|
eps, reine de l'éternité Eps était la sentinelle Des régions éternelles Emplies de vide et d'étoiles, Où le ciel est un voile À la fois radieux et sombre. Elle brillait dans l'ombre Et les abîmes cosmiques Comme une entité antique Dont les mortels n'osent dire Le nom, et ni l'écrire, Et dans sa vaste demeure, Les jours, les années, les heures Se ressemblent et s'envolent ; Le Temps, comme une auréole, La couronne et l'illumine, Avec sa grâce divine, Cette pâle impératrice, Loin du bruit des sacrifices S'endort, et loin du tumulte Des guerres et des cultes. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
Affichage des articles dont le libellé est reine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est reine. Afficher tous les articles
mercredi 13 septembre 2023
Eps, Reine de l’Éternité
samedi 14 novembre 2020
Salomon et la reine de Saba
|
salomon et la reine de saba Salomon parcourt de l’œil l’armée des oiseaux, et leur dit : « Pourquoi la huppe n’est-elle pas ici ? Est-elle absente ? Je la punirai sévèrement ; elle n’évitera pas la mort, si elle ne me donne une excuse légitime. » (Coran, 27, 20-21) Quand il eut compté des oiseaux les troupes, Salomon s’écria : « Où est donc la huppe ? Si elle a manqué sans raison à mon appel, Je lui infligerai un châtiment cruel, Rien ne la sauvera de sa mort prochaine. » « Je reviens, roi, avec des lumières certaines De Saba, répondit l’oiseau, qui bientôt vint. Son peuple a une reine au pouvoir souverain Et qui a un trône grand et magnifique. Or au lieu d’adorer le Dieu unique, Ils y adorent tous le soleil radieux. Satan a embelli leurs œuvres à leurs yeux Et les a détournés du sentier véritable, Car ils n’adorent pas le Dieu vénérable Qui sait – on ne peut rien cacher au Seigneur – Tous les secrets des cieux, de la terre et du cœur ! Allah est le seul dieu, au Trône sublime. » Salomon, qui était puissant et magnanime, Dit à la huppe, sans avoir l’air irrité : « Nous verrons si tu nous as dit la vérité. Va-t’en, en notre nom, afin de remettre À la reine et à son peuple, cette lettre. Attends leur réponse en te tenant à l’écart. » La reine dit à ses courtisans : « De la part De Salomon, qui est un roi redoutable, Je viens de recevoir une lettre honorable : Au nom du dieu clément et miséricordieux, Obéissez-moi, ne soyez pas séditieux, Y lit-on, et croyez au dieu véritable. » La reine demanda à sa cour innombrable : « Que me conseillez-vous, seigneurs de ma cour ? Je ne déciderai rien sans votre concours. » « Nous sommes forts et nous avons du courage, Répondit-on. Nous ne sommes point volages, Nous obéirons, reine, à ton commandement. » La reine de Saba réfléchit un moment Et dit : « Quand les rois prennent une ville sereine, Tout obéit à leur puissance souveraine, Ils la saccagent et y sèment la destruction Et asservissent ses seigneurs sans compassion. C’est ce que les rois font toujours sur la terre. Je vais offrir, afin d’éviter la guerre, À Salomon un grand présent, digne de lui. Attendons sa réponse en voyant l’or qui luit. » La reine de Saba voulait ainsi lui plaire. À ses ambassadeurs il dit avec colère : « Vous osez m’envoyer de l’argent et de l’or ! Les bienfaits de Dieu sont plus grands que vos trésors : Retournez à votre reine bien-aimée, Dites-lui que nous lui enverrons des armées Si puissantes, qu’elle ne pourra les braver Et que rien sur terre ne pourra la sauver ! Son peuple deviendra bientôt notre esclave. » Salomon dit à ses génies forts et braves : « Qui de vous peut, avant qu’ils ne viennent soumis Et pour montrer notre force à cet ennemi, M’apporter le trône de la reine ? » Un génie Dont la force aux humains semblerait infinie Répondit : « Salomon, je peux m’en acquitter. Je suis fort et fidèle, et je puis l’apporter Avant que tu te sois levé de ta place. » Un deuxième génie dont le savoir surpasse Celui du premier, dit sans craindre cet écueil : « Moi, je peux t’en rendre maître en un clin d’œil. » Lorsque Salomon vit à ses pieds le trône Il s’écria : « Loué soit Dieu qui me le donne ! Il éprouve ma foi, et il est généreux. Celui qui croit en lui et dit ses louanges Sera sauvé. » Le roi ajouta : « Qu’on change Son trône, et qu’il soit à la reine étranger. Nous verrons, quand son cœur en sera affligé, Si elle est digne de régner et de croire. » Lorsque la reine vint, maintenant sans gloire, On lui demanda : « Ce trône est-il le tien ? » La reine répondit : « Il lui ressemble bien ! C’est peut-être mon trône. » « Entre dans ce palais », Lui dit-on. Les génies, du grand roi les valets, L’avaient construit, sur l’eau, et il était de verre. Elle crut marcher sur des flots, et pour le faire Découvrit ses jambes. Mais Salomon lui dit : « Reine, c’est un palais par mes génies construit : Il est fait de verre, mais tu le crois fait d’eau. Ton présent n’était qu’un inutile fardeau, Nous sommes puissants car Dieu est notre maître. » La reine s’écria : « Au Souverain des êtres, Comme Salomon, je crois ! Son dieu est le mien ; |
mardi 9 mai 2017
Conte: La fille d'une reine de fées (Partie XIII)
|
CONTE: LA FILLE D'UNE REINE DE FÉES (PARTIE XIiI)
La fille d'une reine de fées (Partie I)
La fille d'une reine de fées (Partie II) La fille d'une reine de fées (Partie III)
XIII. Ce que fit Hassan pour sauver sa famille, et ce que devint le traître Loki
Hassan finit par voir une vieillarde frêle
Et se précipite, désespéré, vers elle
En lui demandant où se trouve la prison
De son épouse Ida captive sans raison
Avec ses deux enfants innocents aux joues roses
Qu’on persécute avec leur mère, et qu’on ose
Emprisonner aussi, petits oiseaux bénis
Qu’on met dans une cage et qu’on arrache au nid.
La vieille femme pleure en entendant ses plaintes,
Et sur son visage ridé la douleur peinte,
Elle dit à Hassan : « Sachez que j’ai été
La nourrice d’Ida, dont la douce beauté
A grandi dans mes bras, dormant mal mais aimée,
Fleur qui avant de s’épanouir est parfumée.
On m’a permis d’aller lui prodiguer mes soins,
Et si d’une vieille femme elle a besoin,
Je l’aiderai, malgré les affres de l’âge
Qu’on ne peut éviter et que rien ne soulage.
Sachez aussi qu’elle est gardée par des guerriers
Sans pitié ni honneur, violents et meurtriers. »
« Je vaincrai, réplique Hassan ; je vais te suivre,
Ma femme, mes enfants et vous allez vivre. »
Il la suit, en effet, et ses yeux étonnés
Ne peuvent plus le voir ; il a mis son bonnet.
Dans la prison d’Ida avec elle il entre
Puis ôte son bonnet et à Ida se montre.
Elle en pleure de joie, et à son bon époux
Demande le pardon, tombée à ses genoux.
Hassan lui pardonne et doucement la relève,
Il disparait soudain comme un vague rêve,
Vole au gardien ses clefs, et jusqu’au dernier
Libère sans tarder les tristes prisonniers,
Frappe sur son tambour, et une vaste armée
Occit l’armée ennemie, bien vite désarmée,
Puis il demande à sa balle, loin de Wak-Wak,
De les transporter tous jusqu’au château du lac.
Il remercie les deux sœurs une fois encore,
Retourne à Bassora à la première aurore
Avec ses deux enfants et sa femme, très heureux
Vivant sous leur grand toit, aidant les miséreux.
Et Loki ? il prit son trésor, voleur et traître,
Mais il ne tarda pas à trouver ses maîtres,
Et fut volé, à son tour, par de vils brigands,
Devint fou, et dans les rues alla divaguant.
[FIN DU CONTE: LA FILLE D'UNE REINE DE FÉES]
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
lundi 8 mai 2017
Conte: La fille d'une reine de fées (Partie XII)
|
CONTE: LA FILLE D'UNE REINE DE FÉES (PARTIE XiI)
La fille d'une reine de fées (Partie I)
La fille d'une reine de fées (Partie II) La fille d'une reine de fées (Partie III)
XII. Comment les deux sœurs aidèrent Hassan à se rendre à l’île de Wak-Wak, où sa femme et ses deux fils sont retenus prisonniers
Malgré leur sympathie et toute leur douceur
En écoutant Hassan, les bienfaisantes sœurs
Ne savaient point comment braver ses infortunes,
Et attendirent avec lui la nouvelle lune.
Quand elle vint, elles allèrent interroger
Les compagnes d’Ida, les virent s’affliger
En leur disant qu’elle a été au château, certes,
Mais que sa mère, hélas, est maintenant morte,
Que sa belle-mère est un monstre sans pitié
Dont le cœur est pour elle empli d’inimitié,
Et qui de sa douce beauté est jalouse,
Qu’enfin pour la punir d’avoir été l’épouse
D’un vain mortel, avec ses enfants innocents
Elle a emprisonné la mère, et le roi puissant
Comme un ensorcelé, se tait sur sa conduite.
« Ah ! s’écria Hassan, ils prendront la fuite,
Et moi je briserai leurs fers ! » Les fées du lac
Ajoutèrent : « Hélas, leur prison est au Wak-Wak !
Nul n’a été sauvé des serres de cette île. »
L’aînée dit : « La chose est sans doute difficile,
Mais point impossible, et ils verront tous le jour. »
Et lui donne une balle, un bonnet, un tambour.
Le bonnet rend celui qui le porte invisible,
Le tambour fait surgir une armée invincible,
La balle le transporte où il veut à l’instant.
De toute son âme il remercie, fort content,
Ses deux merveilleuses et douces protectrices.
Il dit à la balle qu’il veut sans caprices
Etre conduit à Wak-Wak. Aussitôt descend
Vers lui un nuage qui semble empli d’encens,
Parfumé et léger, et qui le transporte
A l’île dont des rocs rouges sont les portes,
Et dont même le port semble un écueil fatal.
Il y voit étinceler sa ville de cristal
Et y erre longtemps, émerveillé et morne,
Sans voir aucun vivant sur l’île sans bornes.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
dimanche 7 mai 2017
Conte: La fille d'une reine de fées (Partie XI)
|
CONTE: LA FILLE D'UNE REINE DE FÉES (PARTIE Xi)
La fille d'une reine de fées (Partie I)
La fille d'une reine de fées (Partie II) La fille d'une reine de fées (Partie III)
XI. La fuite d’Ida
La mère de Hassan qu’aussi on invite,
Se préparant pour la glorieuse visite,
Cherche dans les coffres des présents singuliers,
Les plus belles robes, les plus radieux colliers,
Et trouve tout à coup au fond d’une caisse
Le voile de la fée, doux comme une caresse,
Avec sa couronne d’or, léger et pareil
A un nuage blanc devant un beau soleil.
Ignorant son secret, elle est émerveillée,
Pareille à une enfant par le jour réveillée
Qui se frotte les yeux d’un gracieux mouvement.
« Mon dieu, pense-t-elle, que ce voile est charmant !
Hassan veut certainement l’offrir à son épouse,
Et bien que moi je sois de son bonheur jalouse,
Je le ferai à sa place, il sera content. »
Ida, dont le voile est caché depuis longtemps,
Le revoit et frémit, et devenue blême,
Elle cesse d’être maîtresse d’elle-même
Et songe à sa mère, à son royaume chéri,
A ceux qui vivent encore et ceux qui ont péri,
Peut-être, pendant son éternelle absence,
Et à son vieux père, auguste roi, pense.
Elle prend ses enfants et jusqu’au jardin court,
Déroule son voile usurpé par l’amour
Sur eux et sur elle, et prestement s’envole.
La pauvre mère crie, devenue presque folle,
Contemple le grand ciel et perd le sentiment.
Le soir, elle raconte avec des gémissements
A son fils, de retour de son long voyage,
Comment sa famille s’est perdue dans les nuages.
Hassan s’en désole, mais l’embrasse et sourit,
Ne fais aucun reproche à sa mère, et lui dit
Qu’il va chercher secours en bravant les ondes
Auprès des douces sœurs à l’autre bout du monde.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
samedi 6 mai 2017
Conte: La fille d'une reine de fées (Partie X)
|
CONTE: LA FILLE D'UNE REINE DE FÉES (PARTIE x)
La fille d'une reine de fées (Partie I)
La fille d'une reine de fées (Partie II) La fille d'une reine de fées (Partie III)
X. Hassan de retour à Bassora, dans quel état il trouva sa mère et ce qu’elle devint grâce à lui
Sorti de Bassora victime d’un piège,
Hassan y retournait assis sur un siège,
Pareil aux grands seigneurs, marié, riche et heureux,
Avec ses esclaves et porteurs vigoureux.
Il montait un cheval grand et magnifique,
Et près de lui sa femme au front angélique
Etait montée sur un autre, deux fois plus beau,
Vêtue comme une reine, et comme des flambeaux
Portant ses bleus diamants qui semblaient des lunes
Dans le ciel ténébreux de la douce Fortune.
Ses deux enfants étaient avec leurs écuyers.
Une grande foule venait pour voir briller
Cette bienheureuse famille prospère ;
Le grand bruit qu’ils faisaient parvint jusqu’à la mère
De Hassan ; la pauvre veuve avait bien vieilli
Et par les rides son front était assailli,
Elle luttait contre l’affreuse misère
Comme elle le pouvait, mais était amère
D’avoir perdu son fils chéri qu’elle crut mort,
Rongée par les puces comme par les remords.
Sans trop savoir pourquoi, elle ouvre sa fenêtre.
Mais c’est Hassan ! Hassan, son fils qu’elle a vu naître
Et qu’elle a cru ne plus revoir sous le soleil,
Qui se pavane ainsi, en pompeux appareil !
C’est lui ! Il s’avance vers sa maison natale,
Embrasse pieusement sa pauvre mère pâle
Et par sa misère lui aussi humilié,
Il pleure en lui jurant qu’elle va oublier
Ses jours d’infortune, et sans tarder fait construire
Un palais que de loin on voit reluire
Qui de tous les curieux attire les regards,
Où sa mère est traitée avec les mêmes égards
Que les reines, et sa femme aussi. Ses tables
Etaient appesanties, il était charitable
A tous les miséreux et tous les étrangers
Qui venaient et pouvaient festoyer et manger.
Le bruit de ses bienfaits parvint jusqu’aux oreilles
Du sultan et de la sultane nonpareille
Qui invita sa femme, alors qu’il voyageait,
Au palais royal, et à l’honorer songeait.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
Inscription à :
Articles (Atom)





