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la vanité Cette demeure de la vie future, nous la donnerons à ceux qui ne cherchent point à s’élever au-dessus des autres ni à faire le mal. Le dénouement heureux est réservé aux hommes pieux. (Coran, 28, 83) Le Prophète est assis avec ses compagnons Quand un bédouin vêtu de soie et de rayons, Vient, bien coiffé, portant une jebba verte. Alors le Prophète dit : « Notre ami veut, certes, Rabaisser le preux qui est fils de chevalier Et par sa fatuité tous deux les humilier, Comme il veut élever, par sa mine outrancière, L’humble berger, enfant de l’humble bergère. » Et le prenant par les pans de son vêtement : « Auras-tu donc toujours le même entêtement De porter les habits de l’insensé qui doute ? » Et le Prophète avec gravité ajoute : « Sur le point de mourir, Noé à son fils dit : “Je t’ordonne deux choses et je t’en interdis Deux autres : sache qu’il n’y a point de dieu ni maître Hormis Allah, le dieu de tous les êtres. Si cette vérité qui nous vient de Dieu Était, avec les sept terres et les sept cieux Dans le plateau d’une balance, et eux dans l’autre, De son côté elle pencherait. Si le Maître Faisait des sept terres et cieux un anneau Dont on ne connaît pas les secrets virginaux, Cette vérité le romprait. Dis les louanges Du Très-Haut, prière qui jamais ne change De tout ce que Dieu a créé et qu’il entend En comblant de tant de bienfaits. Fils m’écoutant, N’associe jamais à Dieu des déités fausses, Et garde-toi de la vanité si basse.” Au Prophète on demande alors : « Nous connaissons L’association ; mais si nous nous chaussons Bien, est-ce vanité ? » « Non », répond le Prophète. « Si nous nous vêtons bien ? » « Non » « Si une belle bête Est notre monture ? » « Non » « Lorsque nos amis S’asseyent auprès de nous ? » « Non » Alors on frémit Et s’écrie : « Prophète, la vanité, qu’est-elle ? » Le Prophète répond : « La vanité mortelle Consiste à mépriser, de les voir irrité, |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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samedi 5 juin 2021
La vanité
vendredi 2 octobre 2020
Après le Déluge
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après le déluge Noé cria vers son Seigneur, et dit : Ô mon Seigneur ! Mon fils est des miens ; tes promesses sont véritables, et tu es le meilleur des juges. - O Noé ! Reprit Dieu, il n’est point des tiens. Ce que tu fais est une action injuste. Ne me demande point ce que tu ne sais pas. Je t’avertis, afin que tu ne sois pas du nombre des ignorants. (Coran, 11, 45-46) Quand Noé construisait l’Arche, obéissant Au commandement qui lui vint du Tout-Puissant, Son peuple le raillait : « Gare à la tempête ! Es-tu donc charpentier, Noé, ou prophète ? Pourquoi est-il si loin de la mer, ton vaisseau ? Çà ! Pour le construire, tu dois être bien sot ! » Noé leur répondait comme un homme qui prie : « Pour nous aussi vous êtes un objet de raillerie. Malheureux ! Vous courez tous à votre trépas ! Dieu m’a envoyé, mais vous ne l’écoutez pas ! Le jour viendra, et quand criera le Déluge, En vain, loin de Dieu, vous chercherez un refuge. » Le jour terrible vint. Sous le ciel sans rayons, La mer, comme si elle était remplie de lions, Rugissait sombrement. Dans l’Arche montèrent Des couples d’animaux qui peuplaient la terre Et qui étaient plus que les fidèles nombreux. Noé appela son fils dans les flots ténébreux Aussi grands que le sont de grandes montagnes : « Monte avec nous, il faut que tu nous accompagnes, Fils, ou tu périras avec les mécréants ! » L’océan devenait de plus en plus géant, Mais le fils de Noé répondit à son père : « Je chercherai une grotte salutaire, Je m’y cacherai et j’y serai à l’abri. » « Viens, répéta Noé, viens, mon fils chéri ! Car de Dieu, qui en ce moment nous regarde, Rien ne te sauvera, sauf sa miséricorde ! » Le jeune homme fougueux bientôt fut englouti Par les flots sans merci, et le vaisseau partit Loin de la destruction qui frappait le monde. Dieu ordonna : « Fermez-vous, cieux ! Bois ton onde, Terre ! », et le vaisseau de lui-même s’arrêta. Noé, désespéré, dans la boue se jeta, Et prosterné devant Dieu, pria : « Ô Maître ! Tu juges toujours avec équité tes êtres, Tes promesses sont vraies, et tout t’appartient, Daigne épargner mon fils, car il est des miens ! » Il entendit de Dieu la réponse auguste : « Noé, ne me prie pas, ta demande est injuste. Ton fils n’est pas des tiens, il ne t’a pas suivi, Et pour cette raison, il t’a été ravi. Tu ignores le sens des vœux que tu formes, Et moi je t’avertis et je t’en informe Pour que tu ne sois pas parmi les ignorants. » Noé se repentit : « À mon esprit errant, Seigneur, pardonne, car ta pitié est grande, Dit-il, et ne permets pas que je te demande Ce que je sais pas ». Dieu reprit : « Sois béni, Noé. Certains que tu vois ici réunis Le sont aussi ; d’autres connaîtront les jouissances |
lundi 16 décembre 2019
Barbe alphabétique
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Barbe alphabétique
En contemplant
le ciel, la terre et son arche,
Avant le Déluge
qui va bientôt gronder,
Le vieux Noé,
prophète et patriarche,
D’une immense
pitié voit son cœur inondé ;
Il voit déjà le
monde après la catastrophe,
Ainsi qu’une
poterie brisé par un seul flot,
Comme après un
vers on voit une strophe,
Attentif à la
mer et ses moindres sanglots.
Bientôt, pareille
au feu qui détruit et embrase
Et, inexorable,
à chaque soupir grandit,
La goutte d’eau
fera déborder le vase
Et Noé soupirera :
« Moi, je vous l’avais dit ! »
Sur son arche, à
l’abri du courroux des ondes,
Que dans grande
serre emportera le vent
Et qui pourra
survivre à la fin du monde
Et à d’invisibles
rivages va en rêvant.
Le Déluge éteindra
le soleil et l’étoile
Comme on éteint
dans la nuit un frêle flambeau,
Toute la
création marchera dans un voile,
La nuit est le
linceul, la mer est le tombeau.
Noé voit tout
cela, pareil à un homme ivre
Qui voit de
grands spectres en traversant un brouillard,
Et il tient sa
barbe comme on tient un livre
Et y lit le
destin que comprend son regard.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
21:50
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