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pétrification
Aussi profonde
que les sombres cryptes,
Ma mélancolie
monte jusqu’au ciel,
Pareille aux
pyramides d’Égypte
Et aux monts
échevelés et éternels.
Mon cœur est
désormais un vieux fossile
Qui n’a plus de
forme et qui ne bat plus,
Caché dans une
terre indocile
Et sur lequel il
a neigé et plu,
Maintes fois je
l’ai cherché ; chose vaine !
C’est une pauvre
pierre sans destin
Et une chose qui
n’est plus humaine,
Plus vieille que
le grec et le latin,
Un fardeau qui
opprime ma poitrine
Et que je porte,
inutile et cruel,
Comme Atlas
porte tout la Chine
Et comme un âne
de gros sacs de sel !
Plus que lui,
tous ces humains me pèsent !
Las de les
entendre, je hais les voir,
Leurs paroles
sont vides ou mauvaises,
Et on devient
comme eux sans le savoir !
Comme tout est
vain et méprisable,
Et comme la vie
est sans intérêt !
Humanité, amour,
allez au diable,
Si toutefois à
le voir vous êtes prêts.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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mercredi 1 mai 2019
Pétrification
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
19:39
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