dimanche 18 août 2019

Le destin des païens

le destin des païens

Jadis, quand chaque chose avait son dieu :
Le ciel infini, la mer immense,
La lune pâle et le soleil radieux,
La brise et la tempête sans clémence,

L’homme crédule sans souci errait
Dans l’incommensurable nature,
Entouré de tout ce qu’il adorait
Et de mystérieuses créatures,

Ainsi qu’une coupe de marbre blanc,
Le vaste encens parfumait les temples
Où la prêtresse au vêtement tremblant
Sourit aux étoiles et les contemple,

Tout était divin, même en n’étant rien,
Les déités étaient si nombreuses
Que les poètes les comptaient en vain,
Ténèbres d’une nuit ténébreuse.

Telle était la vie humaine. Soudain,
Le monothéisme, nuage sombre,
Vint voiler la nature avec dédain
Et rendit les temples mornes et sombres,

Et des prophètes la terrible voix
Pour avertir toute la race humaine
Retentissait pour annoncer la loi,
Obscure, formidable et souveraine.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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