Affichage des articles dont le libellé est cinq. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cinq. Afficher tous les articles

lundi 24 mai 2021

Les cinq prières

 les cinq prières

Fais la prière au commencement du jour, au coucher du soleil, et dans la nuit, pour te rapprocher du Seigneur. Les bonnes œuvres chassent le mal. Ce précepte s’adresse à ceux qui gardent le souvenir du Seigneur. (Coran, 11, 114)

Hourayth ibn Kabissa, en allant à Médine
Que la lumière du Prophète illumine,
Implora Dieu de trouver un bon compagnon
Dans cette ville emplie encore de rayons.
Le Seigneur exauça sa prière, sans doute,
Car il trouva Abou-Hourayrah sur sa route.
Il demanda à cet homme du Paradis :
« Dis-moi quelque chose que le Prophète a dit,
Et pourvu que grâce à Dieu j’en profite. »
Abou-Hourayrah lui répondit : « Je cite
Le Prophète, que j’ai entendu une fois
Dire : quand viendra le jour où seule la foi
Sauve, chacun (cette question est la première)
Sera interrogé sur ses cinq prières.
Si Dieu les agrée, il agréera ses actions ;
S’il ne les agrée pas, il aura l’affliction.
Si ses prières sont toutefois imparfaites,
Le Seigneur dira à ses anges : sa dette
Sera payée. Voyez son registre ; s’il a,
Pour qu’il complète ses actions que voilà,
Fait d’autres prières surérogatoires.
Elles compléteront toute son histoire. »


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

lundi 15 mars 2021

Les cinq commandements

les cinq commandements

Jean ! lis les écritures avec ferveur. Nous lui donnâmes la sagesse dès sa plus tendre enfance. (Coran, 19, 12)

Jean, fils de Zacharie – que la paix soit sur eux –
Reçut du Seigneur cinq ordres pour les hébreux.
Or Jean ne fut pas prompt. Jésus vint lui dire :
« Accomplis ta mission et va instruire
Le peuple d’Israël des cinq ordres de Dieu
Desquels tu dois aussi être respectueux.
Si tu ne le fais pas, c’est moi qui vais le faire. »
Jean lui répondit : « Non, ne le fais pas, mon frère.
J’ai peur d’être châtié si tu leur dis ces lois
À ma place, et que la terre s’ouvre sous moi. »

Jean réunit tout le peuple d’Israël
À la mosquée et aux balcons et sous le ciel,
Et leur dit : « J’ai reçu du Seigneur cinq ordres
Que je dois, comme vous, ne jamais enfreindre :
Le premier : ne jamais associer d’autres dieux
Au Tout-Puissant. Quand on commet ce crime odieux,
On est comme un homme qui achète un esclave,
Lui donne une maison, et qui pourtant le brave
En travaillant pour un autre maître que lui.
Un tel serviteur vous causerait tant d’ennuis !
Le deuxième est : quand vous faites la prière
Ne vous retournez point et jamais en arrière,
Car le visage de Dieu est devant celui
Du croyant qui l’adore, et toujours il le suit.
Voici le troisième : vous ferez le jeûne.
Celui qui supporte pour Dieu cette peine
Est pareil à un homme avec un sac empli
De musc, avec d’autres hommes qui ont pâli,
Éblouis et étonnés, de cette fragrance
Dont le Seigneur aime la douce exubérance.
Le quatrième est le suivant : tous vous ferez
L’aumône, et avec foi vous y veillerez.
Celui d’entre vous qui la fait est comparable
À un captif aux fers, et ce misérable
Pour qu’on ne le tue pas, paierait beaucoup ou peu.
Faites comme lui, et sauvez-vous du feu !
Quant au cinquième, le voici : Dieu vous ordonne
De louer son nom et ses grâces si bonnes.
Soyez comme l’homme qui tremble de la mort
Et fuit ses ennemis jusqu’à trouver un fort
Où il est protégé d’une mort effroyable :
En louant Dieu, vous vous protégez du diable. »


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

vendredi 15 janvier 2016

Les cinq sens

LES CINQ SENS


Entends-tu mon cœur qui soupire
Et emplit les lointains mystérieux ?
Si tu l’entends, d’où vient ce sourire
Sur ton charmant visage radieux ?

Vois-tu, noir vampire, mon esprit
Frapper, le soir, à ta porte close ?
Tu le vois, et pourtant tu souris,
Cruelle déité aux joues roses !

Sens-tu le relent de mon âme,
Escaladant le mont de l’azur ?
Tu ne le sens point, car ma flamme
N’est point sur ton front souriant et pur !

Bois-tu jusqu’à la lie, comme moi,
Le calice des amours défuntes ?
Car, indifférente à mes émois,
Tu as souri souvent sans feinte !

Caresses-tu, toi aussi, les cordes
De la lyre, ô, ma muse aux sept doigts ?
Divinité sans miséricorde,
Cesse de sourire, tu le dois ! 





Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène 

jeudi 25 décembre 2014

Histoire de trois calenders, fils de rois, et de cinq dames de Bagdad (LXXXII)

HISTOIRE DE TROIS CALENDERS, FILS DE ROIS, ET DE   CINQ DAMES DE BAGDAD (PARTIE LXXXII)

Poèmes de "la série Mille et une Nuits":
[NB: Nous ne pouvons afficher tous les liens pour des problèmes en rapport avec les gadgets et la mise en page du blog. Mais vous pouvez chercher manuellement les autres poèmes, ou visiter notre page Facebook. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée]

Le calife entendit avec admiration
Ce récit, et avant la libération
Des trois dames, empli de compassion pour elles
Et pour les calenders aux destinées cruelles,
Il dit à Zobéide : « Madame, je veux savoir
Où demeure cette fée qui est venue vous voir.
C’est assez punir vos sœurs. Rompons ce charme
Afin de leur rendre leur première forme. »
Zobéide répondit : « Commandeur des croyants,
J’ai oublié de vous dire, en vous voyant,
Car j’étais effrayée, que cette fée sorcière,
Quand de la revoir je lui fis la prière,
Me mit entre les mains un paquet de cheveux
En me disant : « Je peux venir quand tu le veux,
Et pour que j’apparaisse, il suffit que tu brûles
Deux cheveux, fussé-je aux colonnes d’Hercule. »
« Madame, reprit Haroun, avez-vous ce paquet ? »
« Depuis qu’elles furent changées, jamais je ne manquai,
Dit Zobéide, en toutes circonstances,
De le porter partout avec la même constance. »
Quand elle le tira, on apporta du feu,
Et Zobéide, après avoir songé un peu,
Mit tout le paquet de cheveux sur la flamme.
Belle et habillée comme une majestueuse dame,
La fée apparut en ébranlant le palais.
Elle dit au calife : « Puisque cela vous plait,
Je rendrai aux deux sœurs, pourtant criminelles,
Quand vous me l’ordonnerez, leurs figures naturelles. »
Le calife dit : « En effet, c’est mon désir.
Mais si vous voulez me faire un plus grand plaisir,
Nommez-moi ce barbare dont la fureur jalouse
Priva de tous ses biens sa malheureuse épouse
Et la traita avec une noire sévérité
En osant braver sans peur mon autorité. »
La fée répliqua : « Sire, toute ma puissance
Est à votre service. De mon obéissance
Soyez assuré, mais permettez que d’abord
Je rende à ces deux sœurs, respectant notre accord,
Leur figure humaine. Puis je rendrai service
A cette dame, qui n’aura plus de cicatrices.
Je vous dirai enfin le nom de son époux
Qui la châtia ainsi car il était jaloux. »
La fée accomplit ces incroyables prouesses
Et dit au calife : « Maintenant, que votre altesse
Sache que l’époux par sa fureur entraîné,
Est le prince Amin, qui est votre fils aîné.
Excusez sa colère que vous pouvez comprendre,
Son épouse aurait dû, au lieu de le confondre,
Lui dire la vérité et dire son repentir
Et ne point, au sujet du marchand, lui mentir. »
Et la bonne fée, en achevant ces paroles,
S’envola comme une hirondelle s’envole,
En saluant Haroun, ébloui de ces changements.
Il fit des actions dont il fut parlé largement,
Il rendit à son fils à l’humeur jalouse,
Après qu’elle s’excusa, sa charmante épouse,
Prit Zobéide pour femme, et aux trois calenders
Maria les trois autres sœurs aux cœurs bien amers
Et leur fit bâtir, à Bagdad, pour récompense,
Car ils étaient fils de rois, trois palais immenses.

[FIN DE L'HISTOIRE DE TROIS CALENDERS, FILS DE ROIS, ET DE CINQ DAMES DE BAGDAD]


Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène

mardi 23 décembre 2014

Histoire de trois calenders, fils de rois, et de cinq dames de Bagdad (LXXXI)

HISTOIRE DE TROIS CALENDERS, FILS DE ROIS, ET DE   CINQ DAMES DE BAGDAD (PARTIE LXXXI)

Poèmes de "la série Mille et une Nuits":
[NB: Nous ne pouvons afficher tous les liens pour des problèmes en rapport avec les gadgets et la mise en page du blog. Mais vous pouvez chercher manuellement les autres poèmes, ou visiter notre page Facebook. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée]

Après quatre mois de rude convalescence,
Je guéris enfin, mais des coups la puissance
Laissa les cicatrices gravées éternellement
Sur mon corps, et vous les vîtes inopinément.
Je voulus retourner à ma première demeure,
Mais je vis des ruines comme celles que nos poètes pleurent
A sa place, et je vis avec ébahissement
Que mon mari, qui la fit raser bassement,
Fit aussi, avec rage, raser la rue entière.
Je contemplai, éblouie, cette vengeance altière,
Et sus que nul ne me restituerait mon bien,
Car contre un tel pouvoir personne ne pourrait rien.
Triste et de toutes choses désormais dépourvue,
Je partis, me cachant pour ne point être vue.
Les larmes aux yeux et l’amertume au cœur,
J’implorai le secours de Zobéide ma sœur
Et lui fis le récit de ma sombre disgrâce.
« Dans mon cœur et dans ma maison il y a une place
Pour vous, chère sœur. Me dit-elle. Votre récit
M’afflige comme vous, mais ce monde est fait ainsi,
Il nous prend notre joie, et le destin tragique
Raille nos souhaits et notre vaine logique,
Il nous ravit nos biens, nos amis, nos amants,
Et seul le vain souvenir de nos moments charmants
En reste, éternel à la fois et éphémère. »
Et elle me raconta son histoire amère,
La jalousie de ses sœurs, de la fée le sort,
Et du prince qu’elle chérissait l’affreuse mort.
Elle me présenta aussi ma cadette,
Et toutes trois rassemblées dans sa demeure douillette,
Nous remerciâmes Dieu, et d’un commun accord
Résolûmes de vivre heureuses et sans remords,
Libres et sans chercher la compagnie des hommes.
Trois calenders vinrent. Ils nous parurent de bonnes âmes,
Nous les reçûmes, mais nous leur fîmes faire un serment,
Et trois marchands, après eux, vinrent au même moment
Et nous firent eux aussi la même promesse.
Nous fûmes, seigneur, leurs bienveillantes hôtesses,
Mais ils oublièrent leurs serments. Pour les punir,
Nous exigeâmes d’eux, avant de les bannir,
De nous raconter, comme à vous, leurs histoires.
Ils partirent ensuite dans les ténèbres noires. »

[A SUIVRE]


Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène

samedi 20 décembre 2014

Histoire de trois calenders, fils de rois, et de cinq dames de Bagdad (LXXX)

HISTOIRE DE TROIS CALENDERS, FILS DE ROIS, ET DE   CINQ DAMES DE BAGDAD (PARTIE LXXX)

Poèmes de "la série Mille et une Nuits":
[NB: Nous ne pouvons afficher tous les liens pour des problèmes en rapport avec les gadgets et la mise en page du blog. Mais vous pouvez chercher manuellement les autres poèmes, ou visiter notre page Facebook. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée]

Voyant que l’esclave demeurait interdit,
Mon mari étonné lui cria : « Frappe, maudit !
Qu’est-ce que tu attends pour obéir à ton maître ?
Veux-tu périr avec elle, sombre traître ?
Si tel est ton souhait, je veux bien l’exaucer. »
Brandissant son sabre par la peur rehaussé,
Il me dit : « Madame, en un moment la vie
Par un coup de ce sabre-là vous sera ravie.
Ce sera rapide, vous n’allez point souffrir.
Qu’avez-vous à dire avant que de mourir ? »
Je soulevai la tête, et d’une voix douce
Je dis à mon époux : « L’amour vous courrouce,
Mais je ne vous fus point infidèle. Je meurs
Jeune encore, hélas ! » Mais mes soupirs et mes pleurs
N’attendrirent point mon mari, dur comme les roches.
Il se mit, au contraire, à me faire des reproches
Et à m’injurier. « Femme, je ne veux plus te voir !
S’écria-t-il. Et toi, esclave, fais ton devoir. »
Au moment où du sabre la mortelle cicatrice
Allait s’imprimer sur mon cou, la nourrice
De mon époux, la vieille dame qui m’escorta,
Entra et à ses pieds aussitôt se jeta
En l’implorant ainsi : « Mon fils, je vous conjure,
Je vous prie d’épargner cette femme impure !
Sire, je vous ai bercé, nourri et élevé,
Et dans mes bras aimants vous avez tant rêvé ;
Si vous tuez cette femme qui vous était chérie,
Votre réputation s’en trouvera flétrie,
On ne se souviendra que de votre courroux
Et de la sanglante fureur d’un homme jaloux.
Épargnez-les, seigneur, au nom de mes prières. »
Ces paroles éplorées adoucirent la colère
De mon mari. A sa nourrice il dit : « Hé bien !
Pour l’amour de vous, sa vie ne risque plus rien,
Mais je veux qu’elle porte les marques immuables,
Jusqu’à son trépas, de son crime effroyable. »
A ces mots un esclave, en lui obéissant,
M’assena sur tout le corps des coups si puissants,
A l’aide d’une canne, d’une manière si violente,
Qu’elle enleva des pans de ma chair sanglante.
Je perdis connaissance et tombai avec bruit.
Quand je me réveillai, comme un putride fruit,
Mon époux ordonna aux mêmes esclaves
De me porter tout à l’heure, inconsciente épave,
A une maison où la vieille m’accompagna
Et pendant plusieurs mois doucement me soigna.

[A SUIVRE]


Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène

vendredi 19 décembre 2014

Histoire de trois calenders, fils de rois, et de cinq dames de Bagdad (LXXIX)

HISTOIRE DE TROIS CALENDERS, FILS DE ROIS, ET DE   CINQ DAMES DE BAGDAD (PARTIE LXXIX)

Poèmes de "la série Mille et une Nuits":
[NB: Nous ne pouvons afficher tous les liens pour des problèmes en rapport avec les gadgets et la mise en page du blog. Mais vous pouvez chercher manuellement les autres poèmes, ou visiter notre page Facebook. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée]

Cette raison mit mon mari en colère.
« Cette action mérite une punition sévère,
Dit-il. Et pour ce que cet ignoble portefaix,
Stupide comme une bête, à votre joue a fait,
Je donnerai ordre au lieutenant de la police
De livrer ces brutes de porteurs au supplice
Et de les faire pendre dans les plus brefs délais. »
Ce n’était certainement pas ce que je voulais
Et, frémissant de cette sombre injustice,
Je dis à mon mari : « Seigneur, prenez notice
Que ce portefaix m’a blessée sans le vouloir.
Pour ce qu’un seul homme a fait, va-t-il falloir
Châtier des innocents ? Ô, je vous implore,
Au nom de Dieu et si vous m’aimez encore,
De ne rien en faire. » « Dites-moi donc sincèrement,
Reprit mon mari qui me regardait fièrement,
Ce que je dois penser de votre balafre. »
« Seigneur, repartis-je, un vendeur de balais cafre,
Monté sur son âne et venant derrière moi,
Contemplant à l’autre côté je ne sais quoi,
M’a fait tomber par terre par inadvertance. »
« Ces abrutis paieront pour leur insouciance,
Dit alors mon mari, et si cela vous plait,
Je ferai mourir tous les marchands de balais. »
« Au nom de Dieu, seigneur ! M’écriai-je. Je vous prie
De ne point céder à cette noire furie
Et de les épargner, car ils sont innocents. »
« Quoi, madame ? Dit-il. D’où vient alors ce sang
Que je vois sur votre si charmant visage ?
Mon cœur est empli de bien sombres présages,
Dites-moi, maintenant, toute la vérité. »
Et je répondis à mon mari irrité :
« Seigneur, vous devriez occire le vertige.
Depuis plusieurs jours, un étourdissement m’afflige,
Et je suis seulement tombée. Voilà le fait. »
« Je ne crois rien de ce que vous dites, en effet.
S’écria mon époux, qui perdit patience.
Tu me mens et je châtierai ton insolence,
Abjecte traîtresse qui mérite l’enfer. »
Je le suppliai, mais son cœur devint de fer.
Il frappa des mains, et trois esclaves entrèrent.
« Tirez hors du lit cette immonde vipère,
Leur commanda-t-il. Étendez-la maintenant
Au milieu de la chambre. » Les esclaves frissonnants
Exécutèrent son ordre. Comme une vile bête,
L’un me tint par les pieds et l’autre par la tête,
Et un troisième alla chercher, se dépêchant,
Un sabre mortel qu’il apporta sur-le-champ.
« Frappe, lui dit-il, cette traîtresse qui me dénigre !
Coupe-lui le corps en deux, et jette-le dans le Tigre,
Qu’il devienne la pâture des poissons errants !
C’est ainsi qu’on châtie, de nous-mêmes les tyrans,
Les personnes indignes de notre confiance
Et qui vous brisent le cœur avec assurance. »

[A SUIVRE]


Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène