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POINT DE VUE SUR l'infini L’infini hante nos rêves Et emplit de vénération Toutes les mortelles nations Dont la vie est sombre et brève. C’est une éternelle quête Et c’est un immense chemin Que tous les ténébreux humains Traversent dans la tempête, Les uns allant à l’abîme, Les autres au salutaire port Et au soleil magnanime, Tous croyant trouver un havre, Une oasis ou bien un fort, Ou une aile qui de loin s’ouvre. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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vendredi 1 novembre 2024
Point de vue sur l’infini
jeudi 21 mars 2024
Hiren, Loup de l’Infini
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hiren, loup de l'infini Hiren, empli de lui-même, Allait sous les lunes blêmes, Toujours se métamorphosant, Oiseau étrange, se posant Sur l'ombre comme une branche, Fuyant les aurores blanches, S'écartant des sentiers vermeils Où reluit le radieux soleil, Évitant les routes publiques, Aimant la terreur antique Berceuse de monstres nombreux Et tous les replis ténébreux Que voit seulement le poète. Ce qu'aimait son âme inquiète C'était le hurlement hagard De la nature et ses hasards, C'était la nuit interminable, Dangereuse et impérissable, Qu'il pétrissait de ses deux mains, Loin des enchantements humains. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
dimanche 30 juillet 2023
Cartes postales (100)
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CARTES POSTALES (100) Est-ce que la route nous prend Ou prenons-nous la route ? La route nous envoûte Avec ses charmes errants, La route comprend et sait Ce que l’homme désire, Souvent elle soupire En exauçant nos souhaits, Souvent, son sombre regard Tombe sur l’homme sombre Dont le cœur est plein d’ombre Et dont l’esprit est hagard. Ne sommes-nous pas conduits Par de sinistres étoiles Jusqu’à ce que se dévoile, Notre destin dans la nuit, Par des vents impétueux Et des forces obscures, Loin de toute la nature, Loin de la terre et des cieux ? Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
vendredi 24 février 2023
Carte postale (31)
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CARTES POSTALES (31) Sur les rails de l’absolu S’en vont nos vies toujours lentes Emplies de ce qui n’est plus Et d’espérances violentes. Nous ne prenons avec nous Que quelques menus bagages Posés sur nos vains genoux. L’homme divin et sage Sait que tout est illusion, Que dans le brouillard immense Les lueurs et les visions, Tout ce qui vit et pense, Tout ce qui chante et qui va, Tout ce qui vole et marche, Est emporté çà et là Par la Mort dans son arche. L’homme contemple le ciel Et ses frêles nuages, Éphémère et éternel, Sombre et beau paysage, Proche et lointain, et hagard, Perdu dans l’infini sombre, Son insondable regard Compte les rayons sans nombre. |
vendredi 6 mars 2020
La griffe de l'Infini
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la griffe de L'infini
Ô épidémie
dévastatrice
Qui se répand
comme un feu allumé
Dans le monde
tremblant et enflammé !
Virus qui nous
rappelle avec malice
Que nous sommes
vains et éphémères
Et que seul
notre orgueil est géant,
Virus qui nous
rappelle nos néants
Ainsi que notre
vérité amère,
Notre fragilité
et nos faiblesses
Et qu’il suffit d’un
rien pour nous tuer,
Pauvres êtres
toujours infatués
Jusqu’à ce que l’Infini
les blesse
Avec sa griffe large
et sanglante
Qui torture sans
répit notre chair
Aussi frêle que
de l’eau ou de l’air
Et qui devient
tempête violente !
L’homme qui
croit être un héros épique,
Un conquérant et
un dominateur,
L’homme qui
défie tous les prédateurs
Vaincu par un
ennemi microscopique
Qui se cache
sous le lit et dans l’armoire,
Dans l’air, dans
les étoiles et les transports !
L’Infini n’est-il
pas donc le plus fort
Et ne sont-elles
pas vaines, nos gloires ?
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
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23:06
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dimanche 27 janvier 2019
Infini de rue
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infini de rue
Tenant
la main à deux cafés minables
Et
à d’antiques et petites maisons,
La
vaste rue allait, interminable
Sous
le soleil éteint de la saison.
Elle
marchait avec les marcheurs blêmes
Appesantis
de leurs pesants manteaux,
Et
semblait avoir froid elle-même
Et
espérer les climats orientaux,
Elle
implorait les vieux réverbères
Cassés
comme le dos d’un portefaix,
Ténébreux
gibets sans lumière,
De
reluire comme le soleil fait,
Elle
rêvait d’un ciel plus limpide
D’aurores,
de brises et de printemps,
Tandis
que des passants les pas rapides
La
chagrinaient comme le mauvais temps !
Elle
semblait une vaste mer grise
Dont
les deux rivages sont les trottoirs,
De
tous ses marins toujours éprise,
Et
dont les flots ne peuvent se mouvoir,
Sur
l’homme qui va et l’homme qui erre
Veillant,
montrant et cachant le chemin,
Triste,
malgré tout, comme un pauvre hère
Au
ventre balafré comme sa main.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 26 novembre 2018
Paysages
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paysages
Je
tremble de cette mer sans clémence
Qui
s’étend, infinie, devant mes yeux,
Comme
le ciel au-dessus d’elle immense,
Cachant
au fond d’elle un soleil radieux,
Cette
montagne, si haute et si fière,
Et
qui règne sur un peuple inconnu,
Me
confond par sa majesté altière,
Pareille
à un spectre à minuit venu,
Ces
forêts qui donnent envie de se perdre,
Ces
enchantements, ces vastes sentiers,
Ces
dédales qui donnent des ordres
A
la nature et au monde entier,
Tout
cela me terrifie et m’emmène
A
des pays que je ne connais pas,
Loin
de toutes les contrées humaines,
A
la beauté peut-être, ou au trépas,
Au
paradis ou à la géhenne !
Tous
les chemins, déserts ou parfumés,
Sont
dangereux, toutes les routes vaines
Me
conduisent loin de mes bien-aimés !
Ô
paysages souriants et pleins de zèle,
Rivages
infinis, noirs firmaments,
Ne
me prenez pas, ce soir, sur votre aile,
Je
frissonne de vos gouffres charmants !
Ne
me montrez pas vos vastes dédales,
Vous
êtes infinis à faire peur !
Je
me perds dans vos étendues fatales,
Comme
dans le ciel le parfum des fleurs.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 30 septembre 2018
Cœur infini
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CŒUR infini
Avec la
tristesse d’un lac tranquille
Qui s’étend sous
le beau soleil radieux,
Mon cœur
s’étend, loin des bruyantes villes,
Autre ciel qui
reluit sous les cieux.
Sur terre, mes
ondes sont mes nuages,
Il n’y a point
de havre, il n’y a point de port,
Mon cœur n’a
point de grève ou de rivage,
Et il est infini
comme la mort ;
Maintes bêtes
errent dans les entrailles
De ce lac
profond, maints monstres luisants,
Et à son fond
des restes de bataille
Sont jetés avec
des trésors pesants,
Et puis de la
méchante ferraille
Et quelques lettres
d’amoureux défunts,
Des choses
rouillées, des choses qui raillent,
Un vaste chaos
sans forme et sans fin,
Et pourtant, le
vent chante à la surface
Et fait trembler
les vagues nénuphars,
Les flots
caressent les herbes lasses
Et la nuit remue
son flambeau blafard.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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