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les petits miracles de la vie Les premiers rayons du matin tiède, Quand le jour se répand comme un parfum Dans le monde qui, comme un remède, Attendait cette caresse sans fin. Le pain chaud qu’on vient de rompre et qui fume, Le premier café à la douce odeur Qui couronne déjà et parfume Une éternelle journée de labeur. Un pas inconnu, des regards complices, Débuts d’une amitié ou d’un amour, Quand au cœur las des nuits et des supplices Brille soudain un improbable jour. La pluie qui vient frapper aux fenêtres, Et visiteuse qu’on n’attendait pas, Entrer dans nos maisons et nos êtres Afin de bercer nos pauvres cœurs las Le cri joyeux d’un enfant sans haine Qui retentit dans toute la maison Et qui, que vous soyez roi ou reine, Va vous appeler par votre prénom. Tout ce qui parle, tout ce qui brille, Tout ce qui a votre cœur dans sa main, Le monde immense, la vaste famille, Ces bonheurs qui ravissent les humains ! Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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mercredi 28 janvier 2026
Les petits miracles de la vie
dimanche 13 octobre 2024
Point de vue sur l’amour de la vie
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POINT DE VUE SUR l'amour de la vie Le vieillard accroupi sur sa canne N’abhorre point la vie mais sa santé Qui, avant la mort, soudain le condamne À marcher comme un spectre épouvanté. La vie est une passion plus forte Que notre faiblesse et notre néant, Et même si la mort toujours l’emporte, Nos travaux sont nains ; nos désirs géants ! Nous cherchons la lueur improbable Au fond de la plus ténébreuse nuit ; Nos espoirs, comme les grains de sable, Sont nombreux et sont aussi éphémères, Et la vie s’éloigne et toujours reluit Comme l’aile d’airain d’une chimère. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
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mardi 13 août 2024
Point de vue sur la vie inconstante
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POINT DE VUE SUR la vie inconstante La vie est comme un vent qu'on ne peut voir, Éphémère et puissante, elle passe, Bénit le matin et maudit le soir, Nous blesse parfois, parfois nous enlace. Demain est toujours sombre et terrifiant Et chaque aurore est une surprise, Chaque jour est un nouveau néant Qui est fait de tempêtes et de brises ; L'homme, qu'il soit téméraire ou prudent, Peut périr, et tout ici-bas nous tue Et a des griffes, des idées, des dents Acérées, et qui dans l'obscurité Attendent notre vie brève et têtue Et nous observent avec sévérité. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
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mercredi 7 août 2024
Point de vue sur l’enfance
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POINT DE VUE SUR l'enfance L'enfance a brillé comme un soleil Dans le ciel tourmenté de la vie, Et elle nous a été ravie Une nuit, pendant notre sommeil. Hélas ! Tu ne reviendras donc plus, Ô enfance sainte qui rêve ! Pendant que le jour radieux se lève, Dans nos cœurs inondés il a plu ! Adieu, plaisirs, ris et petits riens, Adieu, temps révolus et anciens, Adieu, blancs conforts de nos lits tièdes, Bienvenue, insomnie et néant, Bienvenue aux pays des géants, Enfants qui souffrez sans remède ! Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
mercredi 25 octobre 2023
Eichingu, Wagon du Temps
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eichingu, wagon du temps Eichingu, Wagon du Temps, Allait, poussé par lui-même Et ne jamais s'arrêtant Aux nombreuses stations blêmes. Parfois, il ralentissait Aux stations de la mémoire, Mais toujours il repassait Dans les mêmes régions noires Où le soleil n'allait pas. Toujours dans les ténèbres, Il allait auguste et las, Avec ses airs funèbres, En déchirant le linceul De l'existence fragile, Pareil à un homme seul Et cependant agile Qui dans le calme du soir Marche dans son propre rêve, Jusqu'à ce qu'il puisse voir Le soleil qui se lève. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
jeudi 28 septembre 2023
Sipos, Révélateur de la Fin
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sipos, révélateur de la fin Sipos se tenait toujours debout, Comme la mort, à la fin de tout, Dans le sentier étroit de la vie Par les hasards donnée et ravie. Toujours certain, toujours incertain, Il lisait les arrêts du destin Et dévoilait les noirs mystères De toute l'existence austère Et dont il rallumait le flambeau Qui brillait au-dessus des tombeaux. Il voyait toutes les créatures, Qu'elles fussent pures ou impures, Passer en rampant et en marchant, En volant et parfois en cherchant Une proie ou une obscure cible, Et d'autres, se croyant invincibles, Repoussant l'étreinte de la mort ; Il voyait des joies et des remords Qui devenaient des choses vivantes, Ainsi que de vagues épouvantes. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
samedi 5 août 2023
Cartes postales (106)
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CARTES POSTALES (106) L'homme cherche toujours l'humain qui lui ressemble Comme l'on chercherait un remède impuissant, Mais ses efforts sont vains car il sait, ce passant, Qu’on n'est jamais plus seuls qu'en étant ensemble. L'homme va sans savoir où la vie le conduit, L’abîme a des griffes dans son fond et l'emporte, Et le destin s'ouvre pour lui comme une porte Et il croit qu'il fait jour alors qu'il fait nuit ! Comment donc conjurer l'horreur de l'existence ? Comment lutter contre le néant et la mort ? Dans la mer de la vie comment trouver un port ? Et comment supporter cette atroce souffrance ? La Mort court. Elle vient, sur son sombre cheval Libérer les hommes de toutes leurs faiblesses, Car la vie est une maladie, qui cesse Quand la Mort arrive pour extirper le mal, Et il est étrange que les fleurs s'épanouissent Et que le grand soleil se lève tous les jours Dans ce monde mortel et à son salut sourd Qui périra comme les hommes périssent. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
lundi 31 juillet 2023
Cartes postales (101)
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CARTES POSTALES (101) Qui n'a pas deviné l'énigme altière Du sens, cet esprit qui sort de la matière ? Le monde qui grandit et s'épanouit Est pareil au Sphinx debout dans la nuit Qui compte les mortels et sur eux veille, Il est plein de dangers et de merveilles, De mystères divers et adorés Et de grands océans inexplorés Où errent des voiles sans maîtres Jusqu’au néant qui noie tous les êtres ! Pour son ignorance sans compassion, L’homme veut trouver des explications Et sonde les insondables gouffres ! Il veut trouver un sens parce qu'il souffre Et que le sens est sa consolation ; Toute énigme est une désolation Pour cet être vain et fier qu'est l'homme Qui se consume et qui se consomme, Pareil à un feu toujours en fureur Et qu'on voit manger sa propre lueur. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
dimanche 23 juillet 2023
Cartes postales (94)
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CARTES POSTALES (94) La vie, emplie de mystères divers, Est pareille à un grand labyrinthe Avec des sentiers froids et des bois verts Et des saisons d’ombre et de contrainte. L’homme y marche, accompagné ou seul, Dans des couloirs infinis et immenses, Et y trouve la blancheur du linceul Ainsi que la noirceur de la nuit dense ; Il y est pareil à un voyageur Appesanti de tous ses bagages, Cherchant une oasis, une lueur Ou la cabane fermée d’un sage, Une étoile lui montrant le chemin, Quelque port petit et salutaire, Quelque chose qui lui tendrait la main : Un oiseau, une île ou une terre ! Mais ce qui l’attend, ce n’est pas un port, Mais une sinistre métaphore : Au fond de ce labyrinthe, la Mort Qui ressemble à l’antique Minotaure. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
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jeudi 13 juillet 2023
Cartes postales (86)
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CARTES POSTALES (86) À l'enfant qui attend Et toujours espère, La vie dit, sévère : « Prends tes rêves et va-t'en ! Prends ton ours et ton lion, Prends toutes tes peluches, Prends l'abeille et la ruche, L’aurore et les rayons ! De tes rêves défunts Tu riras toi-même, Et moi aussi qui t'aime, Je vais rire sans fin ! Tu veux être un héros, Tu veux être un astronaute, C’est de ta faute Si je suis le bourreau ! Je me cache, petit, Dans la chambre où tu joues, C’est moi qui te la loue, Et te voilà parti ! » Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
samedi 1 juillet 2023
Cartes postales (74)
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CARTES POSTALES (74) Le temps passe Et terrasse Vies et visions, Rêves, verdures, Créatures Et créations. Le temps vole L’homme frivole Portant toujours Sa tête sourde, Ses idées lourdes, Ses rêves lourds. Le temps berce Quand on traverse Tout ici-bas ; Par tout ravie, Toujours la vie Est un combat. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
samedi 13 novembre 2021
La vie
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La vie Sachez que la vie de ce monde n’est qu’un jeu et une frivolité ; c’est une parure, c’est un sujet de vaine gloire parmi vous. L’accroissement de biens et un grand nombre d’enfants sont comme la pluie ; les plantes qu’elle anime plaisent aux infidèles, mais bientôt elles se fanent, et tu les verras jaunir et devenir des fétus desséchés. Et au bout de tout cela, dans l’autre monde, le supplice terrible, ou le pardon de Dieu et sa satisfaction. La vie de ce monde n’est qu’une jouissance temporaire qui éblouit. (Coran, 57, 20) Le Prophète, une fois, dormit sur un tapis Rêche, qui lui meurtrit les côtes assoupi. Il se réveille et on lui dit : « Ô Prophète ! Au lieu de ce tapis, si tu le souhaites, On peut t’acheter ou te faire un plus doux lit. » Mais le Prophète leur répond (et on pâlit) : « Je n’ai que faire de cette vie éphémère. Elle ne peut ni me tromper ni me plaire : J’y suis pareil à un voyageur qui est las, |
vendredi 27 novembre 2020
Vie de Joseph (deuxième partie)
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VIE DE JOSEPH (deuxième partie) II. Joseph chez Zuleïkha et Putiphar La femme du seigneur égyptien porta ses vues sur Joseph. Elle ferma les portes, et le sollicita au mal. Dieu est mon refuge, dit le fils de Jacob. Il m’a comblé de biens dans cette maison ; les ingrats ne prospéreront point.(Coran, 12, 23) Trois jours au fond du puits : Joseph eut faim et peur. Il entendit soudain passer des voyageurs ; L’un d’eux alla chercher de l’eau. « Que nous sommes Bénis ! s’écria-t-il. J’ai trouvé un jeune homme. » Les frères de Joseph le vendirent à prix vil, Quelques drachmes d’argent, car ils croyaient subtil De s’en défaire ainsi, mais ils oublièrent Que Dieu les voyaient et protégeait leur frère. L’égyptien qui l’acheta, de retour à la ville, Confia à sa femme : « Il pourrait nous être utile, Traite bien ce garçon. Un jour nous en ferons Peut-être notre fils, et nous l’adopterons. » Dieu voulut élever Joseph aux rangs sublimes, Car il est tout-puissant et il est magnanime Et sa volonté, quand il décide au ciel, Se fait sur terre et est au-dessus des mortels. Le Seigneur, fidèle à toutes ses promesses, Lui donna la raison ainsi que la sagesse, Et Joseph devint un homme beau et bien fait. Zuleïkha, qui portait son amour comme un faix, Se trouvant seule avec lui, ferma les portes Et lui dit, embrasée d’une flamme trop forte : « Joseph, je t’appartiens ; dispose de moi ! » « Le Seigneur m’en garde, car en lui j’ai foi ! S’écria Joseph. Il m’a montré sa clémence, Les traîtres n’auront point droit à ses récompenses. » Il faillit succomber mais eut une vision : Son vénérable père, en cette occasion, Apparut, lui rappelant qu’il était un prophète. Joseph et Zuleïkha, sur ces entrefaites, S’élancèrent vers la porte : il voulait la fuir, Alors que Zuleïkha voulait le retenir. Le mari était à l’entrée. « Que mérite S’écria Zuleïkha, celui qui t’irrite Et pour moi a conçu de sombres intentions ? La prison ou une terrible punition ! » Joseph s’écria : « Elle est la seule coupable ! » Elle avait déchiré d’un geste déplorable La tunique portée par Joseph se sauvant. « Si sa tunique fut déchirée par-devant, Il ment et elle a dit la vérité entière ; Si elle est cependant déchirée par-derrière, Elle ment, et Joseph a dit la vérité. » Dit devant Putiphar, qui était irrité, Un parent de sa femme, âme bien inspirée. La tunique était par-derrière déchirée. Putiphar s’écria : « Femmes, jusqu’où iront Vos fourberies ? Jamais elles ne finiront ! Ô Joseph, ne dis rien de cette aventure, Quant à toi, femme, coupable créature, Tu as commis un grand péché. Tu ferais mieux |
jeudi 26 novembre 2020
Vie de Joseph (première partie)
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vie de joseph (première partie) I. Le songe, le complot Joseph dit à son père : J’ai vu onze planètes, le soleil et la lune qui m’adoraient. (Coran, 12, 4) Joseph dit à Jacob, comme lui prophète : « Père, dans un songe j’ai vu onze planètes, La lune et le soleil, devant moi prosternés. » Sachant qu’un grand pouvoir lui serait donné, Jacob dit à son fils : « Écoute ma prière : Ne va jamais conter ton songe à tes frères, Car ils pourraient avoir des desseins criminels ; Satan est de l’homme l’ennemi éternel. Dieu t’a choisi parmi toutes ses créatures Pour voir dans les songes les choses futures. Tu seras un prophète et béni par Dieu Comme ta famille et comme tes aïeux Abraham et Isaac. Dieu sait et il est sage. » Les frères de Joseph se dirent avec rage : « Joseph et Benjamin sont tous les deux plus chers Que nous à notre père, et son âme et sa chair ! Nous sommes plus nombreux, pourtant ! Notre père Est injuste, sans doute, et son esprit erre. Tuons Joseph, ou bien qu’il soit chassé d’ici ! Le cœur de notre père, aujourd’hui endurci, Va nous appartenir, et pour qu’il nous aime Il ne verra que nous, les seuls et les mêmes ! Puis nous demanderons le pardon du Seigneur. » L’un d’eux dit : « Frères, ne soyons point des tueurs, Mais jetons-le, puisqu’il faut qu’il disparaisse, Au fond d’un puits profond et noir, et qu’on l’y laisse. Il sera recueilli par quelque voyageur. » Ils allèrent à Jacob. « Pourquoi as-tu peur, Lui demandèrent-ils avec force et zèle, De nous confier Joseph ? Nous lui serons fidèles Et veillerons sur lui. N’aie pas peur du danger, Pour qu’il joue et apprenne à être un bon berger, Permets-lui de venir avec nous demain, père. » Terrifié d’un songe de la nuit dernière Dans lequel il avait vu Joseph dévoré En étant avec eux, par un loup abhorré, Jacob ne voulut pas. « Père, tu en trembles ! S’écrièrent ses fils, nous serons ensemble, Pour ne point le défendre en étant si nombreux, Il faut que nous soyons, certes, bien malheureux ! » Ils emmenèrent donc Joseph et le jetèrent Au fond d’un puits profond, et le soir rentrèrent Éplorés, dire à leur père : « En allant courir Et sans imaginer qu’il pouvait en mourir, Nous laissâmes Joseph non loin de nos hardes. Un loup l’a dévoré. Pour nous croire, regarde. » Ils montrèrent à Jacob le sang d’un animal Sur la tunique de Joseph. « L’esprit du mal Vous a tous inspiré un dessin funeste, Dit Jacob. Patience ; que le Seigneur m’assiste. » Dieu fit à Joseph cette révélation : « Tu leur diras, un jour, leur mauvaise action. Ils ne savent pas qu’ils œuvrent pour ta gloire. » |
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