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POINT DE VUE SUR la mort au travail C'est la fin des labeurs et des peines, Car la mort enlève tous les fardeaux Que l'homme maudit porte sur son dos, À l'instar de toute la race humaine. Il fut aux champs, au bureau, à l'usine, Elle fut en enfer, au paradis, Sur le toit d'un autre ou dans son taudis, Ou lisant un livre qui les mine, Et la Mort, paysanne elle-même, Signa soudain leur éternel congé, Sans qu'ils n'eussent, un jour, au repos songé ; Dites adieu à la terre où l'on sème, Boue faite de vos braves sueurs En vous levant aux premières lueurs. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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mardi 6 août 2024
Point de vue sur la mort au travail
vendredi 6 septembre 2019
Les otages contractuels
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Les otages contractuels
Du matin jusqu’au
soir, les travailleurs sombres,
Les chaînes aux
pieds et tout appesantis de fers,
Pareils à des
spectres qui vont dans deux ombres,
Marchent dans
les sentiers embrasés de l’enfer.
Avant de partir,
ils embrassent leurs familles
Qui dorment
encore et qu’ils se doivent de nourrir,
Et disent adieu à
leurs fils et à leurs filles
Comme le vain
Hector sur le point de mourir.
L’usine les
attend et leurs bureaux pâles
Et la salle de cours
où il fait toujours froid,
Et loin du firmament
empli d’étoiles
Et du soleil
radieux, ils errent avec effroi.
Ils savent qu’ils
ne sont point indispensables,
À la merci de
leurs bourreaux et du besoin,
Et ils qu’ils ne
sont que de pauvres grains de sable
Que l’inexorable
tempête exile loin,
Ils sont plus
malheureux qu’ils ne semblent braves,
Et le soir,
rentrent chez eux écœurés et las
Après avoir fait
leur besogne d’esclaves
Et séjourné dans
le noir royaume d’en bas ;
Malgré la
fatigue et les contrats éphémères,
Ils sont bien
heureux de revenir à la maison
Où il sont
épouses, époux, pères et mères,
Et où ils sont
aimés et ont toujours raison.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 15 avril 2019
Stress
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stress
Alors
que le soleil dans le ciel se lève,
Où
allons-nous, courant ainsi de bon matin,
Derrière
le grand bus comme derrière un rêve,
En
pensant au travail, notre commun destin ?
La
montre devient un monstre qui nous opprime,
Indifférent
à nos vies et à notre sort,
Et
le bonheur oisif un innommable crime
Que
nos bourreaux condamnent à la peine de mort ;
Nous
contemplons nos vies dans nos téléphones
Et
nos vieux jours luisants comme de vains éclairs,
Le
premier bus vient : c’est l’enfer de Perséphone
Tout
rempli de martyrs, plus chaud que le jour clair !
Derrière
les vitres qu’épaissit la buée,
Nous
voyons le monde qui nous est interdit,
La
douce création par le vent remuée,
Comme
un pan de ciel bleu le prisonnier maudit !
Et
notre cœur gémit dans cette solitude,
Las
de ce tumulte qui nous est familier,
Et
tandis que nos maux se comptent par milliers,
Nous
allons au travail, comme d’habitude.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 30 avril 2012
Le premier mai, un jour de la Patrie
Le premier mai, un jour de la Patrie
A l'occasion de la Fête internationale du Travail, L'Union
Générale Tunisienne du Travail (UGTT) a appelé à un grand rassemblement et à une marche
pacifique qui aura lieu demain, à partir de 10h, à l'Avenue Habib Bourguiba,
chargée de tant de symboles. Soyons là, disons oui à une vie digne pour tous
les citoyens, oui à la liberté et à la démocratie, et non au chômage forcé, à
l'obscurantisme et à la tyrannie!
Demain, amants de
la douce Patrie,
Epris de notre
Tunisie chérie,
Dès que dans les
cieux se lèvera le jour,
Nous lui
chanterons des poèmes d’amour !
Jusqu’à ce qu’elle
daigne nous sourire,
Poètes épiques
armés de nos lyres,
Dans les rues ensemble
nous errerons,
Patriotiques mers
que nous emplirons,
Rêveurs et
puissants, comme des ondes,
Bois bercés par
nos chansons profondes
Pareilles aux
chants des oiseaux dans l’azur
Qui retentissent,
mélodieux et purs !
Volages nous
oublierons, voix charmées,
Les noms de nos
fils et nos bien-aimées
Et nous nous
souviendrons du nom rêveur
De la Tunisie,
déesse de nos cœurs !
Son hymne béni et
plein de lumière
De nos bouches
jaillira comme une prière,
Prosternés devant
son divin autel,
Nous lui
chanterons des vers immortels,
En maudissant l’injustice
sereine,
La noire tyrannie
et ses sombres chaînes !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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