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voir les épaves
On voit, aux
bureaux de tabac,
Le soir ou le
matin, qu’importe !
Se reposer les
cohortes
Des guerriers
las du combat.
Ils sont seuls.
Cela fait longtemps
Qu’ils ont cassé
leurs grandes lances,
Ils aiment leur
nonchalance
Et personne ne
les attend ;
Ils parlent
beaucoup et sont seuls,
Dans leurs
petits verres se noient,
Ils n’ont pas d’amis,
mais tutoient
Tous ceux dont
ils sont les aïeuls.
Bien que tous
connaissent leurs noms,
Personne ne
connaît leurs vies,
Le jeune d’être
eux a envie
Mais la jeunesse
lui dit non ;
Et pourtant, ils
sont jetés là
Comme d’anciennes
épaves,
Et ce ne sont point
des braves
Mais des hommes
tristes et las !
Quelques êtres
qui leur sont chers
Une fois par
mois les appellent,
Et ils rentrent
chez eux sans zèle
Pour manger les
pâtes d’hier.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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vendredi 20 mars 2020
Voir les épaves
mardi 5 juin 2018
Le mal moderne
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Le mal moderne
Où vont ces
pâles voyageurs
Poussés dans les
capitales
Par les tempêtes
fatales,
Marins fatigués
et songeurs ?
Sombres, à des
spectres pareils,
La tête baissée,
ils errent,
Employés cachant
leur misère
Aux hommes ainsi
qu’au soleil.
Prisonniers de
leurs grands bureaux
Ils obéissent,
las et pâles,
Aux divinités
infernales
Qui sont leurs
chefs et leurs bourreaux,
Par le dieu du
Travail châtiés,
Poussant leur
rocher humide
Qui tombera dans
le vide
Comme ils
tomberont sans pitié,
Le jour où enfin
ils verront
Leur sourire la
Retraite,
Où ils seront à
la crête
Et dans la nuit
travailleront !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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