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rêverie de l'après
Quand devant
nous elle passe, elle nous emplit
De son parfum et
de sa lumière,
La rose se
lamente et le soleil pâlit
Et la Nature dit
des prières,
Tout devient
plus radieux et plus bleu et plus vert,
Plongé dans ses
profondes songeries,
Et même les
vieillards plus chenus que l’hiver
Se mettent à
dire des galanteries,
En songeant à
elle, l’on devient soudain seul
Avec ses
fantasmes impossibles
Qui enveloppent
le cœur comme des linceuls,
Tandis qu’elle
va toujours, impassible,
Et que, comme on
devine une énigme sans fin,
Tous ses amants
devinent son sourire
En pensant
tristement à leur amour défunt,
Pur et impur et
qui ne peut suffire.
Elle s’en va ;
vague et splendide émanation
De sa chair
ainsi que de tout son être,
Il reste d’elle
un peu d’odeur à nos passions
Qui sort d’elle
comme d’une fenêtre,
Mais rien ne
consolera ses pauvres amoureux,
De leurs rêves
elle sera la brume,
Plus que les
étoiles au ciel ils sont nombreux,
L’un songe à
elle et chante, et l’autre fume.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mercredi 20 novembre 2019
Rêverie de l'après
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