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l'excuse sans espoir
Nous sommes des humains. C’est notre
seule excuse,
C’est pour cette raison que nous faisons
le mal,
Et nous obéissons à nos sombres Muses
Auxquelles n’obéit pas le sombre
animal ;
Elles chantent comme de grandes Sirènes,
Nous poussent au néant, au crime, au
désespoir,
Ces rivages moqueurs aux chimères
souveraines,
Ces océans dont nous chérissons les
flots noirs !
Nous sommes des humains ; nous
sommes égoïstes,
Aux mortels qui meurent de faim et de
froid
Nous ne pensons pas, et notre monde est fort
triste,
En vérité, et bien plus triste qu’on le
croit.
Tremblant des châtiments, nous aimons
nos vices –
Certains appelleraient cela l’automaour –
Illusions de grandeurs, envie et avarice,
Être bruyant dans la joie et au malheur
sourd,
Écraser les plus faibles, appauvrir les
plus pauvres
Et ne penser qu’à ce qu’on va boire et
manger,
Refermer sa porte qu’une prière ouvre,
Haïr les différents, haïr les étrangers,
Être mauvais, enfin, et être impitoyable,
Sans aucune raison abhorrer son prochain,
Avoir une âme comme un enfer
effroyable ;
Peu importe, toutefois, nous sommes des
humains !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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jeudi 19 mars 2020
L'excuse sans espoir
dimanche 8 septembre 2019
Le mal au cœur d'un oublié
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Le mal au CŒUR d'un oublié
Il veut que quelqu’un
soit à ses côtés,
Homme, femme ou
animal, qu’importe !
Et qu’on vienne
frapper à sa porte
Ou griffer sa
fenêtre un jour d’été,
Et il voudrait
entendre le bonjour
D’un ami, d’un
voisin, de quelque âme,
Qu’il y ait dans
sa cheminée plus de flamme
Et dans son cœur
aride plus d’amour.
En vain, hélas !
Il demeurera seul,
Sa boîte aux
lettres et son lit sont vides,
Et il s’endort
le visage livide,
Comme un cadavre
dort dans son linceul.
Il n’a point d’ami,
point de confident,
Seulement un
pauvre compte en banque,
Quelqu’un qu’il
ne connaît pas lui manque,
Dans l’ombre il
serre les poings et les dents
Et s’écrie :
« au diable l’humanité !
Soyons seul, je
n’ai besoin de personne ! »
Puis imagine qu’à
sa porte on sonne
Avec tendresse
et avec vanité.
Il entend la
voix de son propre esprit ;
Le silence,
toujours le silence !
Et de ses
pensées dont la violence
Les rend
pareilles à de vastes cris.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mardi 5 juin 2018
Le mal moderne
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Le mal moderne
Où vont ces
pâles voyageurs
Poussés dans les
capitales
Par les tempêtes
fatales,
Marins fatigués
et songeurs ?
Sombres, à des
spectres pareils,
La tête baissée,
ils errent,
Employés cachant
leur misère
Aux hommes ainsi
qu’au soleil.
Prisonniers de
leurs grands bureaux
Ils obéissent,
las et pâles,
Aux divinités
infernales
Qui sont leurs
chefs et leurs bourreaux,
Par le dieu du
Travail châtiés,
Poussant leur
rocher humide
Qui tombera dans
le vide
Comme ils
tomberont sans pitié,
Le jour où enfin
ils verront
Leur sourire la
Retraite,
Où ils seront à
la crête
Et dans la nuit
travailleront !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mardi 21 mars 2017
Le mal de Phèdre
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LE mal de phèdre
Alexandre Cabanel, Phèdre (1880)
Ne trouvant nul repos, songeant à son délit,
Tourmentée par Vénus, s’agitant dans son lit
Qui lui semble comme son cœur plein de flamme,
Phèdre gémit, portant le fardeau de son âme.
L’infidèle Thésée fait la cour en enfer,
Et elle est accablée de mille pesants fers,
Amoureuse de son beau-fils, Hippolyte,
Maudissant sans répit sa famille maudite.
Les deux seins nus, blême d’amour et de chaleur,
Cherchant dans les murs la cause de son malheur,
Voyant de Cupidon reluire les flèches,
Garnement meurtrier, la gorge plus sèche
Qu’un infini désert fatal aux voyageurs.
Il pleut de la sueur de son beau front songeur,
Ce ciel de la pensée qu’opprime l’orage,
Elle perdra la vie mais non le courage,
De funestes desseins emplissent son esprit
Il faut qu’il périsse si Phèdre un jour périt !
Puisque Diane et Vénus sont liguées contre elle,
Avant que de mourir elle sera cruelle
Et elle vengera la peine de son cœur
Et, vaincue, occira son farouche vainqueur.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 6 novembre 2016
Le Mal d’Antiochos
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le mal d'antiochos
Jacques-Louis David, Érasistrate découvrant la cause de la maladie d’Antiochus (1774)
Antiochos, roi faible et malade
Et dont l’empire est mutilé,
Soupire comme un exilé,
Le cœur plein d’estafilades ;
Un fléau sombre et homicide
Ronge son corps, patient et noir,
Chaque matin et chaque soir
Font gémir le Séleucide
Dont le nom est une ironie !
Lui, qu’on surnomme le Sauveur !
Le vertige le rend rêveur,
Enivré par son agonie !
Roi de Syrie, son sceptre tremble,
Et son empire est un festin
Où Ptolémée et le Destin
Se sont invités ensemble !
Il a perdu la Cilicie
Comme un enfant perd un jouet,
Le Pont se rit se son fouet,
La Bithynie, la Phénicie !
Mais ce qui ainsi le tourmente
N’est pas un belliqueux souvenir.
C’est un feu qu’il ne peut bannir
Et c’est une beauté charmante !
Pour le guérir de son supplice
Érasistrate est à son lit,
Et l’Infaillible soudain dit :
« Antiochos aime Stratonice. »
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
19:46
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