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mercredi 5 juin 2024

Point de vue sur une rue

POINT DE VUE SUR UNe rue

La rue est emplie d’êtres,
De pensées et de cœurs,
Qu’on voit par la fenêtre,
Avec maintes lueurs.

La rue est emplie d’âmes,
De fantômes, d’esprits,
D’hommes et de femmes
Et de rêves chéris.

La rue est vivante
Et pareille aux vivants,
Et emplie d’épouvante

Et de songes sombres
Que dispersent les vents
Et que mange l’ombre.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

lundi 6 mai 2019

Mon amour de jeunesse

mon amour de jeunesse

Le temps passe et nous vieillissons, ma belle,
Mais dans mes souvenirs tu as vingt ans,
Aussi fraîche qu’une fleur du printemps
Et aux arrêts du Destin rebelle.

Tu n’as pas changé. Ta grande chevelure
Est remplie du même parfum radieux ;
Tu es toujours jeune, et moi toujours vieux,
Et ton âme d’enfant est toujours pure !

Tes yeux rieurs sont toujours les mêmes
Et ton sourire est charmant et vainqueur,
Et je t’aime encore de tout mon cœur,
D’un amour absolu et suprême !

Tes doigts, pareils aux doigts de l’Aurore,
Sont restés très blancs, très doux, très petits,
Aucun fardeau hideux n’appesantit
Ton esprit léger qui brille encore !

Tes joues ont la couleur de ton âme,
Et mon âme a la couleur de tes yeux !
Que fais-tu ici-bas ? Retourne aux cieux
Qui sont ton pays, angélique femme !

Tu es la tendresse qu’il me reste,
Je t’aime, ma beauté, comme je peux,
Pas assez, ou beaucoup trop, ou trop peu,
Mais mon cœur en pensant à toi est vaste.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

vendredi 3 mai 2019

Lettre de démission

LEttre de démission

Dieu de tout, je vous présente, en rêvant,
Ma démission du poste de vivant,
En espérant, tant ma foi est grande,
Que vous accéderez à ma demande
Et de votre serviteur éternel
Ferez le plus heureux des vains mortels,
Empli d’une gratitude profonde.
Je n’ai pas ma place dans votre monde
Ni nulle part dans le vaste univers,
Et c’est pourquoi je vous écris ces vers
Qui ont la forme d’une prière.
Pour comprendre il me faut vos lumières :
Pourquoi donc avoir créé tout cela
Qui est condamné à périr, hélas,
Et pourquoi nous avoir donné la vie
Alors qu’elle va nous être ravie ?
Je ne comprends pas vos obscurs desseins,
Ce que je fais ici et mon destin.
Pour toutes ces raisons, je démissionne
De la vie qu’à notre insu on nous donne ;
Je sais que je n’ai rien à faire ici,
Et j’espère que vous lirez ceci,
Non comme on lirait de sombres offenses,
Mais avec attention et clémence.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

mercredi 1 mai 2019

Lettre de motivation

lettre de motivation

Madame, Monsieur, j’ai l’honneur de vous écrire
En espérant devenir votre moins-que-rien,
Et qu’un jour je serai, si vous le voulez bien,
Votre esclave qui a toujours le sourire.

Je ne suis, Madame, Monsieur, qu’un pauvre hère ;
C’est vous qui êtes reine et vous qui êtes roi,
Et moi je vous implore avec joie et effroi
De bien vouloir mettre fin à ma misère.

Sachez donc que j’ai fait de longues études,
Que j’ai lu tout Hugo, que je sais le latin,
Pour être enfin, au sein de votre magasin,
Parfait dans le rayon légumes, tâche rude,

J’en suis conscient, mais au sein de la bibliothèque
De l’université emplie de grands auteurs
Où j’ai pu obtenir mon titre de docteur,
J’étais pareil à un musulman à la Mecque.

Je vous prie enfin, cher Monsieur, chère Madame,
De croire en l’expression de mes beaux sentiments
Avant que jeter du haut du bâtiment
Ces vers au conteneur qui vous les réclame.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

mercredi 24 avril 2019

Au pays de Cocagne

au pays de cocagne

Avant l’âge triste de la raison,
Je rêvais d’un pays où tout se mange
Et où tout, l’herbe, le ciel, les maisons,
Au gré de mes caprices soudain change.

Je cherchais, jamais triste et jamais las,
Dans mon vaste pays de Cocagne,
La maison à la porte en chocolat
Aussi grande qu’une grande montagne,

La demeure qui monte jusqu’au ciel
Dont les fenêtres étaient de biscuits faites,
Qui était toute couverte de miel
Avec une fraise sur la tête,

La vieille chaumière, le vieux château,
L’un aussi grand que l’autre était petite,
Et qui étaient de savoureux gâteaux
Avec des bonbons et des pépites !

Je mangeais, car tout était délicieux,
J’entrais, les portes étaient ouvertes,
Comme un lapin je sautais sous les cieux
Et j’allais dans l’herbe sucrée et verte,

Et je me penchais sur tous les ruisseaux
Pour boire mon jus d’orange ou de pomme ;
Rêve, je fus baptisé dans ton eau,
Pour que je devinsse plus qu’un homme.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

lundi 12 février 2018

Conte: Histoire d'un lion qui voulait se venger de l'homme (Partie V)

CONTE: HISTOIRE D'UN LION QUI VOULAIT SE VENGER DE L'HOMME (PARTIE V)


V. La quatrième rencontre, après laquelle le lion rencontra l’homme

Le lion voit devant lui une masse énorme
Qui marche pesamment, colossale et difforme.
Il se retient pour ne pousser un grand cri.
Les pieds de ce géant comme lui sont tout gris,
C’étaient des colonnes montant jusqu’aux étoiles !
Ses vastes oreilles ressemblaient à deux voiles,
Son nez à un arbre de branches dépouillé.
« Voilà donc l’homme ! dit le lion émerveillé,
Maintenant il faut combattre et il faut être brave. »
Il s’avance : « Homme dont tout est l’esclave !
S’écrie-t-il, meurtrier vil de mes deux parents !
Je vais te combattre et te maudire en mourant !
Luttons jusqu’à la mort. » « Brave lion, tu te trompes.
Je ne suis point l’homme, non ! avec ma trompe
Et mes grosses pattes, j’amuse ses enfants,
Alors qu’à ses côtés autrefois triomphant,
Je partais avec lui aux champs de bataille. »
« Toi aussi, tu le sers ! Ah, le destin me raille !
Je sais qu’il est puissant, que je suis en danger,
Mais j’ai promis à ma mère de la venger
Et ne serai jamais un lâche parjure. »
« Tu es la plus noble, lion, des créatures,
Digne d’être le roi de tous les animaux.
Il te craint plus que moi et plus que le chameau,
Va donc le combattre et que Dieu te bénisse,
Je vais prier, ce soir, pour que tu réussisses. »
Le lion poursuit sa route, à son grand combat prêt,
Quand il voit tout à coup, sortant d’une forêt,
Un pauvre être chétif, pâle comme un malade,
Et qu’il prend en pitié, le croyant bien maussade.
Il lui demande avec douceur, sans l’effrayer :
« Sais-tu où est l’homme ? car je vais essayer
De le tuer, afin de venger mère et père. »
« Oui, je le sais, répond le frêle être, et j’espère
Que tu le combattras et tu seras vainqueur,
Oui, je l’espère, grand lion, et de tout mon cœur !
Car je souffre comme toi de ses injustices
Et il m’a fait faire tant de sacrifices !
Mais avant, aide-moi, ô grand lion, s’il te plaît,
A fendre ce tronc d’arbre, et je suis ton valet. »
Le lion introduit ses pattes dans la fente
Formée par un coin très enfoncé. Sans attente,
Un coup de hache le fait sauter, et le lion
Est piégé comme un ver dans un vaste sillon.
« Je suis l’homme ! s’écrie alors le petit être,
Avec Dieu du monde tremblant je suis le maître !
Tu voulais me tuer ? Tu es entre mes mains,
Imbécile qui vient pour braver les humains ! »
Et méchamment, avec un rire de tempête,
L’homme avec sa hache lui fend bientôt la tête. 

[FIN DU CONTE: HISTOIRE D'UN LION QUI VOULAIT DE VENGER DE L'HOMME]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

samedi 10 février 2018

Conte: Histoire d'un lion qui voulait se venger de l'homme (Partie IV)

CONTE: HISTOIRE D'UN LION QUI VOULAIT SE VENGER DE L'HOMME (PARTIE iv)


IV. La troisième rencontre

Épouvanté, le lion continue cependant
Sa marche éternelle, flairant et attendant,
Et s’arrête soudain, comme en voyant le diable, 
Devant un colosse sombre et formidable
Portant deux grandes tours sur son immense dos.
« Qu’est-ce que ce géant qui porte des fardeaux ?
Se demande le lion, ma fin est imminente !
Mais si elle me tue, la bête surprenante,
J’aurais tenté, au moins, de venger mes parents. »
D’une voix tremblante à ce monstre effarant
Le lion demande : « Es-tu l’homme ? C’est toi, sans doute ! »
« L’homme ? s’écrie la bête, évite sa route,
Ne marche pas dans le même sentier que lui
Et si tu le trouves ne te bats pas et fuis !
Je suis son serviteur. Ce monstre m’humilie,
Je m’incline devant lui quand il vient, et plie
Mes genoux pour porter sa femme et ses enfants
Et même la maison de ce dieu triomphant !
Je parcours le désert quand il me l’ordonne
Et, fidèle, jamais je ne l’abandonne,
Je brave la tempête et les grands ouragans
Pour l’homme volage, ce seigneur arrogant
Qui maintes fois oublie de me donner à boire. »
L’âme de notre lion s’emplit d’une peur noire ;
« L’homme est bien terrifiant et fort, en vérité !
Se dit-il, de me voir il sera irrité,
Mais je ne serai point un jour son esclave,
Allons, s’il faut mourir, alors mourons en brave ! »
Et le lion continue devant lui à marcher
Et en craignant l’homme veut toujours le chercher. 

[A SUIVRE]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

vendredi 9 février 2018

Conte: Histoire d'un lion qui voulait se venger de l'homme (Partie III)

CONTE: HISTOIRE D'UN LION QUI VOULAIT SE VENGER DE L'HOMME (PARTIE IiI)


III. La deuxième rencontre que le lion fit dans la forêt

La majestueuse et puissante bête
Répond, sans avoir peur, au lion qui l’arrête :
« Non, lion, je ne suis pas l’homme, mais je le sers. »
« Comment ! s’écrie le lion, il t’accable de fers !
Est-il aussi puissant que toi et aussi brave ? »
« L’homme est mon maître et moi je suis son esclave,
Pour que je sois soumis et aussi moins ardent,
Avec un morceau de fer il brise mes dents ;
Pour que je ne sois pas à son confort rebelle,
Il ploie mon dos avec une lourde selle ;
Dans mes pieds fatigués il enfonce des clous
Pour que je sois aussi rapide que les loups.
Hélas, je ne suis point l’homme que tu cherches ! »
« Où puis-je le trouver ? » « Devant toi toujours marche
Et tu le trouveras, où il va te trouver !
Sauve-moi, alors, ou essaie de te sauver. »
Le lion rugit. Toute la nuit il voyage
Et rêve de combats et de grands ravages.
A l’aube, il aperçoit un être menaçant,
Brandissant deux cornes sur sa tête, passant
Tranquillement devant lui, sûr de sa force,
Sans trembler, pareil à la robuste écorce
Qui ne tressaille point de l’orage rampeur.
Pour la première fois de sa vie il a peur,
Songe d’abord à fuir, puis reprend courage,
A la grande bête qui lui fait ombrage
Demandant : « Serais-tu l’homme ? » « Ah ! Malheureux !
S’écrie la bête, quel nom sinistre et affreux
Viens-tu de prononcer ! Non, je ne suis pas l’homme,
Mais c’est ainsi que dans ce monde horrible on nomme
Celui qui est mon pire ennemi, et dont je suis
La propriété, que dans ses champs je suis
Pour les labourer, qui n’hésite pas à prendre
Le lait de mes enfants sans songer à les rendre,
Car ils deviennent aussi en grandissant son bien.
L’homme ! il est inhumain et croit que tout est sien !
En plus de ses fardeaux, en plus de ses sillons,
Ce barbare me pique avec un aiguillon,
Et quand je vieillis, il me tue et me mange
Et de mes cornes fait des jouets étranges
En se couvrant les pieds de ma bien chaude peau.
Tu cherches l’homme, ô lion ? C’est le sombre suppôt
Du diable ! Que dis-je ? c’est le diable lui-même !
Fuis-le, insensé ! » Et le lion devient blême.

[A SUIVRE]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

mercredi 7 février 2018

Conte: Histoire d'un lion qui voulait se venger de l'homme (Partie II)

CONTE: HISTOIRE D'UN LION QUI VOULAIT SE VENGER DE L'HOMME (PARTIE Ii)


II. La rencontre que fit le lion en cherchant l’homme

Un an passa. Toujours abhorrant notre engeance,
Les spectres de sa mère et de sa vengeance
Hantaient notre lionceau devenu un grand lion,
Contre tous les hommes vivants en rébellion.
Il ressemblait maintenant à son défunt père,
Et le désert était son royaume prospère,
Car aucun animal n’osait le quereller.
Le brave tigre était son serviteur zélé,
Le loup était son humble esclave, et les bêtes
Craignaient son rugissement fort comme la tempête.
« Elle est venue enfin, l’heure du châtiment ! »
Se dit le terrible lion, de son pâtiment
Se souvenant toujours, et de la mort sombre
De son père et de sa mère, ces deux ombres.
Le voilà qui part, avec courroux cherchant
L’homme, ce criminel, et vaillamment marchant
Pendant trente jours et trente nuits, de l’aurore
Au soir, puis se mettant à voyager encore.
Il passe des fleuves, escalade des monts,
Traverse des jungles, pour trouver ce démon
Qui tua ses parents, par plateaux et plaines
Va, et la Nature de son courroux est pleine ;
En vain ! Rien ne lui dit où est le meurtrier.
Un soir, pourtant, il voit un animal altier
Dont il ne sait le nom, les naseaux blancs d’écume
Et pareils à une forge chaude qui fume,
De grande taille, l’œil sombre mais fulgurant,
Et dans l’immensité sans lassitude errant.
Le lion bondit devant lui, prêts aux grands ravages,
Et lui demande en lui barrant le passage 
Et en rugissant d’un air sinistre et méchant :
« Es-tu l’homme ? réponds, ou tu meurs sur-le-champ. »

[A SUIVRE]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène 

mardi 6 février 2018

Conte: Histoire d'un lion qui voulait se venger de l'homme (Partie I)

CONTE: histoire d'un lion qui voulait se venger de l'homme (PARTIE i)

I. Le testament d’une lionne, sur le point d’expirer

Le brave lion, terreur des bois et des déserts
A qui on compare ceux qui brisent leurs fers,
Venait de succomber à ses larges blessures,
Blessé par l’homme traître et à la main sûre.
La lionne, sa compagne, à qui on a ôté
La vie, expire avec un râle à ses côtés
Et lutte avec de vains hurlements farouches
Contre la mort qui la poursuit comme une mouche,
En se tordant d’une bien horrible façon.
Un lionceau, près d’elle, qui est son seul garçon,
Ne sachant point comment exercer son courage,
Pleure, court, bondit, fou de douleur et de rage,
Puis retourne lécher les plaies de sa maman
Dont le sang tout rouge jaillit abondamment.
« Approche, mon cher fils, dit faiblement la lionne,
La vie en cet instant me quitte et m’abandonne,
Je te charge de la mission de nous venger. »
« De qui, pauvre mère ? » « De l’ignoble étranger
Qui s’appelle l’homme, qui envahit et souille
Nos paisibles forêts, ainsi que la rouille
Souille le fer luisant. » « Par le sable mouvant,
Par les grands chênes, dit le petit en rêvant,
Par le calme ruisseau et par le ciel auguste,
Ma vengeance sera terrible et sera juste. »
« Prends garde, mon cher fils ! car l’homme est fort rusé
Comme il est fort méchant. Ne sois pas abusé
Par son apparente mais fausse faiblesse. »
« Je grandirai, maman, et si le Ciel me laisse
Vivant, je parcourrai le monde des humains.
Malheur à ceux que je verrai sur mon chemin !
Je les briserai tous et briserai leurs patries
Ainsi que le potier brise une poterie. »
Contente de voir son lionceau déjà vaillant,
La lionne expire sous les coups de l’assaillant.

[A SUIVRE]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène 

mardi 9 mai 2017

Conte: La fille d'une reine de fées (Partie XIII)

CONTE: LA FILLE D'UNE REINE DE FÉES (PARTIE XIiI)


XIII. Ce que fit Hassan pour sauver sa famille, et ce que devint le traître Loki

Hassan finit par voir une vieillarde frêle
Et se précipite, désespéré, vers elle
En lui demandant où se trouve la prison
De son épouse Ida captive sans raison 
Avec ses deux enfants innocents aux joues roses
Qu’on persécute avec leur mère, et qu’on ose
Emprisonner aussi, petits oiseaux bénis
Qu’on met dans une cage et qu’on arrache au nid.
La vieille femme pleure en entendant ses plaintes,
Et sur son visage ridé la douleur peinte,
Elle dit à Hassan : « Sachez que j’ai été
La nourrice d’Ida, dont la douce beauté
A grandi dans mes bras, dormant mal mais aimée,
Fleur qui avant de s’épanouir est parfumée.
On m’a permis d’aller lui prodiguer mes soins,
Et si d’une vieille femme elle a besoin,
Je l’aiderai, malgré les affres de l’âge
Qu’on ne peut éviter et que rien ne soulage.
Sachez aussi qu’elle est gardée par des guerriers
Sans pitié ni honneur, violents et meurtriers. »
« Je vaincrai, réplique Hassan ; je vais te suivre,
Ma femme, mes enfants et vous allez vivre. »
Il la suit, en effet, et ses yeux étonnés 
Ne peuvent plus le voir ; il a mis son bonnet.
Dans la prison d’Ida avec elle il entre 
Puis ôte son bonnet et à Ida se montre.
Elle en pleure de joie, et à son bon époux
Demande le pardon, tombée à ses genoux.
Hassan lui pardonne et doucement la relève,
Il disparait soudain comme un vague rêve,
Vole au gardien ses clefs, et jusqu’au dernier
Libère sans tarder les tristes prisonniers,
Frappe sur son tambour, et une vaste armée 
Occit l’armée ennemie, bien vite désarmée,
Puis il demande à sa balle, loin de Wak-Wak,
De les transporter tous jusqu’au château du lac.
Il remercie les deux sœurs une fois encore,
Retourne à Bassora à la première aurore
Avec ses deux enfants et sa femme, très heureux
Vivant sous leur grand toit, aidant les miséreux.

Et Loki ? il prit son trésor, voleur et traître,
Mais il ne tarda pas à trouver ses maîtres,
Et fut volé, à son tour, par de vils brigands,
Devint fou, et dans les rues alla divaguant.

[FIN DU CONTE: LA FILLE D'UNE REINE DE FÉES]


Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène