Affichage des articles dont le libellé est vie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est vie. Afficher tous les articles

mercredi 28 janvier 2026

Les petits miracles de la vie

les petits miracles de la vie

Les premiers rayons du matin tiède,
Quand le jour se répand comme un parfum
Dans le monde qui, comme un remède,
Attendait cette caresse sans fin.

Le pain chaud qu’on vient de rompre et qui fume,
Le premier café à la douce odeur
Qui couronne déjà et parfume
Une éternelle journée de labeur.

Un pas inconnu, des regards complices,
Débuts d’une amitié ou d’un amour,
Quand au cœur las des nuits et des supplices
Brille soudain un improbable jour.

La pluie qui vient frapper aux fenêtres,
Et visiteuse qu’on n’attendait pas,
Entrer dans nos maisons et nos êtres
Afin de bercer nos pauvres cœurs las

Le cri joyeux d’un enfant sans haine
Qui retentit dans toute la maison
Et qui, que vous soyez roi ou reine,
Va vous appeler par votre prénom.

Tout ce qui parle, tout ce qui brille,
Tout ce qui a votre cœur dans sa main,
Le monde immense, la vaste famille,
Ces bonheurs qui ravissent les humains !


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

dimanche 13 octobre 2024

Point de vue sur l’amour de la vie

POINT DE VUE SUR l'amour de la vie

Le vieillard accroupi sur sa canne
N’abhorre point la vie mais sa santé
Qui, avant la mort, soudain le condamne
À marcher comme un spectre épouvanté.

La vie est une passion plus forte
Que notre faiblesse et notre néant,
Et même si la mort toujours l’emporte,
Nos travaux sont nains ; nos désirs géants !

Nous cherchons la lueur improbable
Au fond de la plus ténébreuse nuit ;
Nos espoirs, comme les grains de sable,

Sont nombreux et sont aussi éphémères,
Et la vie s’éloigne et toujours reluit
Comme l’aile d’airain d’une chimère.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

mardi 13 août 2024

Point de vue sur la vie inconstante

POINT DE VUE SUR la vie inconstante

La vie est comme un vent qu'on ne peut voir,
Éphémère et puissante, elle passe,
Bénit le matin et maudit le soir,
Nous blesse parfois, parfois nous enlace.

Demain est toujours sombre et terrifiant
Et chaque aurore est une surprise,
Chaque jour est un nouveau néant
Qui est fait de tempêtes et de brises ;

L'homme, qu'il soit téméraire ou prudent,
Peut périr, et tout ici-bas nous tue
Et a des griffes, des idées, des dents

Acérées, et qui dans l'obscurité
Attendent notre vie brève et têtue
Et nous observent avec sévérité.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

mercredi 7 août 2024

Point de vue sur l’enfance

POINT DE VUE SUR l'enfance

L'enfance a brillé comme un soleil
Dans le ciel tourmenté de la vie,
Et elle nous a été ravie
Une nuit, pendant notre sommeil.

Hélas ! Tu ne reviendras donc plus,
Ô enfance sainte qui rêve !
Pendant que le jour radieux se lève,
Dans nos cœurs inondés il a plu !

Adieu, plaisirs, ris et petits riens,
Adieu, temps révolus et anciens,
Adieu, blancs conforts de nos lits tièdes,

Bienvenue, insomnie et néant,
Bienvenue aux pays des géants,
Enfants qui souffrez sans remède !


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

mercredi 25 octobre 2023

Eichingu, Wagon du Temps

eichingu, wagon du temps

Eichingu, Wagon du Temps,
Allait, poussé par lui-même
Et ne jamais s'arrêtant
Aux nombreuses stations blêmes.

Parfois, il ralentissait
Aux stations de la mémoire,
Mais toujours il repassait
Dans les mêmes régions noires

Où le soleil n'allait pas.
Toujours dans les ténèbres,
Il allait auguste et las,
Avec ses airs funèbres,

En déchirant le linceul
De l'existence fragile,
Pareil à un homme seul
Et cependant agile

Qui dans le calme du soir
Marche dans son propre rêve,
Jusqu'à ce qu'il puisse voir
Le soleil qui se lève.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

jeudi 28 septembre 2023

Sipos, Révélateur de la Fin

sipos, révélateur de la fin

Sipos se tenait toujours debout,
Comme la mort, à la fin de tout,
Dans le sentier étroit de la vie
Par les hasards donnée et ravie.
Toujours certain, toujours incertain,
Il lisait les arrêts du destin
Et dévoilait les noirs mystères
De toute l'existence austère
Et dont il rallumait le flambeau
Qui brillait au-dessus des tombeaux.
Il voyait toutes les créatures,
Qu'elles fussent pures ou impures,
Passer en rampant et en marchant,
En volant et parfois en cherchant
Une proie ou une obscure cible,
Et d'autres, se croyant invincibles,
Repoussant l'étreinte de la mort ;
Il voyait des joies et des remords
Qui devenaient des choses vivantes,
Ainsi que de vagues épouvantes.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

samedi 5 août 2023

Cartes postales (106)

   CARTES POSTALES (106)

L'homme cherche toujours l'humain qui lui ressemble
Comme l'on chercherait un remède impuissant,
Mais ses efforts sont vains car il sait, ce passant,
Qu’on n'est jamais plus seuls qu'en étant ensemble.

L'homme va sans savoir où la vie le conduit,
L’abîme a des griffes dans son fond et l'emporte,
Et le destin s'ouvre pour lui comme une porte
Et il croit qu'il fait jour alors qu'il fait nuit !

Comment donc conjurer l'horreur de l'existence ?
Comment lutter contre le néant et la mort ?
Dans la mer de la vie comment trouver un port ?
Et comment supporter cette atroce souffrance ?

La Mort court. Elle vient, sur son sombre cheval
Libérer les hommes de toutes leurs faiblesses,
Car la vie est une maladie, qui cesse
Quand la Mort arrive pour extirper le mal,

Et il est étrange que les fleurs s'épanouissent
Et que le grand soleil se lève tous les jours
Dans ce monde mortel et à son salut sourd
Qui périra comme les hommes périssent.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

lundi 31 juillet 2023

Cartes postales (101)

   CARTES POSTALES (101)

Qui n'a pas deviné l'énigme altière
Du sens, cet esprit qui sort de la matière ?
Le monde qui grandit et s'épanouit
Est pareil au Sphinx debout dans la nuit
Qui compte les mortels et sur eux veille,
Il est plein de dangers et de merveilles,
De mystères divers et adorés
Et de grands océans inexplorés
Où errent des voiles sans maîtres
Jusqu’au néant qui noie tous les êtres !

Pour son ignorance sans compassion,
L’homme veut trouver des explications
Et sonde les insondables gouffres !
Il veut trouver un sens parce qu'il souffre
Et que le sens est sa consolation ;
Toute énigme est une désolation
Pour cet être vain et fier qu'est l'homme
Qui se consume et qui se consomme,
Pareil à un feu toujours en fureur
Et qu'on voit manger sa propre lueur.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

dimanche 23 juillet 2023

Cartes postales (94)

   CARTES POSTALES (94)

La vie, emplie de mystères divers,
Est pareille à un grand labyrinthe
Avec des sentiers froids et des bois verts
Et des saisons d’ombre et de contrainte.

L’homme y marche, accompagné ou seul,
Dans des couloirs infinis et immenses,
Et y trouve la blancheur du linceul
Ainsi que la noirceur de la nuit dense ;

Il y est pareil à un voyageur
Appesanti de tous ses bagages,
Cherchant une oasis, une lueur
Ou la cabane fermée d’un sage,

Une étoile lui montrant le chemin,
Quelque port petit et salutaire,
Quelque chose qui lui tendrait la main :
Un oiseau, une île ou une terre !

Mais ce qui l’attend, ce n’est pas un port,
Mais une sinistre métaphore :
Au fond de ce labyrinthe, la Mort
Qui ressemble à l’antique Minotaure.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

jeudi 13 juillet 2023

Cartes postales (86)

   CARTES POSTALES (86)

À l'enfant qui attend
Et toujours espère,
La vie dit, sévère :
« Prends tes rêves et va-t'en !

Prends ton ours et ton lion,
Prends toutes tes peluches,
Prends l'abeille et la ruche,
L’aurore et les rayons !

De tes rêves défunts
Tu riras toi-même,
Et moi aussi qui t'aime,
Je vais rire sans fin !

Tu veux être un héros,
Tu veux être un astronaute,
C’est de ta faute
Si je suis le bourreau !

Je me cache, petit,
Dans la chambre où tu joues,
C’est moi qui te la loue,
Et te voilà parti ! »


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

samedi 1 juillet 2023

Cartes postales (74)

   CARTES POSTALES (74)

Le temps passe
Et terrasse
Vies et visions,
Rêves, verdures,
Créatures
Et créations.

Le temps vole
L’homme frivole
Portant toujours
Sa tête sourde,
Ses idées lourdes,
Ses rêves lourds.

Le temps berce
Quand on traverse
Tout ici-bas ;
Par tout ravie,
Toujours la vie
Est un combat.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

samedi 13 novembre 2021

La vie

  La vie

Sachez que la vie de ce monde n’est qu’un jeu et une frivolité ; c’est une parure, c’est un sujet de vaine gloire parmi vous. L’accroissement de biens et un grand nombre d’enfants sont comme la pluie ; les plantes qu’elle anime plaisent aux infidèles, mais bientôt elles se fanent, et tu les verras jaunir et devenir des fétus desséchés. Et au bout de tout cela, dans l’autre monde, le supplice terrible, ou le pardon de Dieu et sa satisfaction. La vie de ce monde n’est qu’une jouissance temporaire qui éblouit. (Coran, 57, 20)

Le Prophète, une fois, dormit sur un tapis
Rêche, qui lui meurtrit les côtes assoupi.
Il se réveille et on lui dit : « Ô Prophète !
Au lieu de ce tapis, si tu le souhaites,
On peut t’acheter ou te faire un plus doux lit. »
Mais le Prophète leur répond (et on pâlit) :
« Je n’ai que faire de cette vie éphémère.
Elle ne peut ni me tromper ni me plaire :
J’y suis pareil à un voyageur qui est las,
Et cherche un peu d’ombre sous un arbre et s’en va. »


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

vendredi 27 novembre 2020

Vie de Joseph (deuxième partie)

VIE DE JOSEPH (deuxième partie) 

II. Joseph chez Zuleïkha et Putiphar

La femme du seigneur égyptien porta ses vues sur Joseph. Elle ferma les portes, et le sollicita au mal. Dieu est mon refuge, dit le fils de Jacob. Il m’a comblé de biens dans cette maison ; les ingrats ne prospéreront point.(Coran, 12, 23)

Trois jours au fond du puits : Joseph eut faim et peur.
Il entendit soudain passer des voyageurs ;
L’un d’eux alla chercher de l’eau. « Que nous sommes
Bénis ! s’écria-t-il. J’ai trouvé un jeune homme. »
Les frères de Joseph le vendirent à prix vil,
Quelques drachmes d’argent, car ils croyaient subtil
De s’en défaire ainsi, mais ils oublièrent
Que Dieu les voyaient et protégeait leur frère.
L’égyptien qui l’acheta, de retour à la ville,
Confia à sa femme : « Il pourrait nous être utile,
Traite bien ce garçon. Un jour nous en ferons
Peut-être notre fils, et nous l’adopterons. »
Dieu voulut élever Joseph aux rangs sublimes,
Car il est tout-puissant et il est magnanime
Et sa volonté, quand il décide au ciel,
Se fait sur terre et est au-dessus des mortels.
Le Seigneur, fidèle à toutes ses promesses,
Lui donna la raison ainsi que la sagesse,
Et Joseph devint un homme beau et bien fait.

Zuleïkha, qui portait son amour comme un faix,
Se trouvant seule avec lui, ferma les portes
Et lui dit, embrasée d’une flamme trop forte :
« Joseph, je t’appartiens ; dispose de moi ! »
« Le Seigneur m’en garde, car en lui j’ai foi !
S’écria Joseph. Il m’a montré sa clémence,
Les traîtres n’auront point droit à ses récompenses. »
Il faillit succomber mais eut une vision :
Son vénérable père, en cette occasion,
Apparut, lui rappelant qu’il était un prophète.
Joseph et Zuleïkha, sur ces entrefaites,
S’élancèrent vers la porte : il voulait la fuir,
Alors que Zuleïkha voulait le retenir.
Le mari était à l’entrée. « Que mérite
S’écria Zuleïkha, celui qui t’irrite
Et pour moi a conçu de sombres intentions ?
La prison ou une terrible punition ! »
Joseph s’écria : « Elle est la seule coupable ! »
Elle avait déchiré d’un geste déplorable
La tunique portée par Joseph se sauvant.
« Si sa tunique fut déchirée par-devant,
Il ment et elle a dit la vérité entière ;
Si elle est cependant déchirée par-derrière,
Elle ment, et Joseph a dit la vérité. »
Dit devant Putiphar, qui était irrité,
Un parent de sa femme, âme bien inspirée.
La tunique était par-derrière déchirée.
Putiphar s’écria : « Femmes, jusqu’où iront
Vos fourberies ? Jamais elles ne finiront !
Ô Joseph, ne dis rien de cette aventure,
Quant à toi, femme, coupable créature,
Tu as commis un grand péché. Tu ferais mieux
De prier pour gagner le pardon de Dieu. »


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

jeudi 26 novembre 2020

Vie de Joseph (première partie)

vie de joseph (première partie)

I. Le songe, le complot

Joseph dit à son père : J’ai vu onze planètes, le soleil et la lune qui m’adoraient. (Coran, 12, 4)

Joseph dit à Jacob, comme lui prophète :
« Père, dans un songe j’ai vu onze planètes,
La lune et le soleil, devant moi prosternés. »
Sachant qu’un grand pouvoir lui serait donné,
Jacob dit à son fils : « Écoute ma prière :
Ne va jamais conter ton songe à tes frères,
Car ils pourraient avoir des desseins criminels ;
Satan est de l’homme l’ennemi éternel.
Dieu t’a choisi parmi toutes ses créatures
Pour voir dans les songes les choses futures.
Tu seras un prophète et béni par Dieu
Comme ta famille et comme tes aïeux
Abraham et Isaac. Dieu sait et il est sage. »

Les frères de Joseph se dirent avec rage :
« Joseph et Benjamin sont tous les deux plus chers
Que nous à notre père, et son âme et sa chair !
Nous sommes plus nombreux, pourtant ! Notre père
Est injuste, sans doute, et son esprit erre.
Tuons Joseph, ou bien qu’il soit chassé d’ici !
Le cœur de notre père, aujourd’hui endurci,
Va nous appartenir, et pour qu’il nous aime
Il ne verra que nous, les seuls et les mêmes !
Puis nous demanderons le pardon du Seigneur. »
L’un d’eux dit : « Frères, ne soyons point des tueurs,
Mais jetons-le, puisqu’il faut qu’il disparaisse,
Au fond d’un puits profond et noir, et qu’on l’y laisse.
Il sera recueilli par quelque voyageur. »
Ils allèrent à Jacob. « Pourquoi as-tu peur,
Lui demandèrent-ils avec force et zèle,
De nous confier Joseph ? Nous lui serons fidèles
Et veillerons sur lui. N’aie pas peur du danger,
Pour qu’il joue et apprenne à être un bon berger,
Permets-lui de venir avec nous demain, père. »
Terrifié d’un songe de la nuit dernière
Dans lequel il avait vu Joseph dévoré
En étant avec eux, par un loup abhorré,
Jacob ne voulut pas. « Père, tu en trembles !
S’écrièrent ses fils, nous serons ensemble,
Pour ne point le défendre en étant si nombreux,
Il faut que nous soyons, certes, bien malheureux ! »

Ils emmenèrent donc Joseph et le jetèrent
Au fond d’un puits profond, et le soir rentrèrent
Éplorés, dire à leur père : « En allant courir
Et sans imaginer qu’il pouvait en mourir,
Nous laissâmes Joseph non loin de nos hardes.
Un loup l’a dévoré. Pour nous croire, regarde. »
Ils montrèrent à Jacob le sang d’un animal
Sur la tunique de Joseph. « L’esprit du mal
Vous a tous inspiré un dessin funeste,
Dit Jacob. Patience ; que le Seigneur m’assiste. »
Dieu fit à Joseph cette révélation :
« Tu leur diras, un jour, leur mauvaise action.
Ils ne savent pas qu’ils œuvrent pour ta gloire. »
Et Joseph priait au puits, dans la nuit noire.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène