|
kradurf, bête des illusions Kradurf, Bête des Illusions, Aimait les sinistres visions Et les sinistres mirages. Il errait avec courage, Trompait avec obstination Les peuples et les nations, Il répandait les mensonges, Faisait croire que les songes Étaient d'autres réalités, Dévorait la vitalité, Encourageait à la paresse Et abhorrait la détresse De tous les sombres travailleurs ! Il aimait les lointains ailleurs Qu'on ne trouve que quand on rêve Et qui s'en vont quand on se lève Avant huit heures du matin ; Ceux qui tremblaient de leur destin L'imploraient, alors que la Bête Se perdait dans les tempêtes. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
Affichage des articles dont le libellé est bête. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est bête. Afficher tous les articles
jeudi 7 septembre 2023
Kradurf, Bête des Illusions
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
20:26
0
commentaires
Libellés :
bête,
blog,
france,
illusions,
légende; Kradurf,
muse,
mythe,
poème,
poésie,
soupirs,
tunisie
samedi 2 septembre 2023
Encerius, le Murmureur
|
encerius, le murmureur Encerius, la Bête, Le diable, le malin, Murmurait des desseins Pareils aux tempêtes. Il disait aux hommes : « Nous sommes les élus ! Nous ne souffrirons plus Dans le monde où nous sommes ; Nous régnerons comme Les rois, comme les dieux ! Et nous sommes radieux Et de grands atomes ! Comme une vaste rose, Notre destin qui court S'épanouira un jour Si on brave et on ose ! » Et ses yeux, dans l'ombre, Reluisaient tous les deux Comme un flambeau hideux Dans une grotte sombre. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
samedi 7 mars 2020
Bête à bars
|
bête à bars
Tous les soirs,
hirsute comme un patriarche,
Il noie sa
tristesse dans sa coupe sans fin,
Mer orageuse où
il semble chercher une arche,
Emplie des épaves
de ses vaisseaux défunts.
Il contemple la
rue et tout ce qui passe,
Son esprit est
absent et son regard perdu,
Et de toute la
vie son âme est si lasse
Qu’il se serait,
s’il n’y avait pas l’alcool, pendu.
Sa femme l’a quitté
– cela fait des années,
Son fils ne se
souvient même plus de son nom,
Sa jeunesse
depuis fort longtemps s’est fanée
Et toutes les
femmes lui ont déjà dit non ;
Jamais saoul à
force d’avoir l’habitude,
Rien ne délie sa
langue et n’égaye son cœur,
Et il rentre
chez lui, à sa solitude,
Vaincu par le
destin qui est toujours vainqueur.
On l’appelle
bête à bars, vaurien, l’ivrogne,
Et tout le monde
rit de son cœur déchiré,
Il n’a pas d’amis
et ne parle pas, mais grogne,
Comme un loup ou
un chien, quand il est inspiré.
Il est là donc
qui boit, dans un bar minable,
Minable comme
lui et comme ses vieux jours,
Qui crache par terre,
sur la terre et le diable
Et fume comme
une cheminée ou un four.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
mardi 6 janvier 2015
Conte: Jean sans Peur (Partie V)
CONTE: JEAN SANS PEUR (PARTIE V)
V. Comment Jean sans Peur devint l’époux de la belle
princesse
Comme le soir, pendant que Jean allait à
la ville,
Etait déjà venu, il se coucha,
tranquille,
Et n’oubliant point de sa mère les bons
conseils,
Sous un arbre et dormit, attendant le
soleil.
Fatigué de combattre l’affreuse
créature,
Il s’oublia longtemps dans cette douce
posture,
Une hirondelle, avec son aile qu’elle
déployait,
Le réveilla, et en la voyant qui fuyait
Il se souvint de la princesse et de la
Bête.
Il trouva le palais du roi tout en fête,
Et on lui apprit qu’on allait bientôt
marier
La belle fille du roi au valeureux
guerrier
Qui vainquit le monstre ou prétendit
cette victoire.
Celui qui s’en était attribué la gloire
Etait un homme que la princesse
méprisait,
Et qui, passant près des lieux où la
Bête gisait,
Lui coupa les têtes et les ramena à son
père ;
Bien que sa fille lui fût plus que tout
chère,
Il lui fallait tenir sa promesse. « Ce
conteur,
Cria Jean, n’est qu’un lâche et un vil
affronteur.
C’est moi qui suis digne d’épouser la
princesse,
Et pour vous montrer de cet homme la
bassesse
J’ai les sept langues de la Bête dans
mon mouchoir. »
Au roi et à toute sa cour il les fit
voir ;
Irrité contre cet homme, il donna de
suite
L’ordre de le pendre aux soldats avant
sa fuite,
Et fit revêtir Jean, l’embrassant
tendrement,
De magnifiques habits qu’il porta
princièrement.
Les noces furent des plus belles ;
sept jours elles duraient,
Tout rôtis, tout bouillis, les petits porcs
couraient
Par la rue, la fourchette au dos, et
furent mangés.
On but beaucoup, et les convives
dérangés
Par l’homme qui conta plus tard cette
histoire entière
Lui donnèrent de grands coups de pied
dans le derrière.
[FIN DU CONTE: JEAN SANS PEUR]
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
Conte: Jean sans Peur (Partie IV)
CONTE: JEAN SANS PEUR (PARTIE IV)
IV. Ce que Jean fit en arrivant à une ville dont
tous les habitants étaient vêtus de noir
Un jour Jean entra dans une ville. Ses
habitants,
Qui semblaient attendre quelque chose d’inquiétant,
Etaient vêtus de noir et avaient la mine
triste.
Frappé de les trouver ainsi, l’aventuriste
Leur demanda de qui le deuil était
conduit.
« On voit bien que vous êtes
étranger. Aujourd’hui,
Lui dit-on, nous portons tous ces habits
sombres
Qui nous rendent pareils, seigneur, à
des ombres,
Car demain la Bête à sept têtes va
dévorer
La fille du roi qu’il n’est pas le seul
à adorer.
Bien qu’elle soit belle comme un jour d’été
et l’aurore,
Nul ne s’est présenté pour la défendre
encore,
De peur de la Bête et son feu plein de
courroux.
Celui qui la sauvera deviendra son
époux,
Mais personne n’ose braver cette
farouche créature. »
« Moi, dit Jean, je veux bien
tenter l’aventure,
Et je sauverai la belle fille du roi
Car je ne sais encore ce que c’est que l’effroi. »
On le mena au roi, qui prit espérance
Et de sa fille chérie rêvait la
délivrance
Grâce à ce jeune homme qui lui apparut
preux.
Jean vit la fille du roi ; il tomba
amoureux
De sa beauté qu’il ne vit point dans ses
voyages.
Le roi promit de la lui donner en
mariage
S’il triomphait de la Bête. A l’aurore,
bien droit,
Jean, avec la princesse, vint au fatal
endroit
Où était cette Bête qui inspirait tant d’alarmes.
La princesse, pensant mourir, pleurait
mille larmes,
Et bientôt Jean vit le monstre qui
arrivait,
Ses sept têtes cornues et sa flamme qui
le suivait.
D’une main il prit son étole, de l’autre
son sabre,
Et s’avança à sa rencontre, hardi et
sombre.
De l’étole il fit un bouclier, protégé
Du feu du monstre qui, étonné et piégé,
Recula d’abord, puis revint à la charge.
Le héros le retint à l’aide de sa targe
Et lui assena un coup tellement puissant
Qu’il lui coupa quatre têtes, en lui
cassant
Deux cornes. Il frappa les trois autres
têtes
Qui tombèrent à côté du corps de la
Bête.
Ne pouvant ni lancer du feu ni respirer,
Elle ne tarda pas, sanglante, à expirer ;
Jean coupa ses sept langues, souvenirs
de son courage,
Et la laissa morte et ne montrant plus
sa rage.
La fille du roi revint au palais. Lui,
sa cour,
Et tous se réjouirent de la voir vivre
toujours.
[A SUIVRE]
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
Inscription à :
Articles (Atom)


