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trois heures du matin C’est l’heure où mon cœur soudain s’éveille À d’autres mystères et d’autres beautés, Où la nature est sombre et vermeille Et le silence peut être écouté. Mon âme tremblante et insomniaque Erre au-delà du royaume des morts, Jusqu’à de sombres régions démoniaques Qui n’ont point de rivages ni de ports. Mes remords, aussi grands que des villes, Me cachent le ciel et la création Et j’entends, ô ténébreuse idylle ! Battre le cœur infini des nations. Je vois mes morts passer comme des brises, Disparus, tous, dans les nuages noirs, Et ma lyre chante et vite s’épuise Parce qu’elle court du matin au soir. Quelque chose me broie le cœur et l’âme, La Fatigue aux membres maigres et froids Me brûle pourtant comme une flamme, Le miroir me regarde avec effroi Et me montre mes rides intérieures Et mon cœur chenu et de battre las Qui rêvait d’une existence meilleure Et qui n’a que ce monde pâle, hélas ! Trois heures du matin, heure mystique Où la nuit lutte contre le jour Et où chantent les lyres antiques Le poème du monde et de l’amour ; Heure emplie de paix et de violence Qui plaît au poète et plaît au voleur Complices tous deux du grand silence, Amoureux des ombres et des pâleurs. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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dimanche 7 septembre 2025
Trois heures du matin
samedi 24 mai 2025
La ville, la nuit
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la ville, la nuit La ville est sombre et emplie de dangers À cette heure où tout guette et pense, Les ténèbres, comme une récompense, Encouragent à rêver et à changer. Le poète et le voleur, tous les deux, Se mettent à chérir cette paix confuse ; L’un appelle de ses vœux la Muse Et l’autre poursuit ses desseins hideux. On entend tous les vieux arbres pousser Et les racines autour de soi croître, On entend hurler les chiens sans maîtres Et les chats affamés se courroucer. L’Insomnie aux yeux toujours ouverts Erre dans les appartements humides Et elle contemple les lits vides, Pareils, dans l’ombre, à des cercueils déserts ; Les Amours, se levant de leur sommeil, Lisent les lettres électroniques Comme on lirait de vieilles chroniques Empoussiérées par les siècles vermeils ; Le Désir impitoyable et grondeur Ronge les corps fatigués de la vie Et sourit à sa frêle sœur, l’Envie Qui a pour mission de ronger les cœurs ; Maigre comme un Satyre, infâme et grand, Le Meurtre, pareil aux somnambules, Dans les ruelles sombres déambule, Fantôme fatigué et aberrant. La ville est pleine de hasards divers ; Comme une bûche énorme qui crépite, La ville se lamente et médite En cette nuit ténébreuse d’hiver. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
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jeudi 23 janvier 2025
Point de vue sur une mer sombre
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POINT DE VUE SUR une mer sombre La mer est sombre et vaste, Elle fait toujours mouvoir Ses flots aux couleurs chastes Dans l’infini qu’on peut voir. Ses monstres dorment à cette heure Où tous les marins sont las Et sont dans leurs demeures Parce que la nuit est là ; Que d’invisibles prodiges ! Que de spectacles inouïs Dans cette mer qui se fige Environnée de ténèbres ! Et le vent calme poursuit Quelque chose de funèbre. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
mercredi 21 août 2024
Point de vue sur les terreurs de la nuit
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POINT DE VUE SUR les terreurs de la nuit La nuit est vaste et pleine de terreurs ! L'innommable y côtoie l'indicible, L'esprit vaincu est souvent la cible Des démons, des illusions, des erreurs. Se cacher ? Aucun asile n'est sûr Et l'on ne peut se cacher à l'ombre ! En fermant les yeux, les cauchemars sombres Deviennent plus profonds et plus impurs ! Comme de vieux amis retrouvés, Les fantômes reviennent et nous tourmentent, On les entend qui crient et se lamentent ; Trop tard, trop tôt pour que tu sois sauvé, Homme rongé par la folle insomnie ! Le jour est loin, la nuit n'est pas finie ! Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
mardi 16 juillet 2024
Point de vue sur une nuit d’hiver
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POINT DE VUE SUR une nuit d'hiver La pluie, dehors, tombe sur le monde, Élégie douce et continue, sans fin, Et la pluie a une âme et un parfum Qu'elle répand dans la paix profonde. L'hiver rend la nuit plus sombre et pensive, L'emplit de spectres et de cent yeux luisants, De chants nostalgiques souvent pesants Et d'apparitions souvent chétives ; Elle est peuplée de hasards, de folklores, De silences et d'histoires d'amour ; Le rideau tombe et j'attends encore, Non loin de ma lyre et de ma fenêtre, Impatiemment, le lever du jour, Qui va briller de nouveau, peut-être ! Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
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mardi 5 septembre 2023
Ferkus, Chasseur de la Nuit
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ferkus, chasseur de la nuit Ferkus, sombre chasseur, Avait la nuit pour sœur Et avait les ténèbres Pour amies funèbres. Dans les bois ténébreux Aux fantômes nombreux, Il errait, en quête Toujours de quelque bête Et de quelque animal, Il voulait faire mal À quelqu'un, quelque chose, Un cerf, une rose, Une épine ou un lion, Ou un faible rayon ! Armé pour la guerre, Apparition qui erre Sans repos, sans répit, Ce chasseur est maudit Par la vie elle-même Et tout ce qui l'aime. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
mercredi 9 août 2023
Cartes postales (110)
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CARTES POSTALES (110) La forêt, comme la mer profonde, Comme la mer semble avoir des ondes Et elle possède un sinistre port : Une cabane où il y a des morts Et qu'avaient un ogre et une ogresse. La nuit s'emplit d'une vague détresse Et de rugissements surnaturels, L’imaginaire devient le réel, Le réel devient l'imaginaire, Les monstres que les Anciens vénèrent Viennent et ouvrent les portes de la nuit, La grande lune dans les bois reluit Pareille à un œil et un visage, On oublie tous les conseils des sages, On sombre lentement, mais sans secours, Dans la folie qui dévore le jour Et se nourrit de nos visions sombres ! Toute la forêt s’engouffre dans l’ombre Qui a des griffes et aussi des dents, Loin du jour et de son soleil ardent. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
mercredi 2 août 2023
Cartes postales (103)
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CARTES POSTALES (103) La nuit est calme et l'air est doux, Dans la mer, poème immense, La lune a jeté ses bijoux Ainsi que des récompenses. On entend le frémissement Des vagues pleines de murmures Qui se mélangent doucement Dans cette sombre nature, Des poissons qui sautent dans l'eau On entend le bruit agréable, Ils disparaissent dans les flots Lourds, profonds et insondables, Tout devient grand et inquiétant, Même un vilain sac plastique Est, dans ce monde déroutant, Une apparition fantastique, Et le silence est éloquent, Chaque fois qu'il ouvre la bouche, Il berce le poète, quand Il lui dit des choses farouches. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
lundi 24 juillet 2023
Cartes postales (95)
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CARTES POSTALES (95) Le phare contemple la mer sombre Où une foudre immense reluit, Et il a l’air de savoir le nombre De toutes les étoiles de la nuit. Il est debout, toujours, dans les ténèbres, Pareil à un homme seul qui attend Quelque chose de grand et de funèbre, Incommensurable comme le temps. Il montre le chemin aux épaves, Ces souvenirs délabrés des vaisseaux Que content les esprits des marins braves Qui ont osé défier les vents et les eaux ; Emblème immortel et inutile, Il semble se flétrir comme une fleur Et surveille de loin, sur son île, De toute l'existence spectateur, Tandis qu'à quelques lieues, la tempête Rugit ainsi qu'un monstre qui a faim Et dans la vaste immensité répète Les sombres synonymes de la fin. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
mercredi 28 juin 2023
Cartes postales (71)
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CARTES POSTALES (71) Je connais les charmes livides De ces parkings sombres et vides Où il n'y a rien, en vérité, Hormis l'ombre et l'obscurité Et l'obscurité et l'ombre, Ces parkings vides et sombres Se couchant tard, se levant tôt, Où reluit un coup de couteau Caché dans la nuit traîtresse ! On y marche avec paresse, On entend le bruit de ses pas Sans être des ténèbres las, Car ceux qui ont l'habitude De l'ombre et de la solitude Ont bien mieux que dans les bois verts Le pied léger et l'œil ouvert, L’air joyeux et l'esprit alerte, Dans ces immensités, certes, Et vont, soumis à d'autres lois, Traiter la ville comme un bois. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
samedi 17 juin 2023
Cartes postales (61)
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CARTES POSTALES (61) Sur le lac rempli d'étoiles Comme le ciel de la nuit, La barque erre sans voiles Et la lune la poursuit. La nuit est vaillante et claire, Et on eût dit qu'il fait jour Car les souvenirs solaires Demeurent sous les cieux sourds ; Elle emporte ces êtres Dans son infini spectral, Ces barques restées sans maîtres Jusqu’à leur havre final ; Elle conduit, calme et douce, Ces vains monuments hantés, Elle est le vent qui pousse Ces rêves épouvantés Qui poursuivent leur course ! Pour aller où ? On ne sait ! Sous les étoiles de l'Ourse. Et la comète passait. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
jeudi 15 juin 2023
Cartes postales (59)
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CARTES POSTALES (59) Le ciel étoilé, en bas de la montagne, Semble un lac qui coule et semble aussi un bagne Où ces points lumineux du radieux univers Sont écrits comme à la fin d’un sublime vers. En rendant leur dernier soupir, elles contemplent La montagne, comme le firmament un temple, Et il est bien étrange, ô énigme du sort ! De penser que le ciel noir est leur lit de mort Et que cette grande beauté est homicide ! Les étoiles montrent leurs grâces liquides, Elles sont femmes et veulent, au moment de mourir, Rester fraîches, belles et ne jamais souffrir ! Jusqu’à la fin elles veulent reluire, Que la terre leur sourie et lui sourire, Et ne point entendre les clameurs des mortels, Car quel meilleur endroit pour mourir que le ciel ? Le ciel empli d'âmes, le ciel empli d'étoiles, Le ciel, ce grand linceul, le ciel ce grand voile Qui couvre de son poids toute la création Et vers lequel montent nos aspirations ! Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
samedi 10 juin 2023
Cartes postales (54)
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CARTES POSTALES (54) La montagne contemple Les étoiles du ciel, Cet éternel temple Du seul Dieu éternel. Chaque étoile raconte Une histoire, un récit, La montagne les compte Et les chérit aussi ! Elle compte le nombre Des souvenirs sans fin, Des lueurs et des ombres, Des tombeaux célestes Desquels sort un parfum Capiteux et leste ! Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
mardi 2 mai 2023
Cartes postales (37)
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CARTES POSTALES (37) Il est doux de contempler les étoiles Qui reluisent dans le firmament noir, Mystérieux et impénétrable voile Qui cache ce que nous ne saurions voir. Chaque étoile entre dans mon être Comme un grand couteau dans l’ombre tiré. Je ferme ma porte et mes fenêtres Mais, loin de jouir du repos désiré, Toute la pièce devient sanglante Comme les champs de bataille anciens, Et les étoiles, calmes et violentes, |
jeudi 15 septembre 2022
Cartes postales (25)
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CARTES POSTALES (25) Le soleil reluit dans le ciel immense Comme le souvenir et l’offense Et comme la compassion. L’oiseau à sa compagne pense, L’aigle espère, comme une récompense, Sa montagne et ses rayons. Le monde devient soudain plus vaste, Il ressemble à une femme chaste Qui cache ses cheveux noirs ; Loin du tumulte sombre et néfaste, Il déploie lentement le faste De la table du soir. Le matin est doux et éphémère, Il fait briller son aile de chimère Qui semble un diamant cassé ! Il appelle la nuit, sa mère, Toujours profonde et toujours amère, Mais qui l’aime, lui son passé. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
lundi 27 décembre 2021
Cartes postales (16)
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CARTES POSTALES (16) Le ciel, vaste voile De l’éternelle nuit, Est empli d’étoiles Et doucement reluit. Calmes et souveraines, Les étoiles rayons, Pareilles à des graines Sont semées aux sillons Du firmament sombre ; Elles montrent aux humains Leurs fruits pleins d’ombre Ainsi que le chemin ! L’univers les emporte Sur son aile sans fin, Jusqu’aux immenses portes De maints mondes défunts, Belles messagères De l’au-delà pesant, Sublimes passagères |
lundi 15 novembre 2021
Cartes postales (12)
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CARTES POSTALES (12) Comme une explosion de l’infini, Le volcan reluit et se tourmente, Et à la mer lointaine et fumante Déclare un terrible amour de banni. Sa fumée se confond sincèrement Avec les imperturbables nuages ; Ils font tous les deux le même voyage Et s’en vont tous les deux amèrement. Il allume avec dédain son flambeau Comme la nuit effrayant et beau, Éphémère étoile mourante Qui brille dans la mer grise, son ciel, Et rappelle que rien n’est éternel, |
vendredi 23 avril 2021
Deux lumières dans la nuit
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deux lumières dans la nuit Ô croyants ! implorez la miséricorde divine. Que votre repentir soit sincère. Dieu effacera vos offenses. Il vous introduira dans les jardins des délices, où coulent des fleuves. Le jour où il distinguera le prophète et ceux qui ont sa croyance, un éclat radieux jaillira devant eux, et à leur droite. Seigneur, diront-ils, purifie notre lumière ; pardonne-nous ; ta puissance est sans bornes. (Coran, 66, 8) Abbad ibn Bishr était, lors d’une nuit très sombre, Avec Oussaïd ibn Houdhaïr, malgré l’ombre Qui environnait la ville de toutes parts Et jetait sur notre monde un voile hagard, Chez le Prophète, après la cinquième prière. Quand ils s’en allèrent, une insondable lumière, Alors que tous les deux marchaient presque à tâtons, Jaillit, leur montrant le chemin, de leurs bâtons. Quand ils se quittèrent, la lumière divine Demeura, et voici qu’elle leur illumine De nouveau la route, car ils étaient fort pieux, |
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