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Cécité après le monde
Quand le monde sera fini comme un livre
Qui ennuie à la fin et au début enivre,
Et que la nuit fera taire ses cris,
Ce qui existera, ce sera l’esprit.
Aveuglé devant les choses altières
Par l’ombre comme on l’est par la
lumière,
Il cherche la Beauté et la Raison,
Ces deux portes de la même maison,
Il erre sans fin dans des chemins
sombres
Qui n’ont pas de but et n’ont pas de
nombre
Et comme le vieux cosmos sont ridés,
Tel Prométhée, autrefois, décidé
À voler le feu divin à l’abîme
Et à le donner – forfait sublime –
Aux spectres qui ont été des mortels.
L’esprit trouvera toujours son autel,
Même dans la nuit la plus immense,
Même dans la tempête sans clémence,
Il est le seul asile et le seul port.
Comme un nouveau-né de sa mère sort,
Il sortira glorieusement des ténèbres
Et s’en ira dans l’espace funèbre,
Torche enflammée et grand flambeau
vivant,
En brillant, en pensant et en rêvant.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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mercredi 22 janvier 2020
Cécité après le monde
samedi 16 novembre 2019
Cécité planétaire
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cécité planétaire
Tandis que la Terre gémit et souffre
Et chaque jour tombe dans le gouffre
Comme un homme de fatigue assailli,
Chacun pense à son petit pays
Et à ses limites minuscules,
Comme on pense, la nuit, au crépuscule.
Nos fumées, qui assombrissent le ciel,
Sont des encens qui montent de l’autel
De la Destruction et de l’Ignorance,
Nous continuons notre sombre errance
Que nous appelons progrès, évolution !
La famine décime les nations
La guerre tue, la pollution gronde,
Mais nous sommes les maîtres du monde,
Devant nous la Nature est à genoux,
La rose ? elle s’épanouit grâce à nous,
L’herbe croît en notre nom, les bêtes
Nous craignent, nous triomphons des
tempêtes
Qui à tous nos ancêtres faisaient peur,
Du feu divin nous sommes les voleurs,
Et nos armes sont les plus mortelles.
Et la Terre, comment se porte-t-elle ?
Peu importe ! Nous sommes les plus
forts !
Alors que son destin est notre sort
Et que, tous les jours, à toutes les
heures,
Nous détruisons notre propre demeure.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
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vendredi 23 août 2019
Cécité prophétique
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cécité prophétique
Tirésias, Athéna surprise dans son bain
Mit sur tes yeux éblouis son implacable
main
Mais n’emplit pas ton cœur et ton esprit
d’ombre ;
Alors que les mortels errent dans la
nuit sombre,
Tu errais sereinement dans la douce
clarté
En emplissant de ta parole la cité
Et en montrant du doigt, comme un guide
funèbre,
Aux mortels leur néant ainsi que leurs
ténèbres.
Orion, tu marchas seul dans la profonde
mer
Comme un homme vaincu et accablé de fers,
Ne voyant rien, bercé par le son des
ondes,
Touchant les étoiles dans la nuit du
monde
Pour trouver de Lemnos l’improbable
chemin,
Caressant le soleil au-dessus de tes
mains
Qui te rendit l’espoir et te rendit la
vue
Comme une vérité qui descendit des nues.
Némésis, la colère est ton pays natal.
Tu marches, les yeux ceints de ton
bandeau fatal,
Afin de ne pas voir les plaies de tes
victimes,
Punissant l’innocence et châtiant le
crime,
Armée de ton flambeau qui est ton seul
soleil
Et ne jouissant jamais du repos du
sommeil,
Attentive, quand leur cœur la nuit se
lamente,
Aux tristes prières des sombres amantes.
Vous êtes tous maudits, et vous êtes
bénis,
Et votre cécité est un jour infini
Qui de ses éternels rayons vous éclaire,
Quand vous allez dans vos chemins
crépusculaires.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
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