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Cécité après le monde
Quand le monde sera fini comme un livre
Qui ennuie à la fin et au début enivre,
Et que la nuit fera taire ses cris,
Ce qui existera, ce sera l’esprit.
Aveuglé devant les choses altières
Par l’ombre comme on l’est par la
lumière,
Il cherche la Beauté et la Raison,
Ces deux portes de la même maison,
Il erre sans fin dans des chemins
sombres
Qui n’ont pas de but et n’ont pas de
nombre
Et comme le vieux cosmos sont ridés,
Tel Prométhée, autrefois, décidé
À voler le feu divin à l’abîme
Et à le donner – forfait sublime –
Aux spectres qui ont été des mortels.
L’esprit trouvera toujours son autel,
Même dans la nuit la plus immense,
Même dans la tempête sans clémence,
Il est le seul asile et le seul port.
Comme un nouveau-né de sa mère sort,
Il sortira glorieusement des ténèbres
Et s’en ira dans l’espace funèbre,
Torche enflammée et grand flambeau
vivant,
En brillant, en pensant et en rêvant.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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mercredi 22 janvier 2020
Cécité après le monde
vendredi 1 juillet 2016
Le Néant
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Le néant
Hélas ! cet
univers n’est qu’une vaste ombre,
Et la nuit nous
couvre de son aile sombre !
Tout ce qui est
grand, tout ce qui est bien et beau,
Est l’éternelle
proie de l’éternel tombeau !
Pourquoi ces
planètes, pourquoi ce monde ?
Pourquoi ce
firmament, ces printemps, ces ondes ?
Tout est voué à
la destruction, à la mort,
Rien ne demeurera
ici-bas, c’est le sort !
Quant à vous,
rois, tyrans que le néant enivre,
Lisez les deux
premiers mots de l’énorme livre :
Mort,
Anéantissement ! Lisez le mot suivant :
Illusion !
vous grondez sombrement en rêvant ;
Taisez-vous,
écoutez ce morne silence !
Votre néant se
tait, et vous, pestilences,
Vous pourrissez
déjà, rongées par les vils vers !
Mais vous vivez
longtemps, et ceux qui nous sont chers
Ephémères comme
des rêves, se meurent !
Les plus bons
nous quittent et les plus mauvais demeurent !
Comme tout est
absurde et petit ici-bas !
L’abîme n’écoute
point notre coeur qui bat ;
Hélas, hélas !
tout va au ténébreux gouffre !
Tout ce qui vit
gémit, tout ce qui vit souffre,
Chimère que le
monde ! illusion que l’amour !
Ce jour, mortel,
est peut-être ton dernier jour !
Cette nuit, tu
verras tes dernières étoiles !
Et le précipice
pesant te voile
Déjà de ses
ténèbres et de son noir linceul,
Dans ses limbes
sans fin tu erreras seul !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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