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unigamph, le révélateur Unigamph était aux mirages, Dans les ténébreux virages Et au milieu des bois obscurs, À l'intérieur des anciens murs, Dans les antiques demeures, Dans les pendules sans heure Qui indiquent toujours minuit Et dans le brouillard qui poursuit La création qu'il épouvante ! Révélation terrifiante, Il était toujours aux aguets, Même quand le jour était gai Et que la nuit était douce, C'était une herbe qui pousse Sur tous les immortels chemins Où marchent les faibles humains Auxquels se spectre révèle Leurs ténèbres avec zèle Avec leurs sombres vérités, Le cœur plein de sévérité. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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vendredi 1 décembre 2023
Unigamph, le Révélateur
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Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 25 octobre 2023
Eichingu, Wagon du Temps
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eichingu, wagon du temps Eichingu, Wagon du Temps, Allait, poussé par lui-même Et ne jamais s'arrêtant Aux nombreuses stations blêmes. Parfois, il ralentissait Aux stations de la mémoire, Mais toujours il repassait Dans les mêmes régions noires Où le soleil n'allait pas. Toujours dans les ténèbres, Il allait auguste et las, Avec ses airs funèbres, En déchirant le linceul De l'existence fragile, Pareil à un homme seul Et cependant agile Qui dans le calme du soir Marche dans son propre rêve, Jusqu'à ce qu'il puisse voir Le soleil qui se lève. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
jeudi 28 septembre 2023
Sipos, Révélateur de la Fin
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sipos, révélateur de la fin Sipos se tenait toujours debout, Comme la mort, à la fin de tout, Dans le sentier étroit de la vie Par les hasards donnée et ravie. Toujours certain, toujours incertain, Il lisait les arrêts du destin Et dévoilait les noirs mystères De toute l'existence austère Et dont il rallumait le flambeau Qui brillait au-dessus des tombeaux. Il voyait toutes les créatures, Qu'elles fussent pures ou impures, Passer en rampant et en marchant, En volant et parfois en cherchant Une proie ou une obscure cible, Et d'autres, se croyant invincibles, Repoussant l'étreinte de la mort ; Il voyait des joies et des remords Qui devenaient des choses vivantes, Ainsi que de vagues épouvantes. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
lundi 4 septembre 2023
Ester, le Révélateur
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ester, le révélateur À toute créature Dans la vaste nature Ester disait toujours, Aussi clair que le jour, Le secret de son âme. Aux hommes, aux femmes, Il contait sans tourments Qui ils étaient vraiment ; Comme un miroir vaste Et qui n'est pas chaste Il montrait le corps nu Du sinistre Inconnu, Dévoilait les mensonges, Explicitait les songes, Révélait les enfers, Brisait les pesants fers, Démystifiait les choses Et ouvrait les roses Des esprits des mortels, Comme un soleil au ciel. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
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Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 20 août 2023
Dryaclolf, Corbeau du Destin
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dryaclolf, corbeau du destin Dryaclolf, sur nos gloires Et nos vaines illusions Laissait ses plumes noires Tomber avec dérision. Gardien des sombres mystères Et de maints secrets hagards, Il contemple la terre Et contemple les hasards ; Ses croassements résonnent Avec de terrifiants bruits, Ses yeux rouges rayonnent Dans la ténébreuse nuit ; Avec ses cris il raille Nos sinistres prétentions, Tous les champs de bataille Et les lauriers des nations, Le ciel entier est sa branche, On l'attend et on le craint, Revenant aux régions blanches Comme un étrange refrain. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
jeudi 6 juillet 2023
Cartes postales (79)
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CARTES POSTALES (79) L’araignée tisse savamment Sa dangereuse toile Compliquée comme un firmament Où il y a des étoiles. Cependant la toile reluit Et trompe ses victimes, Invisible quand il fait nuit, Quand il fait jour sublime ! Pour tant d’insectes imprudents C’est la fin de l’aventure, Comme pour d’autres proies sans dents Et d’autres créatures, Pour tous ces animaux piégés C’est la fin de la route. Les morts ne sont plus affligés Et il n’y a plus de doute. La vie tisse inlassablement Sa toile magnifique Faite de joies et de tourments Et de splendeurs antiques. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
samedi 27 mai 2023
Cartes postales (41)
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CARTES POSTALES (41) L’existence est une porte Dont l’homme cherche la clé Que le destin emporte, Pareil à un monstre ailé. Par le trou de la serrure, Fenêtre immense et sans fin, L’éternité calme et mûre, Fragile comme un parfum, Apparaît et s’évapore Dans les azurs toujours clairs Où rayonne l’aurore, Où scintille la lune, Où le soleil emplit l’air De ses rayons de fortune. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
samedi 25 juin 2022
Le destin
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Le destin On ne peut intercéder auprès de lui sans sa volonté. Lorsque la crainte sera bannie de leurs cœurs, ils demanderont : Qu’a ordonné votre Dieu ? On leur répondra : La vérité. Il est le Dieu grand et très-haut. (Coran, 34-23) Le Prophète a dit : « Quand Dieu décide au ciel Pour ce qu’il a créé, soumis à l’Éternel, Les anges fléchissent leurs ailes frémissantes Avec le bruit que fait une chaîne puissante En tombant sur une pierre polie. Songeurs Et revenus de leur première terreur, Les anges demandent : « Que nous a dit Dieu ? » Et ceux qui sont les plus puissants dans les cieux Répondent : « Le Seigneur a dit la vérité, Car il est le Très-Haut et l’a toujours été Et il est le plus grand au ciel et sur la terre. » Les démons, les génies qui guettent les mystères Après qu’ils ont ouï le commandement divin, S’en vont pour le dire aux sorciers et aux devins ; Ils sont l’un sur l’autre : un dard flamboyant brûle L’un, et l’autre s’enfuit dans le crépuscule. À son tour, le sorcier redit ce qu’il a ouï, En mentant cent fois ; on le croit et il éblouit. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
mardi 28 décembre 2021
Les quatre Commandements
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Les quatre commandements Dieu vous a créés et il vous nourrit ; il vous fera mourir et puis revivre. Y en a-t-il un seul parmi ceux que vous lui associez qui puisse en faire quoi que ce soit ? Par sa gloire ! Il est trop au-dessus de ce qu’on lui associe. (Coran, 30, 40) Le Prophète a dit : « Le fœtus est rassemblé Pendant quarante jours. De sang coagulé, Il devient un morceau de chair, quand il change. Le Seigneur lui envoie ensuite un ange Chargé d’exécuter quatre commandements : Il écrit ses actions dès le commencement, Les biens qu’il gagnera, le temps qu’il va vivre, S’il est des damnés ou des heureux dans le Livre ; L’ange lui insuffle l’âme, et voilà qu’il vit. Un homme peut faire l’œuvre du Paradis Au point qu’une coudée seulement l’en sépare, Jusqu’au moment où son destin l’en égare Et qu’il aille en enfer. Un homme peut œuvrer Comme œuvrent les damnés, de l’enfer séparé Par une seule coudée, jusqu’à ce qu’il agisse |
jeudi 5 août 2021
Le destin du soleil
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Le destin du soleil Le soleil parcourt sa carrière jusqu’au lieu où il se repose, ainsi que l’a ordonné le Dieu puissant et savant. (Coran, 36, 38) Le Prophète demande au pieux Abou Dharr, Au coucher du soleil : « Sais-tu, à son départ, Où va le soleil ? » Il répond : « Je l’ignore, Dieu et son messager le savent. » « Il implore, Reprend le Prophète, ce grand soleil radieux, Prosterné au-dessous du Trône de Dieu, De se lever à l’est comme il le fait sur terre. Dieu n’exaucera pas, un jour, sa prière ; On lui dira : “Soleil, retourne d’où tu viens” Et il se lèvera à l’ouest. Alors rien Ne pourra arrêter l’heure inéluctable |
vendredi 10 avril 2020
Les babioles des journées
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Les babioles des journées
Comme des
babioles inutiles,
Nous collectionnons
les journées futiles
Que nous jetons
dans la nuit des tiroirs,
Ces gouffres où
il fait froid, où il fait noir,
Et qui sont
pareils à des mers immenses
Emportant nos
souvenirs sans clémence
Jusqu’au rivage
éternel du néant !
Ils se
ressemblent comme des géants,
Ces jours aussi
longs qu’ils sont éphémères !
À chaque jour
son but et sa chimère,
Son soleil, son étoile
et son destin ;
Ils nous
dévorent comme des festins
Et avec délice
mangent nos rêves ;
Chaque jour qui
recommence et s’achève,
Pareil à l’autre,
nous rend différents,
Comme les petits
dans les contes errant,
Nous ramassons
tout ce qu’il nous jette,
Les friandises
et aussi les miettes
Qui sont nos
joies et qui sont nos douleurs,
Et nous allons
en cueillant maintes fleurs
À la maison de l’ogre
qui dîne
et nous attend,
le soir, dans sa cuisine.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 18 août 2019
Le destin des païens
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le destin des païens
Jadis, quand
chaque chose avait son dieu :
Le ciel infini,
la mer immense,
La lune pâle et
le soleil radieux,
La brise et la
tempête sans clémence,
L’homme crédule
sans souci errait
Dans l’incommensurable
nature,
Entouré de tout
ce qu’il adorait
Et de
mystérieuses créatures,
Ainsi qu’une
coupe de marbre blanc,
Le vaste encens
parfumait les temples
Où la prêtresse
au vêtement tremblant
Sourit aux
étoiles et les contemple,
Tout était
divin, même en n’étant rien,
Les déités
étaient si nombreuses
Que les poètes
les comptaient en vain,
Ténèbres d’une
nuit ténébreuse.
Telle était la
vie humaine. Soudain,
Le monothéisme,
nuage sombre,
Vint voiler la
nature avec dédain
Et rendit les
temples mornes et sombres,
Et des prophètes
la terrible voix
Pour avertir
toute la race humaine
Retentissait pour
annoncer la loi,
Obscure,
formidable et souveraine.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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jeudi 23 mai 2019
Terre omnivore
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terre omnivore
Gourmande et
impitoyable,
La Terre mange
nos morts,
Nos souvenirs,
nos remords
Et nos cœurs
inconsolables.
Nous sommes sa
nourriture
Et nous sommes
son festin,
À la table du
Destin
Elle invite la
Nature,
Les deux
sinistres causeuses
Causent de leur
noir repas :
« Est-ce un
cœur ? Je n’aime pas. »
« J’enlève
la moelle osseuse. »
« Donne un
peu de cette haine. »
« Donne un
peu de cet amour. »
« Vite !
mets cette âme au four. »
« Cette
belle jambe est mienne ! »
Les animaux et
les plantes
Sont leurs
desserts favoris ;
L’une parle, l’autre
rit,
Et rien ne les
épouvante.
La Terre nous
dévore,
Et comme nos
corps ouverts
La bouche emplie
de vers,
Se délecte
encore
De son dîner
terrible
Et pourtant
spirituel,
Avec l’appétit
cruel
Des rêveurs
inextinguibles.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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jeudi 16 mai 2019
L'arbre maudit
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L'arbre maudit
Comme des
feuilles que le vent emporte,
Nos vies tombent
de l’arbre du Destin
Vieux et
appesanti de choses mortes,
Aux branches
décharnées, grave et hautain.
Cet arbre a la
forme de nos squelettes
Et semble dire
une insulte à genoux
Quand de maigres
et féroces bêtes,
Le soir, errent
autour de lui et de nous ;
Il dit dans l’ombre
d’affreux blasphèmes
Quand la mort
vient l’élaguer chaque nuit,
Et en levant au
ciel sa tête blême
Crie : « Dieu !
t’amuses-tu de mes ennuis ?
As-tu ris assez ?
De tes créatures
Las, tu as tout
créé pour t’amuser,
Et moi je suis
seul dans la nature,
Jeté là comme un
vieux verre brisé !
Le corps humain,
chose ridicule !
Mon tronc est
plein de sang et endurci,
Et je suis seul
dans ton crépuscule,
Dieu moqueur,
invisible et sans merci ! »
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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samedi 21 juillet 2012
Les trois vœux
Les trois vœux
D’être clément, et
le ciel d’être moins hautain
Et de se pencher
un peu pour voir son ombre.
Il gémissait,
seul, dans les ténèbres sombres,
N’ayant point de
femme et n’ayant point d’enfants,
Disant à
Dieu : « Vous êtes radieux et triomphant,
Tout vous obéit,
les hommes et les choses,
La nuit au front
noir et l’aurore aux doigts roses,
Et toute la
création, qui vous voit à genoux,
Vous implore comme
moi, courbée devant vous !
Pitié, Seigneur !
Maintes fois, sans nourriture,
Je me suis
endormi. La faim me torture
Et tous mes jours
sont des jours de jeûne éternel !
Vous souriez aux
pécheurs, aux sombres criminels ;
Mon cœur est pur
et je ne vois point reluire
Pour me consoler,
votre éternel sourire,
Et pourtant vous
êtes doux et miséricordieux !
Ô, suis-je donc le
seul que ne voit point Dieu ?
Suis-je maudit,
moi qui vous aime et vous adore ?
Quand tout est
éclairé par votre aurore,
Ne verrai-je
jamais sur moi tomber vos rayons,
Rongé par la misère
et vêtu de haillons,
Cadavre vivant et
que les vers tourmentent ?
Les heures et les
années passent, sœurs véhémentes,
Et moi je gémis en
espérant votre amour
Et j’erre
appesanti par le fardeau des jours. »
Une
nuit, tandis qu’il priait de la sorte,
Le pauvre hère vit
une mystérieuse porte
S’ouvrir soudain
dans les insondables cieux.
Tremblant et
étonné, il ferma ses yeux,
Aveuglé par le
jour de cette lumière étrange.
Quand il les
rouvrit, il vit devant lui un ange
Qui lui
dit : « Manant, le Seigneur m’envoie à toi,
Comme tout
ici-bas, il t’entend et te voit
Et il exaucera
trois de tes prières.
Tu ne me verras
plus dans ta chaumière,
Songe avant de
parler. » Le manant promptement
Dit : « Etre
riche comme Crésus et Lokiman
Est mon premier
souhait. » Son bouge misérable
Devint château. Il
dit : « Ô, ange vénérable !
Je veux être
certain d’aller au paradis »
L’ange le
contempla un instant et lui dit :
« Dieu doit
voir ce que tu feras de tes richesses
D’abord. Fais un
troisième vœu, car le temps presse
Et je dois m’en
aller auprès du Seigneur. »
Le manant
s’écria : « Ô, ange aux douces lueurs !
Je veux être aimé
de toutes les femmes que j’aime »
Et l’ange
répondit : « Sache que Dieu lui-même
Sur le cœur d’une
femme n’a que peu de pouvoir. »
Et s’envola, radieux,
dans le firmament noir.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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