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après la bataille de badr Et les habitants du Paradis crieront aux habitants du feu : Nous avons éprouvé la vérité des promesses de notre Seigneur, et vous, l’avez-vous éprouvée ? Et ils répondront : Oui ! Un héraut qui criera parmi eux criera ces paroles : Malédiction de Dieu sur les impies. (Coran, 7, 44) Trois jours après la mort des ennemis impies À Badr, le Prophète, devant ces corps sans vie Se mit debout et les harangua en disant : « Certes vos fardeaux dans l’au-delà sont pesants ! Abou-Jahl, Oumayya ibn Khalaf, et vous deux, Outba et Chayba ibn Rabia, cœurs hideux, Dieu vous a promis la géhenne noire Et vous l’avez trouvée, et à moi la victoire ! N’êtes-vous pas aujourd’hui bien affligés De désobéir à Dieu et son messager ? Votre sort est affreux : l’enfer et la défaite ! » Omar ibn Al-Khattab entendit le Prophète, Et surpris, il lui dit : « Ô Prophète, ils sont morts ! À quoi sert d’adresser la parole à des corps Qui sont devenus des charognes infâmes ? » « Par le Seigneur qui est maître de mon âme, Répondit le Prophète, ils m’ont tous entendu |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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vendredi 14 mai 2021
Après la bataille de Badr
vendredi 2 octobre 2020
Après le Déluge
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après le déluge Noé cria vers son Seigneur, et dit : Ô mon Seigneur ! Mon fils est des miens ; tes promesses sont véritables, et tu es le meilleur des juges. - O Noé ! Reprit Dieu, il n’est point des tiens. Ce que tu fais est une action injuste. Ne me demande point ce que tu ne sais pas. Je t’avertis, afin que tu ne sois pas du nombre des ignorants. (Coran, 11, 45-46) Quand Noé construisait l’Arche, obéissant Au commandement qui lui vint du Tout-Puissant, Son peuple le raillait : « Gare à la tempête ! Es-tu donc charpentier, Noé, ou prophète ? Pourquoi est-il si loin de la mer, ton vaisseau ? Çà ! Pour le construire, tu dois être bien sot ! » Noé leur répondait comme un homme qui prie : « Pour nous aussi vous êtes un objet de raillerie. Malheureux ! Vous courez tous à votre trépas ! Dieu m’a envoyé, mais vous ne l’écoutez pas ! Le jour viendra, et quand criera le Déluge, En vain, loin de Dieu, vous chercherez un refuge. » Le jour terrible vint. Sous le ciel sans rayons, La mer, comme si elle était remplie de lions, Rugissait sombrement. Dans l’Arche montèrent Des couples d’animaux qui peuplaient la terre Et qui étaient plus que les fidèles nombreux. Noé appela son fils dans les flots ténébreux Aussi grands que le sont de grandes montagnes : « Monte avec nous, il faut que tu nous accompagnes, Fils, ou tu périras avec les mécréants ! » L’océan devenait de plus en plus géant, Mais le fils de Noé répondit à son père : « Je chercherai une grotte salutaire, Je m’y cacherai et j’y serai à l’abri. » « Viens, répéta Noé, viens, mon fils chéri ! Car de Dieu, qui en ce moment nous regarde, Rien ne te sauvera, sauf sa miséricorde ! » Le jeune homme fougueux bientôt fut englouti Par les flots sans merci, et le vaisseau partit Loin de la destruction qui frappait le monde. Dieu ordonna : « Fermez-vous, cieux ! Bois ton onde, Terre ! », et le vaisseau de lui-même s’arrêta. Noé, désespéré, dans la boue se jeta, Et prosterné devant Dieu, pria : « Ô Maître ! Tu juges toujours avec équité tes êtres, Tes promesses sont vraies, et tout t’appartient, Daigne épargner mon fils, car il est des miens ! » Il entendit de Dieu la réponse auguste : « Noé, ne me prie pas, ta demande est injuste. Ton fils n’est pas des tiens, il ne t’a pas suivi, Et pour cette raison, il t’a été ravi. Tu ignores le sens des vœux que tu formes, Et moi je t’avertis et je t’en informe Pour que tu ne sois pas parmi les ignorants. » Noé se repentit : « À mon esprit errant, Seigneur, pardonne, car ta pitié est grande, Dit-il, et ne permets pas que je te demande Ce que je sais pas ». Dieu reprit : « Sois béni, Noé. Certains que tu vois ici réunis Le sont aussi ; d’autres connaîtront les jouissances |
mercredi 22 janvier 2020
Cécité après le monde
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Cécité après le monde
Quand le monde sera fini comme un livre
Qui ennuie à la fin et au début enivre,
Et que la nuit fera taire ses cris,
Ce qui existera, ce sera l’esprit.
Aveuglé devant les choses altières
Par l’ombre comme on l’est par la
lumière,
Il cherche la Beauté et la Raison,
Ces deux portes de la même maison,
Il erre sans fin dans des chemins
sombres
Qui n’ont pas de but et n’ont pas de
nombre
Et comme le vieux cosmos sont ridés,
Tel Prométhée, autrefois, décidé
À voler le feu divin à l’abîme
Et à le donner – forfait sublime –
Aux spectres qui ont été des mortels.
L’esprit trouvera toujours son autel,
Même dans la nuit la plus immense,
Même dans la tempête sans clémence,
Il est le seul asile et le seul port.
Comme un nouveau-né de sa mère sort,
Il sortira glorieusement des ténèbres
Et s’en ira dans l’espace funèbre,
Torche enflammée et grand flambeau
vivant,
En brillant, en pensant et en rêvant.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 20 novembre 2019
Rêverie de l'après
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rêverie de l'après
Quand devant
nous elle passe, elle nous emplit
De son parfum et
de sa lumière,
La rose se
lamente et le soleil pâlit
Et la Nature dit
des prières,
Tout devient
plus radieux et plus bleu et plus vert,
Plongé dans ses
profondes songeries,
Et même les
vieillards plus chenus que l’hiver
Se mettent à
dire des galanteries,
En songeant à
elle, l’on devient soudain seul
Avec ses
fantasmes impossibles
Qui enveloppent
le cœur comme des linceuls,
Tandis qu’elle
va toujours, impassible,
Et que, comme on
devine une énigme sans fin,
Tous ses amants
devinent son sourire
En pensant
tristement à leur amour défunt,
Pur et impur et
qui ne peut suffire.
Elle s’en va ;
vague et splendide émanation
De sa chair
ainsi que de tout son être,
Il reste d’elle
un peu d’odeur à nos passions
Qui sort d’elle
comme d’une fenêtre,
Mais rien ne
consolera ses pauvres amoureux,
De leurs rêves
elle sera la brume,
Plus que les
étoiles au ciel ils sont nombreux,
L’un songe à
elle et chante, et l’autre fume.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 12 décembre 2016
Un naufrage
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un naufrage
Pierre-Émile
Berthélemy, Après la tempête (1859)
Le
vaisseau brisé par la mer sauvage,
Les
voiles déchirées, les mâts cassés,
Vêtu
de haillons, sommeille, lassé,
Comme
un pauvre hère sur le rivage.
Il
n’est plus qu’un débris hideux, immense !
Loin
du doux port il s’est aventuré
Et
l’orage bourreau l’a torturé !
Fouetté
par les flots sans clémence,
Flagellé
par la houle qui gronde,
Ecartelé
enfin par les écueils,
Il
a fait porter des habits de deuil
A
cent veuves maudissant les ondes !
La
tempête fut tellement violente
Que
tout périt ; pâles et sans linceuls,
Loin
de leur fils et de leurs femmes, seuls,
Des
marins aux poitrines sanglantes
Sont
jetés sur la paisible grève,
Pareils
à de nauséabonds déchets,
Viande
ensanglantée pendue au crochet,
Et
tout cela pourrit lentement et rêve.
Seul
un chien a survécu ; il hurle
Et
triste, renifle son maître mort,
Il
va périr, peut-être, loin du port,
Bercé
par l’océan qui déferle.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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vendredi 22 juin 2012
Après la Révolution
Après la Révolution
Comme le flambeau
éteint est souillé par ses cendres
Après avoir empli
l’ombre de ses lueurs,
La radieuse
Tunisie est devenue sombre
Quand la
Révolution au sourire railleur
A relui un instant,
aurore volage,
Dans nos cieux
obscurcis par la nuit et le deuil,
Nous montrant la
mer et nous cachant le rivage,
En rayonnant pour
que nous voyions les écueils !
Ô, la Patrie erre,
comme la voile d’Ulysse,
Sans vaillant
capitaine et sans preux matelots,
Elle gémit et la
houle est son supplice,
Perdue éternellement
dans les ombres et les flots !
Ben Ali a fui.
Mais, idée ténébreuse,
Il hante nos
esprits. Vautour plein de courroux
Qui en s’envolant
dans les nuées orageuses
De ses ailes fait
tomber des plumes noires sur nous !
La Troïka, hydre à
trois têtes, comme l’hydre de Lerne
Bête affreuse,
dévore le peuple pâle et muet
Et qui de
gouverner prie ceux qui gouvernent
Et obéit à ses
bourreaux, squelette ployé
Par l’éternel
fardeau de sa sombre misère !
Les mères éplorées
de nos héros qui sont morts
En défiant d’un
tyran les lois austères
Pleurent toujours,
et le sang empourpre les corps
De nos blessés
dont les balafres héroïques
Saignent encore,
pourries, aux sinistres relents,
Tandis que nos
maîtres, comme les statues stoïques,
Contemplent leurs
sujets, le regard nonchalant,
Et leur disent : « Mères,
veuves, soyez patientes !
Chômeurs, vous
chômez car vous êtes fainéants !
Pour que vos
prières jusqu’au Seigneur montent
Combattez comme
nous les traîtres et les mécréants ! »
Sept novembre,
quatorze janvier, vingt-trois octobre,
Qui peut savoir ce
que demain cache aux mortels ?
Chiffres que le Destin ajoute au fatal nombre
Quand, savant et
pensif, il calcule l’Eternel !
Mais notre
destinée, c’est ce que nous sommes !
Enfants immortels
de l’immortelle Nation,
Ce nombre
monstrueux est la tragique somme
De nos désirs, de
nos paroles, de nos actions !
Allumons nos
flambeaux pour qu’ils deviennent aurore ;
Attendre est
inutile, se lamenter est vain !
Essuyons les
larmes de la Patrie qui pleure
Et penchés sur l’abîme,
tendons-lui notre main !
Aigles, portons le
foudre dans nos griffes acérées,
Remuons nos ailes
pour le faire flamber,
Et au nom de notre
Tunisie adorée
Que sur ses
ennemis nous le fassions tomber !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
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