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les chevaux bénis Chargés ou légers, marchez et combattez dans le sentier de Dieu, avec vos biens et vos personnes. Cela vous sera plus avantageux, si vous le comprenez. (Coran, 9, 41) Une fois, Salama ibn Noufayl al-Kindi, Était chez le Prophète. Un homme et vint et dit : « Ô messager de Dieu ! Des hommes humilient Les chevaux, cachent les armes et les oublient Et disent : “l’heure n’est plus au combat ! La guerre Est finie contre tous les impies de la terre.” » Le Prophète leva la tête et répondit : « Ils mentent tous, ne leur donnez aucun crédit ! Maintenant, maintenant est l’heure de combattre, Et le combat ne va désormais que s’accroître ! Toujours des hommes de ma nation, les plus pieux, Combattront sans répit pour le seul et vrai Dieu. D’autres les aimeront ; grâce à ces créatures, Ils obtiendront ici-bas leur nourriture Jusqu’au jour auguste du Jugement dernier. Jusqu’à ce jour, montés par les guerriers, Le bien demeurera attaché aux crinières Des chevaux, toujours et de la même manière. Dieu m’a révélé que je ne resterai pas Longtemps vivant, parmi vous, au monde ici-bas ; Vous serez divisés et vous serez en guerre, |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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dimanche 11 juillet 2021
Les chevaux bénis
samedi 15 mai 2021
Ce que dit le Prophète avant un combat
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CE QUE dit LE PROPHÈTE avant un combat Vous désiriez la mort avant qu’elle se présentât, et lorsque vous l’avez vue, vous avez balancé. (Coran, 3, 143) Une fois, le Prophète à un combat alla. Il attendit qu’il fît moins chaud et il parla Et dit à ses soldats : « Que nul ne souhaite Combattre l’ennemi, sûr de sa défaite, Guidé, non par Dieu, mais par l’aveugle fierté. Priez votre Seigneur d’être en sécurité, Si le combat devient toutefois nécessaire, Résistez et soyez patients et sincères ; Soyez aussi certains – c’est moi qui vous le dis – Qu’à l’ombre des sabres il y a le Paradis. » Et le Prophète dit enfin une prière : « Ô Dieu possesseur de la vérité entière Qui fit descendre le Livre, et qui dans le ciel, Fait mouvoir les nuées, ô vainqueur éternel Des ligues des impies aux âmes noires, |
dimanche 19 avril 2020
Duel de névrosées
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duel de NÉVROSÉES
La Vérité dit à
l’Illusion : « Je règne
Sur le cœur de l’homme,
sans moi son esprit saigne,
Blessé par ton
dard et blessé par ton poison !
L’homme, ma sœur,
n’a pas besoin de la raison
Pour vivre :
il a besoin du rêve et du mensonge !
Plus que les
théories il aime les songes,
Le visage d’une
femme plus que le tien,
Et il aime le
Beau, mais n’aime pas le Bien !
Je te le dis, ma
sœur, je suis la lumière,
Je fais un grand
palais de l’étroite chaumière,
Du plus faible
flambeau le plus radieux soleil,
Et rien dans ce
monde ne me sera pareil ! »
La Vérité ricane
et s’écrie : « Pauvre sotte !
L’homme a
toujours aimé les femmes idiotes,
Moi je suis
auguste, et je montre le chemin
À tout ce qui
existe et à tous les humains !
Sois visible, d’abord,
pour que je te réponde !
De loin on voit
la mer, on ne voit pas les ondes,
C’est moi qui
suis l’écueil, c’est moi qui suis le port,
Je sais toute la
vie, je sais toute la mort ! »
Folles
échevelées qui crient sous la lune,
La commère
blonde et la commère brune,
Se battent, et
les lambeaux de cheveux et de chair
Tombent comme la
pluie de leurs corps pleins d’hiver.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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vendredi 3 février 2017
Combat pour une âme
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combat pour une âme
Giacinto Gimignani, Un ange et un démon combattent pour l'âme d'un enfant (1615-1618)
C’est une bien étrange et terrifiante chose
Que ce combat pour un enfant à la chair rose
D’un ange et d’un diable, tous deux tendant la main
A ce commencement incertain d’être humain.
Surpris des deux lutteurs, blanc comme l’aurore,
Le petit, qui est mort, rayonne et ignore ;
Il se croit au berceau comme une épave au port,
Et c’est un vain mot qu’il ne connaît pas, la Mort !
L’ange et le diable hagard veulent tous deux son âme,
Le démon le conduire à son gouffre de flammes,
L’ange à son ciel radieux comme tous les petits,
Mais l’abîme béant et lourd appesantit
Cet enfant innocent qu’il berce et appelle
Et dont l’âme est comme lui délicate et belle !
Il n’est point de repos, même dans l’au-delà !
Etre petit, être faible et lutter, hélas !
Combattre pour mourir et combattre pour vivre !
Que va faire l’enfant et qui va-t-il suivre ?
C’est comme s’il songeait, mais il ne songe pas,
Il croit voir sa maman sans doute et son papa
Qui, prosternés devant son berceau blanc, pleurent
Ce jeune rayon qui a quitté leur demeure.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mardi 24 janvier 2017
Combat pour la vie
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combat pour la vie
Edvard Munch,
Dødskamp (1915)
Toute
la famille soupire
Autour
de l’enfant qui gémit
Et
comme d’un vent froid frémit,
Ne
pouvant rien comprendre ou dire.
La
maman et le grand-père
Aux
regards suppliants et doux
Ainsi
que le père à genoux
Tout
cela prie et espère
Dans
la chambre où leur petit être
Sait
que pour vivre il faut lutter,
Dans
la mer de la vie jeté,
Noyé
au moment de naître !
Car
la vie est une onde infâme !
Tous
nos jours sont emplis d’écueils
Et
nous avons reçu le deuil
Quand
nous avons reçu une âme !
Le
tragique petit cherche
Désespérément
un peu d’air,
Et
le plafond est un flot clair
Où
ce menu marin marche !
Hélas !
Même en ayant son âge
On
apprend, perdu loin du port,
A
combattre la sombre mort,
Divinité
des naufrages.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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vendredi 6 juillet 2012
La bataille d’Armageddon
La bataille d’Armageddon
Sur le mont
Megiddo haut comme le ciel,
L’archange Lucifer
et l’archange Michel
Armés de leurs
épées, méditent et se regardent.
L’immensité
tremble, ténébreuse et hagarde,
Car voici venir
l’heure du combat final
Du jour contre la
nuit, du Bien contre le Mal,
Qui fait
tressaillir toutes les pâles créatures.
Michel est revêtu
de sa sombre armure
Et a sa lame qu’on
voit reluire de loin,
Lucifer
orgueilleux n’a que l’épée au poing.
Les deux rivaux
attendent que le clairon sonne
Le duel terrible,
et l’éternité frissonne
En les voyant tous
les deux se contempler là.
Lucifer, le
premier, parle et dit : « Je suis las
D’attendre
éternellement que Dieu enfin daigne
Souffler dans son
clairon pour que ses fils saignent ;
Ce combat est
l’une de ses divines dérisions !
A ses yeux nous
sommes poussières et illusions,
Il peut te tuer et
me faire disparaître
Mais il veut que
notre sang coule pour s’en repaître
Car il est cruel,
et sans doute il sourit
En nous regardant
tous les deux avec mépris !
Pourquoi avoir
créé le Mal s’il l’abhorre ?
A quoi sert la
nuit ? A quoi sert l’aurore ?
A quoi sert toute
l’immense création ?
Pourquoi créer les
hommes que bercent les passions
Et les châtier
ensuite pour leurs sombres fautes ?
Punit-on la cime
parce qu’elle est haute ?
Châtie-t-on un
aveugle parce qu’il ne voit pas ?
Pour plaire à ce
bourreau nous courons au trépas !
Ne combattons
point. Ne sommes-nous pas frères ? »
« Tu as
désobéi à notre saint père
Répond Michel. Et
tu dois êtes châtié.
Ne me tente point
car mon cœur est sans pitié.
Père t’a coupé les
ailes, je te couperai la tête
Pour que son
œuvre, encore inachevée, soit complète.
Pourquoi le
Bien ? Pourquoi le Mal ? Vaines questions !
Nous lutterons
parce que Dieu veut que nous luttions.
Tu trembles car tu
sens venir ton heure dernière,
Comme la tête de
Josias, ta tête altière
Quand tu seras
vaincu, dans ce mont tombera »
« Prends
garde, Michel, car tu peux perdre ton bras »
Dit Lucifer
railleur, le sourire aux lèvres.
Soudain, comme à
la tête monte la fièvre
Et de sa victime
pâle rougit le font,
On entend monter
le son du divin clairon
Et le combat
affreux dans l’ombre commence.
Ô, des
flamboyantes épées choc immense !
Courroux
inexorable, éternelle horreur !
Des deux épées on
voit jaillir des lueurs,
Le matin impatient
dans l’azur se lève
Réveillé par le
bruit terrible des glaives,
Les deux frères
luttent comme deux ennemis,
La géhenne hurle
et le paradis gémit,
Dans le ciel on
entend Dieu qui soupire.
Lucifer a aux
lèvres son ténébreux sourire
Et le vaillant
Michel a la flamme aux yeux ;
A son frère il
assène un coup si furieux
Et si puissant, qu’il
choit, blessé à la jambe.
Le regardant avec
ses yeux qui flambent,
Il lui dit : « Mon
frère, repose-toi un peu,
Tu périras debout,
tel est l’arrêt de Dieu »
De la balafre de
Lucifer, béante,
Deux gouttes de
sang, noires et comme les monts géantes,
Plus pesantes que
les flots de l’océan,
Fardeaux sombres
et énormes, sont tombées du néant
Dans le monde
éphémère où vivent les hommes,
L’une est devenue
Gomorrhe, l’autre Sodome.
Dans l’ombre
épouvantée le combat se poursuit,
Les fers reluisent
comme le soleil reluit
Et à la nuit
blessée font maintes cicatrices.
Michel gémit tout
à coup, atteint à la cuisse ;
Trois plumes de
ses ailes nous sont tombées dessus
Pour devenir
Moïse, Mahomet et Jésus.
Lucifer rugit
comme la houle et à son frère
Dit : « Tu
m’as épargné, je ne vais pas le faire,
Michel, tu
périras, debout ou endormi ! »
Et lui assène un
coup dont Dieu lui-même frémit,
Tellement farouche
que son épée est restée
Dans l’immense roc
qu’elle n’a pu occire plantée.
Cette vaste épée,
c’est la radieuse Excalibur
Que, quelques
siècles plus tard, a porté Arthur.
L’archange Michel,
fier, jette sa lourde épée
Et dit à son frère : « Nos
mains sont mieux trempées »
Et les voilà qui,
à mains nues et acharnés,
Combattent corps à
corps, pareils à deux damnés
Qui jamais ne s’arrêtent
et ne se reposent
Car telle est la
loi du Maître des choses,
Et qui, muets et
blêmes, luttent éternellement
En se jetant,
armes volées au firmament,
Des astres qui
jusqu’à aujourd’hui tournent
Sans jamais s’évanouir,
dans l’espace sans bornes.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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