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l'humain nostalgique
La mer, gouffre
profond et humide,
Nous attire
comme un aimant le fer,
Car nous aimons
tout ce qui est amer
Et, bien plus
que l’absolu, le vide ;
Nous l’aimons car
elle est dangereuse,
Car elle met nos
voiles à genoux !
Nous aimons ce
qui est plus fort que nous
Et enlacer la
mort ténébreuse !
L’homme
retrouve, caché dans les ondes,
Ces nuages de ce
deuxième ciel,
La paix douce du
ventre maternel
Où il était
avant d’être au monde,
La mer, pareille
à un linceul énorme,
Enveloppe son
corps agile et nu,
Bien que l’au-delà
lui soit inconnu,
Il le comprend
en l’absence des formes !
Comme on caresse
une femme fidèle,
Il la caresse,
cette mer sans fin
Qui fuit et
revient avec ses parfums
En agitant ses
invisibles ailes !
Il revoit ses
souvenirs innombrables
Dans ce miroir
poli et silencieux
Qui reluit avec
force sous les cieux,
À la fois
radieux et redoutable !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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vendredi 8 mai 2020
L'humain nostalgique
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
23:32
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jeudi 19 mars 2020
L'excuse sans espoir
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l'excuse sans espoir
Nous sommes des humains. C’est notre
seule excuse,
C’est pour cette raison que nous faisons
le mal,
Et nous obéissons à nos sombres Muses
Auxquelles n’obéit pas le sombre
animal ;
Elles chantent comme de grandes Sirènes,
Nous poussent au néant, au crime, au
désespoir,
Ces rivages moqueurs aux chimères
souveraines,
Ces océans dont nous chérissons les
flots noirs !
Nous sommes des humains ; nous
sommes égoïstes,
Aux mortels qui meurent de faim et de
froid
Nous ne pensons pas, et notre monde est fort
triste,
En vérité, et bien plus triste qu’on le
croit.
Tremblant des châtiments, nous aimons
nos vices –
Certains appelleraient cela l’automaour –
Illusions de grandeurs, envie et avarice,
Être bruyant dans la joie et au malheur
sourd,
Écraser les plus faibles, appauvrir les
plus pauvres
Et ne penser qu’à ce qu’on va boire et
manger,
Refermer sa porte qu’une prière ouvre,
Haïr les différents, haïr les étrangers,
Être mauvais, enfin, et être impitoyable,
Sans aucune raison abhorrer son prochain,
Avoir une âme comme un enfer
effroyable ;
Peu importe, toutefois, nous sommes des
humains !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 16 juin 2019
Le tambour clinique
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le tambour clinique
Lentement notre corps, frêle comme une
âme,
Flambeau dont l’orage qui gronde éteint
la flamme,
S’affaiblit et s’éteint, supplicié par
le sort
Qui casse tout ce qui est beau, et
grand, et fort !
Notre corps, terrassé soudain, sans
crier gare,
De ses imperfections gémit et s’effare,
Assailli comme Ilion de mille maux
divers,
Son printemps tout radieux devient un
sombre hiver,
Il tombe de la pluie de ses pluies
ouvertes !
Nous sommes des mortels : c’est une
découverte
Et ce n’est point un fait. La jeunesse,
en rêvant,
Passe comme passent les ruisseaux et le
vent,
Éprise de la vie, des joies, des
mensonges,
Mais la vieillesse est sans amis et
toujours songe,
Seule dans son bouge sale et mal
fréquenté,
Et elle se souvient du passé enchanté
Avec ses billets doux et ses bouquets de
roses
Au milieu des rides et malgré les
arthroses !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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