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soi contre soi Aujourd’hui nous apposerons un sceau sur leurs lèvres ; leurs mains nous parleront seules, et leurs pieds témoigneront de leurs actions. (Coran, 36, 65) « Une fois, dit Anas ibn Malik, nous étions Chez le Prophète, moi et d’autres compagnons. Le Prophète soudain rit ; « Pouvez-vous me dire, Demanda-t-il, ce qui me fait ainsi rire ? » On répondit : « Dieu le sait et son messager. » Le Prophète alors dit : « J’ai ri car j’ai songé À l’homme qui au jour où chaque mort se lève Dira à Dieu : “Avant que la vie ne s’achève Et après la vie, Dieu, ne m’as-tu pas promis, Que quand je serai à ton jugement soumis, Je serai jugé sans craindre l’injustice ?” “Oui”, lui répondra Dieu. “Alors que je choisisse, Reprend l’homme. Je veux être jugé, Seigneur, Par ce qui est comme moi.” “Sois donc ton meilleur Juge, dit Dieu, avec les anges qui écrivent Toutes tes actions dans ta vie et te suivent.” Un sceau est posé sur sa bouche, et c’est alors Qu’il est commandé à ses membres et son corps De parler à sa place, et qu’ils disent ses œuvres. Lorsque la parole reviendra à ses lèvres, Il s’écriera : “Soyez maudits et soyez morts ! |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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vendredi 30 juillet 2021
Soi contre soi
dimanche 3 mai 2020
Le château foncé
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le château foncé
Mon âme est un
château dans une plaine
Dont les pièces
sont de spectres pleines,
L’un dort et l’autre
lit dans le salon,
un autre
contemple comme un félon
Ses confrères,
en cachant sa dague noire
Qui dans les
ténèbres reluit sans gloire,
Tandis qu’un
autre, en se tenant loin,
Mange des choses
immondes dans un coin.
Assailli par le
soleil et la pluie,
Larme que le
temps peu à peu essuie,
Il s’enfonce
lentement sous les fleurs,
Chiffon déchiré
qui boit sa douleur
Et se noie dans
des flots invisibles.
De toute la
nature il est la cible :
La foudre le
frappe comme un fouet,
Des vents sans
pitié il est le jouet,
Et la tempête,
capricieuse fille,
Dans la vaste
création l’éparpille.
Cela me réjouit
de penser, parfois,
Qu’il y a
partout des poussières de moi
À l’intérieur du
ciment du monde,
Dans les forêts,
les déserts et les ondes,
Que l’univers
est plein de mes débris,
Ces éphémères et
effrayants cris,
Et que mes
pensées que rien ne voile
Dans le ciel
deviennent des étoiles.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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