
Et mes soupirs fatigués
et ailés
Qui vont jusqu’à
toi, éternels et prestes !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 17 mars 2019
Anéantissement
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anéantissement
Comme une encre
dans l’onde rapide
Qui redevient
aussitôt limpide,
Il me semble que
mon être altier
Dans la vie se
dilue tout entier.
Il s’en va dans
la ville qui remue,
Sur terre, dans
les bois et dans les nues,
Hors de moi,
sans que je puisse le voir,
Comme un vain
reflet dans un grand miroir !
Où vas-tu, mon
esprit ? esprit qui erre
Appesanti de ses
lourdes chimères
Et de ses
magnifiques illusions ?
Tu t’en vas,
frêle comme une vision,
Pareil à un
chien cassé, dans les ruelles,
Des hommes et
des bêtes cruelles
Te cachant, ô
toi le pestiféré,
Frappé à coups
de pied et abhorré,
Vivante et
ténébreuse pourriture
Qui cherche en
vain quelque nourriture
Dans les
pénombre impure des chemins
Qui vont comme
lui, sans but et sans fin !
De tout ici-bas
mon âme est lasse,
Lentement, tout
mon être s’efface,
Éphémère dessin
fait au crayon,
Voilé d’ombres
ou voilé de rayons,
Ces deux néants
incommensurables !
Comme une figure
sur le sable,
Le vent emporte
loin de l’univers
Son essence qui
lentement se perd
Et avec célérité
voyage
Dans les
gouffres noirs et les nuages.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 20 juin 2018
La grisaille de l'âme
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LA grisaille de l'âme
Parfois quand, l’hiver,
on se réveille
D’un sommeil
long et qu’on croit éternel,
Ne montrant
point sa lueur vermeille,
L’âme a la même
couleur que le ciel ;
Le cœur est
lourd comme ces nuages
Qui font pleurer
le firmament hagard
Et continuent à
faire leur voyage
En posant sur
nous de profonds regards ;
L’esprit est
sombre comme les nuées,
Ces fardeaux
ténébreux et aériens,
Et les pensées
par le vent remuées
Sont noires
comme l’orage qui vient !
Ô
incommensurable grisaille
Que celle qui
nous obscurcit le cœur
Et avec ses
ténèbres nous assaille
Ainsi qu’un
ennemi toujours vainqueur !
La jeunesse a
relui, le jour décline,
On ne voit plus
que quelques rares fleurs,
Et le soleil,
aussi loin que la Chine,
Ne reluit plus
sur nos vastes douleurs.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mardi 28 mars 2017
L'Adieu
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L'Adieu
Louis Janmot, Adieu (1861)
Sur son nuage, au-dessus de la mer,
La belle s’en va, rapide et blanche,
Loin de son amoureux au cœur amer,
Pareille à un oiseau quittant sa branche,
A ce rivage lointain et fané
Il est venu dire adieu à son âme,
A pleurer et à gémir condamné,
Voyant sa bien-aimée comme une flamme
S’éteindre lentement, victime des vents,
Flambeau jeté dans les sombres ondes
Que le triste amant contemple en rêvant
Et qui reluira dans l’autre monde ;
Voile errante qui s’envole toujours,
La beauté, elle, triste et légère,
Est bannie du monde en pleurant d’amour,
Apparition sublime et passagère
Qui marche sur les éternels flots verts
Comme jadis sur l’herbe parfumée,
Et quitte son amant et l’univers,
Incommensurable et chère fumée.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 27 mars 2017
L'Ange gardien
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l'ange gardien
Louis Janmot, L’Ange et la mère (entre 1835 et 1881)
Tandis
que le petit est bercé par sa mère,
Un
jeune ange prie pour sa vie éphémère,
Les
mains jointes, sous le firmament à genoux,
Et
semble aussi prier pour le monde et pour nous.
Cet
ange prosterné qui compte nos larmes
Pour
cet enfant rose se lamente et s’alarme
Et
dit, le cœur empli de vénération :
« Seigneur,
ayez pitié de votre création !
Faites
que cet enfant condamné à vivre
Lise
votre monde, qui est votre livre,
Faites
que cet enfant, Seigneur, ne souffre pas !
Ne
lui apprenez pas ce sombre mot : Trépas !
Qu’il
ait le sourire au front et au visage,
Qu’il
soit heureux et qu’il ne soit point un sage,
Qu’il
n’aille point un jour, seul, la tristesse au cœur,
Dans
les bois soupirer, las du Destin vainqueur ! »
Mais
en vain tu gémis, ange monotone,
Auprès
de ce printemps, assis dans ton automne !
Cet
enfant ne va pas demeurer innocent !
Ses
mains seront, peut-être un jour, souillées de sang,
Son
petit cœur sera souillé de tristesse,
Il
sera son hôte et elle son hôtesse
Qui
l’accueillera dans ce monde délabré
Et
par sa morne nuit toujours enténébré.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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vendredi 3 février 2017
Combat pour une âme
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combat pour une âme
Giacinto Gimignani, Un ange et un démon combattent pour l'âme d'un enfant (1615-1618)
C’est une bien étrange et terrifiante chose
Que ce combat pour un enfant à la chair rose
D’un ange et d’un diable, tous deux tendant la main
A ce commencement incertain d’être humain.
Surpris des deux lutteurs, blanc comme l’aurore,
Le petit, qui est mort, rayonne et ignore ;
Il se croit au berceau comme une épave au port,
Et c’est un vain mot qu’il ne connaît pas, la Mort !
L’ange et le diable hagard veulent tous deux son âme,
Le démon le conduire à son gouffre de flammes,
L’ange à son ciel radieux comme tous les petits,
Mais l’abîme béant et lourd appesantit
Cet enfant innocent qu’il berce et appelle
Et dont l’âme est comme lui délicate et belle !
Il n’est point de repos, même dans l’au-delà !
Etre petit, être faible et lutter, hélas !
Combattre pour mourir et combattre pour vivre !
Que va faire l’enfant et qui va-t-il suivre ?
C’est comme s’il songeait, mais il ne songe pas,
Il croit voir sa maman sans doute et son papa
Qui, prosternés devant son berceau blanc, pleurent
Ce jeune rayon qui a quitté leur demeure.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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