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POINT DE VUE SUR UNe rue La rue est emplie d’êtres, De pensées et de cœurs, Qu’on voit par la fenêtre, Avec maintes lueurs. La rue est emplie d’âmes, De fantômes, d’esprits, D’hommes et de femmes Et de rêves chéris. La rue est vivante Et pareille aux vivants, Et emplie d’épouvante Et de songes sombres Que dispersent les vents Et que mange l’ombre. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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mercredi 5 juin 2024
Point de vue sur une rue
lundi 6 mai 2019
Mon amour de jeunesse
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mon amour de jeunesse
Le temps passe
et nous vieillissons, ma belle,
Mais dans mes
souvenirs tu as vingt ans,
Aussi fraîche qu’une
fleur du printemps
Et aux arrêts du
Destin rebelle.
Tu n’as pas
changé. Ta grande chevelure
Est remplie du
même parfum radieux ;
Tu es toujours
jeune, et moi toujours vieux,
Et ton âme d’enfant
est toujours pure !
Tes yeux rieurs
sont toujours les mêmes
Et ton sourire
est charmant et vainqueur,
Et je t’aime
encore de tout mon cœur,
D’un amour
absolu et suprême !
Tes doigts, pareils
aux doigts de l’Aurore,
Sont restés très
blancs, très doux, très petits,
Aucun fardeau
hideux n’appesantit
Ton esprit léger
qui brille encore !
Tes joues ont la
couleur de ton âme,
Et mon âme a la
couleur de tes yeux !
Que fais-tu
ici-bas ? Retourne aux cieux
Qui sont ton
pays, angélique femme !
Tu es la
tendresse qu’il me reste,
Je t’aime, ma
beauté, comme je peux,
Pas assez, ou
beaucoup trop, ou trop peu,
Mais mon cœur en
pensant à toi est vaste.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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vendredi 3 mai 2019
Lettre de démission
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LEttre de démission
Dieu de tout, je
vous présente, en rêvant,
Ma démission du
poste de vivant,
En espérant,
tant ma foi est grande,
Que vous accéderez
à ma demande
Et de votre
serviteur éternel
Ferez le plus
heureux des vains mortels,
Empli d’une
gratitude profonde.
Je n’ai pas ma
place dans votre monde
Ni nulle part
dans le vaste univers,
Et c’est
pourquoi je vous écris ces vers
Qui ont la forme
d’une prière.
Pour comprendre
il me faut vos lumières :
Pourquoi donc
avoir créé tout cela
Qui est condamné
à périr, hélas,
Et pourquoi nous
avoir donné la vie
Alors qu’elle va
nous être ravie ?
Je ne comprends
pas vos obscurs desseins,
Ce que je fais
ici et mon destin.
Pour toutes ces
raisons, je démissionne
De la vie qu’à
notre insu on nous donne ;
Je sais que je n’ai
rien à faire ici,
Et j’espère que
vous lirez ceci,
Non comme on
lirait de sombres offenses,
Mais avec
attention et clémence.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 1 mai 2019
Lettre de motivation
|
lettre de motivation
Madame,
Monsieur, j’ai l’honneur de vous écrire
En espérant
devenir votre moins-que-rien,
Et qu’un jour je
serai, si vous le voulez bien,
Votre esclave
qui a toujours le sourire.
Je ne suis,
Madame, Monsieur, qu’un pauvre hère ;
C’est vous qui
êtes reine et vous qui êtes roi,
Et moi je vous
implore avec joie et effroi
De bien vouloir
mettre fin à ma misère.
Sachez donc que
j’ai fait de longues études,
Que j’ai lu tout
Hugo, que je sais le latin,
Pour être enfin,
au sein de votre magasin,
Parfait dans le
rayon légumes, tâche rude,
J’en suis
conscient, mais au sein de la bibliothèque
De l’université
emplie de grands auteurs
Où j’ai pu
obtenir mon titre de docteur,
J’étais pareil à
un musulman à la Mecque.
Je vous prie
enfin, cher Monsieur, chère Madame,
De croire en l’expression
de mes beaux sentiments
Avant que jeter
du haut du bâtiment
Ces vers au
conteneur qui vous les réclame.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
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mercredi 24 avril 2019
Au pays de Cocagne
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au pays de cocagne
Avant l’âge
triste de la raison,
Je rêvais d’un
pays où tout se mange
Et où tout, l’herbe,
le ciel, les maisons,
Au gré de mes
caprices soudain change.
Je cherchais,
jamais triste et jamais las,
Dans mon vaste
pays de Cocagne,
La maison à la
porte en chocolat
Aussi grande qu’une
grande montagne,
La demeure qui
monte jusqu’au ciel
Dont les
fenêtres étaient de biscuits faites,
Qui était toute
couverte de miel
Avec une fraise
sur la tête,
La vieille
chaumière, le vieux château,
L’un aussi grand
que l’autre était petite,
Et qui étaient
de savoureux gâteaux
Avec des bonbons
et des pépites !
Je mangeais, car
tout était délicieux,
J’entrais, les
portes étaient ouvertes,
Comme un lapin
je sautais sous les cieux
Et j’allais dans
l’herbe sucrée et verte,
Et je me
penchais sur tous les ruisseaux
Pour boire mon
jus d’orange ou de pomme ;
Rêve, je fus
baptisé dans ton eau,
Pour que je
devinsse plus qu’un homme.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 12 février 2018
Conte: Histoire d'un lion qui voulait se venger de l'homme (Partie V)
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CONTE: HISTOIRE D'UN LION QUI VOULAIT SE VENGER DE L'HOMME (PARTIE V)
V. La quatrième rencontre, après laquelle le lion
rencontra l’homme
Le lion voit devant lui une masse énorme
Qui marche pesamment, colossale et difforme.
Il se retient pour ne pousser un grand
cri.
Les pieds de ce géant comme lui sont
tout gris,
C’étaient des colonnes montant jusqu’aux
étoiles !
Ses vastes oreilles ressemblaient à deux
voiles,
Son nez à un arbre de branches
dépouillé.
« Voilà donc l’homme ! dit le lion
émerveillé,
Maintenant il faut combattre et il faut
être brave. »
Il s’avance : « Homme dont
tout est l’esclave !
S’écrie-t-il, meurtrier vil de mes deux
parents !
Je vais te combattre et te maudire en
mourant !
Luttons jusqu’à la mort. » « Brave
lion, tu te trompes.
Je ne suis point l’homme, non !
avec ma trompe
Et mes grosses pattes, j’amuse ses
enfants,
Alors qu’à ses côtés autrefois
triomphant,
Je partais avec lui aux champs de
bataille. »
« Toi aussi, tu le sers ! Ah,
le destin me raille !
Je sais qu’il est puissant, que je suis
en danger,
Mais j’ai promis à ma mère de la venger
Et ne serai jamais un lâche parjure. »
« Tu es la plus noble, lion, des
créatures,
Digne d’être le roi de tous les animaux.
Il te craint plus que moi et plus que le
chameau,
Va donc le combattre et que Dieu te
bénisse,
Je vais prier, ce soir, pour que tu
réussisses. »
Le lion poursuit sa route, à son grand
combat prêt,
Quand il voit tout à coup, sortant d’une
forêt,
Un pauvre être chétif, pâle comme un
malade,
Et qu’il prend en pitié, le croyant bien
maussade.
Il lui demande avec douceur, sans l’effrayer :
« Sais-tu où est l’homme ? car
je vais essayer
De le tuer, afin de venger mère et père. »
« Oui, je le sais, répond le frêle
être, et j’espère
Que tu le combattras et tu seras
vainqueur,
Oui, je l’espère, grand lion, et de tout
mon cœur !
Car je souffre comme toi de ses
injustices
Et il m’a fait faire tant de sacrifices !
Mais avant, aide-moi, ô grand lion, s’il
te plaît,
A fendre ce tronc d’arbre, et je suis
ton valet. »
Le lion introduit ses pattes dans la
fente
Formée par un coin très enfoncé. Sans
attente,
Un coup de hache le fait sauter, et le
lion
Est piégé comme un ver dans un vaste
sillon.
« Je suis l’homme ! s’écrie
alors le petit être,
Avec Dieu du monde tremblant je suis le
maître !
Tu voulais me tuer ? Tu es entre
mes mains,
Imbécile qui vient pour braver les
humains ! »
Et méchamment, avec un rire de tempête,
L’homme avec sa hache lui fend bientôt
la tête.
[FIN DU CONTE: HISTOIRE D'UN LION QUI VOULAIT DE VENGER DE L'HOMME]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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samedi 10 février 2018
Conte: Histoire d'un lion qui voulait se venger de l'homme (Partie IV)
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CONTE: HISTOIRE D'UN LION QUI VOULAIT SE VENGER DE L'HOMME (PARTIE iv)
IV. La troisième rencontre
Épouvanté, le lion continue cependant
Sa marche éternelle, flairant et
attendant,
Et s’arrête soudain, comme en voyant le
diable,
Devant un colosse sombre et formidable
Portant deux grandes tours sur son
immense dos.
« Qu’est-ce que ce géant qui porte
des fardeaux ?
Se demande le lion, ma fin est imminente !
Mais si elle me tue, la bête
surprenante,
J’aurais tenté, au moins, de venger mes
parents. »
D’une voix tremblante à ce monstre
effarant
Le lion demande : « Es-tu l’homme ?
C’est toi, sans doute ! »
« L’homme ? s’écrie la bête,
évite sa route,
Ne marche pas dans le même sentier que
lui
Et si tu le trouves ne te bats pas et
fuis !
Je suis son serviteur. Ce monstre m’humilie,
Je m’incline devant lui quand il vient,
et plie
Mes genoux pour porter sa femme et ses
enfants
Et même la maison de ce dieu triomphant !
Je parcours le désert quand il me l’ordonne
Et, fidèle, jamais je ne l’abandonne,
Je brave la tempête et les grands
ouragans
Pour l’homme volage, ce seigneur arrogant
Qui maintes fois oublie de me donner à
boire. »
L’âme de notre lion s’emplit d’une peur
noire ;
« L’homme est bien terrifiant et
fort, en vérité !
Se dit-il, de me voir il sera irrité,
Mais je ne serai point un jour son
esclave,
Allons, s’il faut mourir, alors mourons
en brave ! »
Et le lion continue devant lui à marcher
Et en craignant l’homme veut toujours le
chercher.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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vendredi 9 février 2018
Conte: Histoire d'un lion qui voulait se venger de l'homme (Partie III)
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CONTE: HISTOIRE D'UN LION QUI VOULAIT SE VENGER DE L'HOMME (PARTIE IiI)
III. La deuxième rencontre que le lion fit dans la
forêt
La majestueuse et puissante bête
Répond, sans avoir peur, au lion qui l’arrête :
« Non, lion, je ne suis pas l’homme,
mais je le sers. »
« Comment ! s’écrie le lion,
il t’accable de fers !
Est-il aussi puissant que toi et aussi
brave ? »
« L’homme est mon maître et moi je
suis son esclave,
Pour que je sois soumis et aussi moins
ardent,
Avec un morceau de fer il brise mes
dents ;
Pour que je ne sois pas à son confort
rebelle,
Il ploie mon dos avec une lourde selle ;
Dans mes pieds fatigués il enfonce des
clous
Pour que je sois aussi rapide que les
loups.
Hélas, je ne suis point l’homme que tu
cherches ! »
« Où puis-je le trouver ? »
« Devant toi toujours marche
Et tu le trouveras, où il va te trouver !
Sauve-moi, alors, ou essaie de te
sauver. »
Le lion rugit. Toute la nuit il voyage
Et rêve de combats et de grands ravages.
A l’aube, il aperçoit un être menaçant,
Brandissant deux cornes sur sa tête,
passant
Tranquillement devant lui, sûr de sa
force,
Sans trembler, pareil à la robuste
écorce
Qui ne tressaille point de l’orage rampeur.
Pour la première fois de sa vie il a
peur,
Songe d’abord à fuir, puis reprend
courage,
A la grande bête qui lui fait ombrage
Demandant : « Serais-tu l’homme ? »
« Ah ! Malheureux !
S’écrie la bête, quel nom sinistre et
affreux
Viens-tu de prononcer ! Non, je ne
suis pas l’homme,
Mais c’est ainsi que dans ce monde
horrible on nomme
Celui qui est mon pire ennemi, et dont
je suis
La propriété, que dans ses champs je
suis
Pour les labourer, qui n’hésite pas à
prendre
Le lait de mes enfants sans songer à les
rendre,
Car ils deviennent aussi en grandissant
son bien.
L’homme ! il est inhumain et croit
que tout est sien !
En plus de ses fardeaux, en plus de ses
sillons,
Ce barbare me pique avec un aiguillon,
Et quand je vieillis, il me tue et me
mange
Et de mes cornes fait des jouets
étranges
En se couvrant les pieds de ma bien
chaude peau.
Tu cherches l’homme, ô lion ? C’est
le sombre suppôt
Du diable ! Que dis-je ? c’est
le diable lui-même !
Fuis-le, insensé ! » Et le
lion devient blême.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 7 février 2018
Conte: Histoire d'un lion qui voulait se venger de l'homme (Partie II)
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CONTE: HISTOIRE D'UN LION QUI VOULAIT SE VENGER DE L'HOMME (PARTIE Ii)
II. La rencontre que fit le lion en cherchant l’homme
Un an passa. Toujours abhorrant notre
engeance,
Les spectres de sa mère et de sa
vengeance
Hantaient notre lionceau devenu un grand
lion,
Contre tous les hommes vivants en
rébellion.
Il ressemblait maintenant à son défunt
père,
Et le désert était son royaume prospère,
Car aucun animal n’osait le quereller.
Le brave tigre était son serviteur zélé,
Le loup était son humble esclave, et les
bêtes
Craignaient son rugissement fort comme
la tempête.
« Elle est venue enfin, l’heure du
châtiment ! »
Se dit le terrible lion, de son pâtiment
Se souvenant toujours, et de la mort
sombre
De son père et de sa mère, ces deux
ombres.
Le voilà qui part, avec courroux
cherchant
L’homme, ce criminel, et vaillamment
marchant
Pendant trente jours et trente nuits, de
l’aurore
Au soir, puis se mettant à voyager encore.
Il passe des fleuves, escalade des
monts,
Traverse des jungles, pour trouver ce
démon
Qui tua ses parents, par plateaux et
plaines
Va, et la Nature de son courroux est
pleine ;
En vain ! Rien ne lui dit où est le
meurtrier.
Un soir, pourtant, il voit un animal
altier
Dont il ne sait le nom, les naseaux
blancs d’écume
Et pareils à une forge chaude qui fume,
De grande taille, l’œil sombre mais
fulgurant,
Et dans l’immensité sans lassitude
errant.
Le lion bondit devant lui, prêts aux
grands ravages,
Et lui demande en lui barrant le passage
Et en rugissant d’un air sinistre et
méchant :
« Es-tu l’homme ? réponds, ou tu
meurs sur-le-champ. »
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mardi 6 février 2018
Conte: Histoire d'un lion qui voulait se venger de l'homme (Partie I)
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CONTE: histoire d'un lion qui voulait se venger de l'homme (PARTIE i)
I. Le testament d’une lionne, sur le point d’expirer
Le brave lion,
terreur des bois et des déserts
A qui on compare
ceux qui brisent leurs fers,
Venait de
succomber à ses larges blessures,
Blessé par l’homme
traître et à la main sûre.
La lionne, sa
compagne, à qui on a ôté
La vie, expire
avec un râle à ses côtés
Et lutte avec de
vains hurlements farouches
Contre la mort
qui la poursuit comme une mouche,
En se tordant d’une
bien horrible façon.
Un lionceau,
près d’elle, qui est son seul garçon,
Ne sachant point
comment exercer son courage,
Pleure, court,
bondit, fou de douleur et de rage,
Puis retourne
lécher les plaies de sa maman
Dont le sang tout
rouge jaillit abondamment.
« Approche,
mon cher fils, dit faiblement la lionne,
La vie en cet
instant me quitte et m’abandonne,
Je te charge de
la mission de nous venger. »
« De qui,
pauvre mère ? » « De l’ignoble étranger
Qui s’appelle l’homme,
qui envahit et souille
Nos paisibles
forêts, ainsi que la rouille
Souille le fer
luisant. » « Par le sable mouvant,
Par les grands
chênes, dit le petit en rêvant,
Par le calme
ruisseau et par le ciel auguste,
Ma vengeance
sera terrible et sera juste. »
« Prends
garde, mon cher fils ! car l’homme est fort rusé
Comme il est
fort méchant. Ne sois pas abusé
Par son
apparente mais fausse faiblesse. »
« Je
grandirai, maman, et si le Ciel me laisse
Vivant, je
parcourrai le monde des humains.
Malheur à ceux
que je verrai sur mon chemin !
Je les briserai
tous et briserai leurs patries
Ainsi que le
potier brise une poterie. »
Contente de voir
son lionceau déjà vaillant,
La lionne expire
sous les coups de l’assaillant.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mardi 9 mai 2017
Conte: La fille d'une reine de fées (Partie XIII)
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CONTE: LA FILLE D'UNE REINE DE FÉES (PARTIE XIiI)
La fille d'une reine de fées (Partie I)
La fille d'une reine de fées (Partie II) La fille d'une reine de fées (Partie III)
XIII. Ce que fit Hassan pour sauver sa famille, et ce que devint le traître Loki
Hassan finit par voir une vieillarde frêle
Et se précipite, désespéré, vers elle
En lui demandant où se trouve la prison
De son épouse Ida captive sans raison
Avec ses deux enfants innocents aux joues roses
Qu’on persécute avec leur mère, et qu’on ose
Emprisonner aussi, petits oiseaux bénis
Qu’on met dans une cage et qu’on arrache au nid.
La vieille femme pleure en entendant ses plaintes,
Et sur son visage ridé la douleur peinte,
Elle dit à Hassan : « Sachez que j’ai été
La nourrice d’Ida, dont la douce beauté
A grandi dans mes bras, dormant mal mais aimée,
Fleur qui avant de s’épanouir est parfumée.
On m’a permis d’aller lui prodiguer mes soins,
Et si d’une vieille femme elle a besoin,
Je l’aiderai, malgré les affres de l’âge
Qu’on ne peut éviter et que rien ne soulage.
Sachez aussi qu’elle est gardée par des guerriers
Sans pitié ni honneur, violents et meurtriers. »
« Je vaincrai, réplique Hassan ; je vais te suivre,
Ma femme, mes enfants et vous allez vivre. »
Il la suit, en effet, et ses yeux étonnés
Ne peuvent plus le voir ; il a mis son bonnet.
Dans la prison d’Ida avec elle il entre
Puis ôte son bonnet et à Ida se montre.
Elle en pleure de joie, et à son bon époux
Demande le pardon, tombée à ses genoux.
Hassan lui pardonne et doucement la relève,
Il disparait soudain comme un vague rêve,
Vole au gardien ses clefs, et jusqu’au dernier
Libère sans tarder les tristes prisonniers,
Frappe sur son tambour, et une vaste armée
Occit l’armée ennemie, bien vite désarmée,
Puis il demande à sa balle, loin de Wak-Wak,
De les transporter tous jusqu’au château du lac.
Il remercie les deux sœurs une fois encore,
Retourne à Bassora à la première aurore
Avec ses deux enfants et sa femme, très heureux
Vivant sous leur grand toit, aidant les miséreux.
Et Loki ? il prit son trésor, voleur et traître,
Mais il ne tarda pas à trouver ses maîtres,
Et fut volé, à son tour, par de vils brigands,
Devint fou, et dans les rues alla divaguant.
[FIN DU CONTE: LA FILLE D'UNE REINE DE FÉES]
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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