|
lettre au temps Temps, où est ma jeunesse Et où sont tous mes amis ? Où est le dard qui blesse Mon vain cœur qui frémit ? Où est mon insouciance ? Où sont tous mes cheveux, Mes illusions, mes stances, Mes rires et mes vœux ? Où est ma lyre ancienne ? Mes vers sont vains, chétifs, Pour qu’un mort y revienne Avec ses chants plaintifs, Couvert, dans la nuit noire Cachant la création, Du linceul sans gloire Des mortelles nations ! Où sont mes vieilles joies, Mes antiques soleils ? Mon cœur cassé se noie ; Ô mers de sang vermeil, Ô adolescences De l’âme et de l’esprit, Ô vagues confidences Des pesants manuscrits ! Aux poètes antiques, Aux mages, aux rêveurs, Je laisse les épiques Aurores sans douleur, Et moi, dans l’ombre, Je prends un continent Plus petit, plus sombre, Emplis de revenants, Où spectre magnifique, Je règne sur les morts Dans les forêts nordiques Dont seul le brouillard sort. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
Affichage des articles dont le libellé est temps. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est temps. Afficher tous les articles
mercredi 23 juillet 2025
Lettre au Temps
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
09:49
0
commentaires
Libellés :
blog,
france,
lettre,
poème,
poésie,
temps,
tunisie
jeudi 10 octobre 2024
Point de vue sur les silhouettes du temps jadis
|
POINT DE VUE SUR les silhouettes du temps jadis Ô souvenirs, essences des choses, Douces silhouettes du temps jadis ! Parfums persistants d’anciens paradis Qui viennent d’autres temps et d’autres roses ! Les ailes de la fuyante Mémoire Vous emportent loin de nos esprits vains, Et le vaste oubli, cet arrêt divin, S’appesantit sur toutes nos histoires. Il ne demeure rien sur cette terre, Hormis l’incommensurable brouillard Empli de visions et de mystères De nos souvenirs beaux et éphémères, Pareils à ces roses flétries de l’art Et aux ailes des vagues chimères. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
20:35
0
commentaires
Libellés :
blog,
france,
jadis,
Passé,
poème,
poésie,
silhouettes,
souvenirs,
temps,
tunisie
mardi 20 août 2024
Point de vue sur une urgence
|
POINT DE VUE SUR une urgence Avant que le temps ne nous détruise Et que nous ne soyons soudain pareils Aux épaves que la tempête brise, Jetées sur la plage et sous le soleil, Avant la ténébreuse vieillesse Aux rides nombreuses comme ses jours, Avant que la mort, comme une paresse, Ne s'appesantisse sur nos amours, Soyons heureux jusqu'au linceul plein d'ombre ! Nous sommes éphémères, soyons forts ; Soyons radieux, puisque tout est sombre ! Pour être prêts pour le dernier voyage, Nous remplirons les valises du sort De rêves, de livres et de nuages. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
mercredi 25 octobre 2023
Eichingu, Wagon du Temps
|
eichingu, wagon du temps Eichingu, Wagon du Temps, Allait, poussé par lui-même Et ne jamais s'arrêtant Aux nombreuses stations blêmes. Parfois, il ralentissait Aux stations de la mémoire, Mais toujours il repassait Dans les mêmes régions noires Où le soleil n'allait pas. Toujours dans les ténèbres, Il allait auguste et las, Avec ses airs funèbres, En déchirant le linceul De l'existence fragile, Pareil à un homme seul Et cependant agile Qui dans le calme du soir Marche dans son propre rêve, Jusqu'à ce qu'il puisse voir Le soleil qui se lève. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
vendredi 1 septembre 2023
Gesseddas, Mage du Temps
|
Gesseddas, mage du temps Pareil à l'usurier comptant son or, Gesseddas comptait les heures fuyantes, Qui lui-même l'emplissaient d'épouvante Et d'un désir insurmontable et fort. Dans son antre noir toujours entouré De montres, d'horloges et de pendules, Il aimait les vastes crépuscules Et par la nuit il était attiré ; Il riait des projets, des vains desseins, Des ambitions et des aventures, Il riait de toutes les créatures, Des énigmes ainsi que des devins ! Il savait que le temps, ce grand vainqueur, Était une chose qui s'efface Et ne restait pas à la même place, Comme le parfum d'une grande fleur ; Il savait que tout ici-bas changeait, La forme d'une ville ou d'un visage, Et que l'être humain n'est jamais sage En bravant le temps, le plus grand danger. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
mardi 25 juillet 2023
Cartes postales (96)
|
CARTES POSTALES (96) Nos souvenirs sont têtus Et notre vie est volage, Ils viennent, chenus avec l'âge, Et de noir et de blanc vêtus, Voulant tourmenter nos esprits Et nos âmes impuissantes Avec leurs voix assourdissantes, Leurs vains murmures, leurs vains cris ! Aux écrans des télévisions, Aux cieux noirs et pleins d'étoiles, Dans les manoirs qui sont des voiles, Et aux bois qui sont des rayons, Ils apparaissent avec dédain, Squelettes ou jeunes femmes, Leurs vêtements montrent leurs âmes Qui semblent des soleils soudains Et de leurs haillons désuets Jaillissent de frêles aurores Qui sont faibles mais brillent encore Et qui chantent des chants muets. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
samedi 1 juillet 2023
Cartes postales (74)
|
CARTES POSTALES (74) Le temps passe Et terrasse Vies et visions, Rêves, verdures, Créatures Et créations. Le temps vole L’homme frivole Portant toujours Sa tête sourde, Ses idées lourdes, Ses rêves lourds. Le temps berce Quand on traverse Tout ici-bas ; Par tout ravie, Toujours la vie Est un combat. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
jeudi 17 juin 2021
Les temps à venir
|
Les temps à venir Voilà une des histoires inconnues. Nous te révélons, ô Prophète, cette histoire, que vous n’avez pas connue jusqu’ici, ni toi ni ton peuple. Prends patience ; la fin heureuse est pour ceux qui craignent Dieu. (Coran, 11, 49) I Le Prophète a dit : « Des tentations sombres, Pareilles, dans la nuit, à des morceaux d’ombre, Approchent ; maints hommes connaîtront le destin D’être impies le soir en étant pieux le matin, Et ils vendront leur foi, qui est pourtant si chère, Contre les richesses de ce monde éphémère. Celui qui gardera la foi dans les humains, C’est comme s’il tenait des braises dans sa main. » II Le Prophète a dit : « Je sais et je vous annonce Qu’il y aura, après nous, des temps de patience : Celui qui en ces temps de sombres différends Conservera sa foi et sera différent, Aura droit à la même récompense Que cinquante de vos martyrs pour sa vaillance. » III Le Prophète a dit : « Par le Maître souverain De mon âme ! Avant que vienne le jour d’airain Du Jugement dernier, près des tombeaux on erre, Et celui qui le fait se roulera par terre En s’écriant : “Pourquoi le mort n’était pas moi ?” Or il ne le dira pas car il a la foi Et veut rencontrer Dieu loin de ce monde, Mais parce qu’il est las des épreuves et gronde. » IV Le Prophète a dit : « Aux temps des grands désaccords, Celui qui adore Dieu et restera fort Sera récompensé comme un homme qui quitte Son pays pour me voir et les lieux qu’il habite. » V Le Prophète a dit : « Ô soyez généreux Et faites l’aumône. En des temps moins heureux, L’homme est peu pressé de faire son aumône, Car aux plaisirs de ce monde il s’abandonne. Quand à la faire enfin il se décidera, Ne trouvant aucun pauvre hère, on lui dira : “Ce fut hier que ton aumône était heureuse, Mais aujourd’hui, elle ne m’est plus précieuse.” » VI Le Prophète a dit : « Tout temps à venir sera Pire que l’autre avant lui. Cela restera Ainsi, jusqu’au jour de résurrection des êtres Où vous rencontrerez le Seigneur, votre Maître. » VII Le Prophète a dit : « Un temps viendra où iront Des hommes en conquête. Les conquis leur diront : “Y a-t-il parmi vous des compagnons du Prophète ?” “Oui”, répondront-ils, sans essuyer la défaite. Au temps suivant, il en sera encore ainsi, Et au temps qui viendra après lui aussi. » VIII Le Prophète a dit : « Un temps viendra, terrible, Où les hommes seront dans le même crible ; Il n’en restera qu’une écume sans valeur, Ils seront désunis pour leur plus grand malheur. » Le Prophète croise ses doigts et ajoute : « Évitez tout ce qui sème en vous le doute, Faites le bien que vous savez, soyez meilleurs Et gardez-vous toujours du tumulte trompeur. » IX Le Prophète a dit : « En des jours sombres, les bêtes Seront, pour le croyant, des possessions parfaites : Avec son troupeau, au sommet des plus hauts monts, Il cherchera les eaux et fuira les démons. » X Le Prophète a dit : « Il y aura des hommes À un temps différent du temps où nous sommes Qui gagneront l’argent, licite ou interdit, Sans penser qu’ils perdront leur place au Paradis. » XI Le Prophète a dit : « À leurs cousins et proches Des hommes diront ces mots comme un reproche : “Quittons la ville ! Allons trouver notre bonheur !” Ils auraient mieux fait de ne point partir ailleurs ! Par le Seigneur qui est le Maître de mon âme ! Dieu remplacera ces hommes et ces femmes Par des êtres meilleurs. La ville est un soufflet Exilant les mauvais qui sont loin d’elle allés. » XII Le Prophète a dit : « En des temps de ténèbres Qui seront trompeurs et qui seront bien sombres, On dément l’homme qui a dit la vérité, On croit le menteur par le mensonge habité, On appelle traître l’homme pourtant fidèle Et fidèle l’homme pour trahir plein de zèle. » XIII Le Prophète a dit : « Par mon Maître et mon Seigneur ! Le tué ne saura pas pourquoi son tueur L’a fait mourir, comme le tueur lui-même |
jeudi 23 juillet 2020
Re-L'usage du temps
RE-l'usage du temps
D’après le poème « L’usage du temps » de François
Malaval (1627-1719) duquel je ne garde ici que les deux premiers vers.
L’homme
n’a rien du temps que l’instant qu'il possède,
Quand
le temps est perdu, sa perte est sans remède.
Le
Temps ! Mais il nous tue et s’en va en rêvant,
Et
il est sans pitié pour les sombres vivants,
Il
est comme un marcheur dans une voie étroite
Qui
ne se tourne ni à gauche ni à droite !
Sur
un but terrible les yeux toujours fixés,
Il
ignore l’avenir et oublie le passé,
Aveugle
comme l’ombre et comme la justice,
Des
poètes vaincus raille les artifices
Et
de tous les hommes qui des jours sont las !
« Je
vais faire ceci, je vais faire cela »,
Chimère,
dérision ! Qui te dit que tu vas vivre ?
Tu
mourras peut-être demain, ô homme ivre !
Car
avant de naître tu étais déjà mort !
Tu
t’obstines, pourtant, tu ne crois pas au sort,
Tu
te crois éternel, homme vain et stupide !
Contemple
les tombeaux et contemple tes rides,
Cette
terre est faite de nos nombreux défunts,
Marche
doucement bien que ton orgueil soit sans fin,
Tu
ne le sais pas, mais dans ta course altière,
Tu
marches sur un fils, une fille ou une père,
Emploie
donc ce temps qu’il te reste à vivre pour
Songer
à ton néant et penser à tes jours.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
samedi 23 mai 2020
Re-Songeur, dans de beaux rêves t'absorbant
|
RE-songeur, dans de beaux rêves t'absorbant
D’après le poème « Songeur, dans de beaux rêves t'absorbant » de Georges Rodenbach (1855 – 1898), duquel je
ne garde ici que la première strophe.
Songeur, dans de beaux rêves t’absorbant,
La pendule, à l’heure où seul tu médites,
T’afflige avec ses bruits froids, stalactites
Du temps qui s’égoutte et pleure en tombant.
Plus
rapide que l’orage et le vent,
Le
temps passe, nuage de la vie,
L’heure
ailée est de l’heure ailée suivie
Et
elle déploie ses ailes en rêvant
Dans
l’immensité bleue du firmament !
La
minute alerte s’envole et chante
En
riant dans le ciel sans épouvante
Des
mortels et de leurs espoirs charmants !
Songeur,
à quoi songes-tu ? À l’amour ?
À
une beauté ? À la jeunesse ?
Sais-tu
que le temps, dans ta paresse,
Emporte
la poussière de tes jours ?
La
vie pousse, comme une vaste mer,
Loin
des phares et loin des étoiles,
Nos
rêves, qui sont de fragiles voiles
Noyées
à jamais dans son gouffre amer !
La
joie est éphémère et le chagrin,
Adieu,
été, printemps, hiver, automne !
La
pendule, avec ses bruits monotones,
Répète
toujours le même refrain.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
Inscription à :
Articles (Atom)









