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LE mal de phèdre
Alexandre Cabanel, Phèdre (1880)
Ne trouvant nul repos, songeant à son délit,
Tourmentée par Vénus, s’agitant dans son lit
Qui lui semble comme son cœur plein de flamme,
Phèdre gémit, portant le fardeau de son âme.
L’infidèle Thésée fait la cour en enfer,
Et elle est accablée de mille pesants fers,
Amoureuse de son beau-fils, Hippolyte,
Maudissant sans répit sa famille maudite.
Les deux seins nus, blême d’amour et de chaleur,
Cherchant dans les murs la cause de son malheur,
Voyant de Cupidon reluire les flèches,
Garnement meurtrier, la gorge plus sèche
Qu’un infini désert fatal aux voyageurs.
Il pleut de la sueur de son beau front songeur,
Ce ciel de la pensée qu’opprime l’orage,
Elle perdra la vie mais non le courage,
De funestes desseins emplissent son esprit
Il faut qu’il périsse si Phèdre un jour périt !
Puisque Diane et Vénus sont liguées contre elle,
Avant que de mourir elle sera cruelle
Et elle vengera la peine de son cœur
Et, vaincue, occira son farouche vainqueur.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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mardi 21 mars 2017
Le mal de Phèdre
dimanche 4 décembre 2016
La colère de Thésée
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La colère de thésée
Pierre-Narcisse Guérin, Phèdre et Hippolyte (1802)
Thésée,
l’œil plein de flammes,
Abusé
par sa femme,
Contemple
son fils et dit :
« Hippolyte,
sois maudit ! »
Pour
sceller son infortune,
Du
vœu que lui doit Neptune,
Il
s’est souvenu, irrité.
Son
fils n’a point mérité,
Certes,
ce châtiment sombre,
Mais
comme une sinistre ombre
La
colère, bandeau noir,
Fourbe,
l’empêche de voir
Les
radieux artifices
De
Phèdre qui au supplice
Condamne
un fils innocent
Dont
elle répand le sang
Et
perce le cœur chaste !
Triste
comme Jocaste
Et
emplie de ses remords,
Prête
à se donner la mort,
Dans
sa main blanche elle tient
Un
couteau et se souvient.
Sa
nourrice lui murmure
Comme
sur une ramure
Un
nocturne et vil corbeau,
La
prière du tombeau.
Hippolyte,
honorable,
D’un
geste vénérable,
En
tremblant du mot final,
Arrête
le tribunal
Sans
oser se défendre,
Ne
daignant rien entendre.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 7 mars 2016
L'amour de Phèdre
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L'amour de phèdre
Ô, Phèdre, douce
et noble femme !
Quels feux ont
embrasé votre âme
Eprise d’Hippolyte
sans cœur,
Barbare ennemi
de l’Amour vainqueur !
Ô, Phèdre, douce
et noble femme !
Quels feux ont
embrasé votre âme !
Vous étiez
esseulée et sans joie
Et vous gémissiez
comme une proie
De ce sombre et
funeste chasseur
Et maudissiez
mère, père et sœur !
Vous étiez
esseulée et sans joie
Et vous gémissiez
comme une proie !
Thésée ne
pouvait voir vos larmes,
Son fils fut
sourd à vos alarmes,
Vénus vous
assaillit de ses traits
Et votre esprit
dans l’abîme errait ;
Thésée ne
pouvait voir vos larmes,
Son fils fut
sourd à vos alarmes !
Loin de l’humanité
entière,
Vous rêviez,
vague aventurière,
De délices et de
vaines amours,
Et son souvenir
berçait vos jours,
Loin de l’humanité
entière,
Vous rêviez,
vague aventurière !
Mais, hélas !
vos prières de reine
Comme des
remords furent vaines,
Et, ne pouvant
vous faire chérir,
Il ne vous
restait plus qu’à périr !
Mais, hélas !
vos prières de reine
Comme des
remords furent vaines !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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