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POINT DE VUE SUR la mort d'êtres chers On meurt deux fois, quand meurt quelqu'un qu'on aime ! Notre cœur vide comme un grand manoir Est soudain démeublé, désert et noir, Ne laissant pas entrer le soleil blême. La sombre Mort, qui a pris cette âme, A ravi un peu de la nôtre aussi, Parce qu'elle a nous a laissés ici, Pareils à des flambeaux perdant leur flamme. Elle efface de nos frêles mémoires Les portraits périmés, les histoires, Et le néant vient, impassible et fort, Avec l'oubli, ce démon informe, Qui fait passer sa tempête énorme Dans nos esprits terrassés par la mort. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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jeudi 8 août 2024
Point de vue sur la mort d’êtres chers
lundi 13 septembre 2021
Les premiers à être en enfer
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Les premiers à être en enfer Vous verrez tous les peuples à genoux ; chacun cité devant le livre de ses œuvres en recevra le prix. (Coran, 45, 28) Quand Dieu descendra de son Trône pour juger Les nations à genoux en train de s’affliger, Avant les autres il appellera un homme Qui savait le Coran par cœur dans sa vie, comme Un père sait les noms de ses enfants nombreux. Dieu appelle ensuite un homme qui était preux Et combattait dans son sentier. Le troisième Est un homme comblé de richesses suprêmes. Dieu demande au premier : « Ne t’ai-je pas appris Ce que mon envoyé a grâce à moi compris ? » « Si, Dieu, répond-t-il. Jour et nuit dans mes prières, Je lisais ta parole et j’étais sincère. » « Tu mens », dit Dieu, et les anges disent : « Tu mens », Dieu reprend : « Tu aimais toujours les compliments ; Tu l’as fait pour qu’on dise : “un tel sait le Livre”, Et on l’a dit. » Et le Seigneur le fait suivre Du deuxième homme, et lui demande : « N’ai-je pas, Pour que tu ne sois jamais ni besogneux ni las, Rendu ta vie sur terre agréable et heureuse Grâce à mes largesses de plus en plus nombreuses ? » « Si, Dieu » répond l’homme. « Qu’as-tu fait de mes biens ? » « J’ai donné aux pauvres et j’ai donné aux miens. » Dieu dit : « Tu mens », et les anges le répètent. « Tu l’as fait, reprend Dieu dont la science est parfaite, Pour qu’on dise de toi : “un tel est généreux”, Et on l’a dit. » Voici le dernier malheureux, Celui qui est mort au combat. Dieu lui demande : « Pour quoi es-tu mort ? » « Pour te faire une offrande, Répond-il, et afin de te donner mes jours. Tu m’as ordonné de combattre ; ai-je été sourd ? Non, j’ai combattu et je suis mort pour te plaire. » Dieu et ses anges sont toutefois en colère, Et lui disent : « Tu mens ». « Tu l’as fait, reprend Dieu, Pour qu’on dise de toi : “un tel est audacieux”, Et on l’a dit. » Ces trois hommes aux œuvres vaines |
mardi 25 décembre 2018
Deux êtres et une leçon
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Deux êtres et une leçon
La vaste rue
ouvrait son aile de chimère.
Le petit-fils
était avec son grand-père,
L’un fort jeune,
l’autre fort vieux, tous les deux
Faisant de
petits pas fort charmants et hideux,
L’un peinait à
marcher, l’autre marchait à peine ;
Etrange
allégorie de la vie humaine :
La faiblesse
allant avec la fragilité !
Le vieux et le
petit, joyeux et maussades,
Etaient un seul
être pour mon cerveau malade,
Un centaure
bizarre, une difformité,
Une aberration
et une énormité !
Ce monstre de l’enfance
et de la vieillesse,
Cette chose,
marchaient donc, et avec tendresse
Je suivais leurs
mouvements maladroits et lents.
Il me fut
rappelé par un hasard violent
Que l’homme est
un peu de verre qu’un rien casse,
Que nous passons
comme cette allégorie passe
Et qu’en vain
nous cherchons, dans les flots sans remords,
Un rivage
tranquille ou un tranquille port.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
00:59
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