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dwaphysa, corbeau de l'océan Dwaphysa s'envolait Au-dessus des ondes Et toujours il allait D'un monde à un monde. Ses ailes brillantes Battaient sans répit l'air Avec épouvante, Et sous le soleil clair Son grand bec acéré Comme une grande lame, Chaque fois qu'il errait Semblait fait de flamme. Son plumage traître, Profond et ténébreux, Cachait tout son être Dans ses replis nombreux, Et rien n'interrompait Son errance splendide, Chanson que ne coupait Jamais le monde vide. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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mardi 27 février 2024
Dwaphysa, Corbeau de l’Océan
mardi 19 septembre 2023
Engalkyn, Corbeau de la Lune
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engalkyn, corbeau de la lune Engalkyn, Corbeau de la Lune, Contemplait, dans la vaste nuit, Nos heurs et nos infortunes, Sous cet œil bleu et qui reluit. Il semblait compter les étoiles Qui peuplent le pays du ciel, Et voyait au-delà du voile Et plus loin que le réel ; Dans sa sagesse profonde, Il était auguste et songeur Et considérait le monde Comme on considère une fleur Qui s'épanouit et qui s'ouvre Telle la porte d'un palais Que la neige toujours couvre Et qui dans la montagne plaît, Et dans la paix sidérale Jamais Engalkyn ne bougeait, Car il aimait ce ciel pâle Qu'aucun mortel ne dérangeait. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
dimanche 20 août 2023
Dryaclolf, Corbeau du Destin
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dryaclolf, corbeau du destin Dryaclolf, sur nos gloires Et nos vaines illusions Laissait ses plumes noires Tomber avec dérision. Gardien des sombres mystères Et de maints secrets hagards, Il contemple la terre Et contemple les hasards ; Ses croassements résonnent Avec de terrifiants bruits, Ses yeux rouges rayonnent Dans la ténébreuse nuit ; Avec ses cris il raille Nos sinistres prétentions, Tous les champs de bataille Et les lauriers des nations, Le ciel entier est sa branche, On l'attend et on le craint, Revenant aux régions blanches Comme un étrange refrain. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
mardi 5 novembre 2019
Le deuil du corbeau
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Le deuil du corbeau
Maudit dans les
cieux et sur la terre,
Le sombre
corbeau éternellement erre
Dans l’espace sans
fin et sans amour,
Comme un peu de
nuit erre dans le jour.
Pareil au vent
et pareil à l’onde,
Il entre par la
fenêtre du monde
Et il devient
tempête et grondement,
Et la Création
gémit sourdement
En voyant cette
bête à ses rivages.
Le corbeau est
un poète et un sage,
Pourtant, et il
porte le deuil pesant
De tout ce qui,
jadis, fut reluisant,
De ce qui a vécu
et vit encore.
Plus immaculé
que les aurores,
Il était tout
blanc, allait sans souffrir,
Avant que l’homme
n’apprît à mourir,
L’or était moins
radieux que son plumage,
Comme le
printemps porte ses ramages,
Il le portait
plus fièrement que les rois
Les couronnes,
les lauriers et l’effroi.
La Mort, qui est
le port et qui est l’ancre,
A fait de lui
une tache d’encre,
Et bien qu’on l’entendît
jadis chanter,
Il gémit aujourd’hui
épouvanté.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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