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le château foncé
Mon âme est un
château dans une plaine
Dont les pièces
sont de spectres pleines,
L’un dort et l’autre
lit dans le salon,
un autre
contemple comme un félon
Ses confrères,
en cachant sa dague noire
Qui dans les
ténèbres reluit sans gloire,
Tandis qu’un
autre, en se tenant loin,
Mange des choses
immondes dans un coin.
Assailli par le
soleil et la pluie,
Larme que le
temps peu à peu essuie,
Il s’enfonce
lentement sous les fleurs,
Chiffon déchiré
qui boit sa douleur
Et se noie dans
des flots invisibles.
De toute la
nature il est la cible :
La foudre le
frappe comme un fouet,
Des vents sans
pitié il est le jouet,
Et la tempête,
capricieuse fille,
Dans la vaste
création l’éparpille.
Cela me réjouit
de penser, parfois,
Qu’il y a
partout des poussières de moi
À l’intérieur du
ciment du monde,
Dans les forêts,
les déserts et les ondes,
Que l’univers
est plein de mes débris,
Ces éphémères et
effrayants cris,
Et que mes
pensées que rien ne voile
Dans le ciel
deviennent des étoiles.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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dimanche 3 mai 2020
Le château foncé
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