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RE-ode D’après le poème « Ode »
de Jacques Tahureau (1527-1555) duquel je ne garde ici que les deux premiers
vers Si en un lieu
solitaire Les ennuis me
font retraire, Je veux emporter
avec moi Mes souvenirs et
mes émois Et dans la nuit
toujours fidèle Comme dans une
citadelle, Me cacher de
tous les humains. Je marcherai
dans des chemins Empli d’apparitions
livides ; Loin des
monuments limpides Et de la
civilisation, Avec les
hirsutes nations Aux onomatopées
vibrantes, Je vivrai sans
épouvante. Heureux à toutes
les saisons, La forêt sera ma
maison Et la nature ma
demeure, Et jusqu’à ce
que je meure, Mon cœur sera
toujours content ! Quand de partir
il sera temps, Comme une fumée
de chaumière, Je m’envolerai dans la lumière. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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dimanche 23 août 2020
Re-Ode
jeudi 30 juillet 2020
Re-Sur l’affection de la vie
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RE-sur l'affection de la vie
D’après le poème « Sur l’affection de la vie
» de Jacques Vallée, seigneur des Barreaux (1599-1673) duquel je ne garde ici
que les deux premiers vers.
Mon
Dieu, que la lumière est belle,
Mais
on n’en voit qu'une étincelle,
Et
qu’elle est belle, cette nuit,
Avec
sa lune qui reluit ;
Qu’elle
est vaste et qu’elle est sombre,
Mais
nous n’en voyons qu’une ombre !
Le
monde est comme un bois profond
Duquel
nul n’aperçoit le fond
Que
cache un immense chêne ;
Appesantis
de nos chaînes,
Nous
y marchons dans des chemins
Faits
pour égarer les humains,
Confus
et labyrinthiques,
Emplis
de satyres antiques
Et
de gros ogres triomphants
Qui
mangent de pauvres enfants
Devenus
soudain des adultes !
Nous
vouons un éternel culte
À
l’insensible Vérité,
À
l’Amour et à la Beauté,
Sans
jamais voir, dans notre ivresse,
Le
néant qui grandit sans cesse,
Pareil
à un feu dévorant,
Sous
nos pas dans la nuit errant.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mardi 28 juillet 2020
Re-Plus je suis tourmenté...
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RE-plus je suis tourmenté
D’après le poème « Plus je suis tourmenté...»
de Jacques Grévin (1538-1570) duquel je ne garde ici que la première strophe
Plus
je suis tourmenté, plus je me sens heureux
Plus
je suis assailli, et plus je me renforce,
Plus
j’ai de poursuivants, plus s’augmente ma force,
Plus
je suis au combat, plus je suis courageux.
Comme
le feu grandit dans le vent violent,
L’âme
grandit dans la douleur et les épreuves,
Elle
est un océan et le corps est un fleuve,
Elle
est tempétueuse et il est indolent.
Je
marche dans la vie de ma foi armé,
Sans
compter ni mes fers ni mes cicatrices,
Ni
mes années d’exil, ni mes sacrifices,
Et
sans jamais être par la mort alarmé.
L’homme
heureux est celui qui sait que son destin
Ne
changera jamais, bien qu’il soit rebelle,
Et
il sait que la vie n’est pas éternelle,
Comme
la rose qui s’épanouit le matin
Et
se fane le soir. Il bénit ses tourments
Car
ils le rendent fort, et ses infortunes,
Il
sait que la sagesse est pareille à la lune
Et
n’apparaît qu’à la nuit de l’âge charmant.
Malgré
l’exil, malgré tous les fardeaux pesants,
Malgré
la tempête qui crie et se courrouce,
Je
marcherai toujours, une force me pousse
Vers
d’autres rivages dont le sable est luisant.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 22 juillet 2020
Re-Chanson
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RE-chanson
D’après le poème « Chanson » de Jacques Gohorry
(1520-1576) duquel je ne garde ici que la première strophe
Ô
combien est heureux
Celui
qui se contente
Des
biens si plantureux
Que
nature présente !
Son
cœur est apaisé
Et
sans nuées grises,
Dans
l’ombre reposé,
Il
compte les brises,
Il
cueille, s’il a faim,
Les
fruits pleins de lumière
Et
empli de parfums,
Lourds
comme des pierres,
Quand
la nuit vient, il dort
À
la belle étoile,
Une
poussière d’or
Tombe
sur sa voile
Qui
erre dans la mer
Jusqu’au
pays des rêves
Et
trouve le port clair
Quand
le soleil se lève !
Il
vit dans sa maison
Aux
portes ouvertes,
Et
aux quatre saisons
S’étend
sur l’herbe verte.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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jeudi 28 mai 2020
Re-Au bord tristement doux des eaux, je me retire
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RE-au bord tristement doux des eaux, je me retire
D’après le poème « Au bord tristement doux des eaux, je me retire » de Jacques Davy du Perron (1555 – 1618), duquel
je ne garde ici que la première strophe.
Au bord tristement doux des eaux, je
me retire,
Et vois couler ensemble, et les eaux, et mes jours,
Je m'y vois sec, et pâle, et si j'aime toujours
Leur rêveuse mollesse où ma peine se mire.
Autre Narcisse, je ne vois pas mon
visage ;
Dans toutes les sources je vois mon
cœur sanglant,
Assailli sans pitié par les désirs
violents
Et que le temps qui passe a rendu
plus sage,
Et je vois mon esprit, comme un gaz
toxique,
Se répandre dans l’air et contaminer
l’eau,
Devenir un nuage et devenir un flot
Qui casse les folies modernes et
antiques,
Tempête emportant les débris des
idoles
Et les poussières dorées des
illusions !
Les fausses prophéties et les
fausses visions,
Tout cela devant moi s’enflamme et s’envole !
Ma douleur vient de l’ignorance et
des mensonges
De ces vilains qui parlent et qui ne
savent pas,
Et d’écraser ces vers de terre je
suis las
Et je préfère me cacher dans mon
songe !
Ils m’entendront gronder, cependant,
ces infâmes !
Je gronderai comme un tonnerre et un
volcan,
Et tous ces ignorants ne sauront
jamais quand
Mes paroles tomberont sur eux,
flèches de flamme !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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samedi 26 novembre 2016
L'enterrement d'Abel
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L'enterrement d'abel
Jean-Jacques
Henner, Adam et Ève découvrant le corps
d'Abel (1858)
Adam, vêtu d’une peau de bête,
Et Ève de ses cheveux radieux,
Contemplent tous deux la sanglante tête
De leur fils tué par son frère odieux.
Comme l’eau d’une fontaine limpide
Son sang coule, par la fange souillé,
De la mer imitant les flots rapides
Dont son corps livide est l’écueil
mouillé !
Les deux parents voient leur enfant sans
vie
Et sans sépulture, déshonoré,
Son âme et leur joie leur sont ravies,
Tué par Caïn, son frère abhorré !
Cette ruine morte et malodorante,
Ce fut leur fils chéri !
Hélas, hélas !
Écœurée par cette chose écœurante,
La mère gémit, et le père est las,
Las de vivre dans ce nouveau monde
Où tout est éphémère et dégoûtant,
Où l’on doit manger des bêtes immondes
Et boire de sales eaux tout le
temps !
Il dit à Ève : « Cet infâme
Sera puni par Dieu ; en vain il
fuit.
Cachons Abel dans la terre, femme,
Loin de ces fauves qui hurlent la
nuit. »
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 7 novembre 2016
Les fils de Brutus
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LEs fils de brutus
Jacques-Louis David, Les licteurs rapportent à Brutus les corps de ses fils (1789)
Titus et Tiberius, sanglantes reliques,
Torturés, flagellés, sans têtes et sans honneur,
Sacrifiés par leur père à la République,
Sont deux rouges fardeaux portés par les licteurs.
Par le feu et le fer il a juré vengeance
Et de châtier Tarquin et son ignoble sang,
Sa femme, ses enfants et toute son engeance,
En attestant l’Olympe et tous ses dieux puissants !
Embrasé de vertu comme de colère,
Il a fait le serment d’occire tous les rois,
Et que la mort sera le juste salaire
De ceux qui régneront par le sang et l’effroi.
Pour qu’elles ne voient pas ces choses sanglantes
Qui furent leurs frères, et qu’elle ne peut voir,
Sa femme cache ses filles avec épouvante
Et s’écrie : « Ô Brutus, tu as fait ton devoir !
Sois content ! Par tous les poètes de Rome
Ton nom sera chanté, radieux et éternel,
Les dieux se rappelleront, ainsi que les hommes,
Ton sublime forfait, ô père criminel ! »
Et Brutus, quand à lui, n’osant voir les cadavres
De ces traîtres chéris malgré leur trahison,
Entend gémir son cœur que la douleur navre,
Mais pense que ses fils reviennent à la maison.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 6 novembre 2016
Le Mal d’Antiochos
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le mal d'antiochos
Jacques-Louis David, Érasistrate découvrant la cause de la maladie d’Antiochus (1774)
Antiochos, roi faible et malade
Et dont l’empire est mutilé,
Soupire comme un exilé,
Le cœur plein d’estafilades ;
Un fléau sombre et homicide
Ronge son corps, patient et noir,
Chaque matin et chaque soir
Font gémir le Séleucide
Dont le nom est une ironie !
Lui, qu’on surnomme le Sauveur !
Le vertige le rend rêveur,
Enivré par son agonie !
Roi de Syrie, son sceptre tremble,
Et son empire est un festin
Où Ptolémée et le Destin
Se sont invités ensemble !
Il a perdu la Cilicie
Comme un enfant perd un jouet,
Le Pont se rit se son fouet,
La Bithynie, la Phénicie !
Mais ce qui ainsi le tourmente
N’est pas un belliqueux souvenir.
C’est un feu qu’il ne peut bannir
Et c’est une beauté charmante !
Pour le guérir de son supplice
Érasistrate est à son lit,
Et l’Infaillible soudain dit :
« Antiochos aime Stratonice. »
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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samedi 5 novembre 2016
Date obulum Belisario
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date obulum belisario
Jacques-Louis David, Bélisaire demandant l'aumône (1780)
L’illustre
byzantin, le preux Bélisaire
Qui battit
Totila et soumit Gélimer,
Aveugle
appesanti par le faix des misères
Soupire avec son
fils, oublié et amer !
C’est lui qui
terrassa les fiers Sassanides,
A Constantinople
il ploya la sédition,
Et les Vandales,
les Alains et les Gépides,
Ne disent son
nom qu’avec des imprécations,
Et pourtant, le
feu duc de Mésopotamie,
Vaincu par le
destin, maudit par Justinien,
Vivant pour la
gloire, se meurt dans l’infamie,
Moins fortuné
que son soldat, Jean l’Arménien !
Il porte
toujours son armure luisante,
Fidèle à l’empereur
malgré sa cruauté,
Et à côté de
lui, sa lance épuisante
Brille comme les
yeux d’une jeune beauté.
Aux passants,
peu nombreux, honteux et livide,
Ce va-nu-pieds,
qui fut un héros, tend la main,
Et l’enfant son
casque profond et presque vide,
A l’image de la
charité des humains !
Et l’aveugle
gémit, l’âme triste et lasse,
Martyr de la
guerre, misérable et féral,
Quand l’un de
ses soldats, qui par hasard passe,
S’écrie en le
voyant : « C’est vous, mon général ? »
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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vendredi 4 novembre 2016
Les Funérailles de Patrocle
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Les funérailles de patrocle
Jacques-Louis David, Les Funérailles de Patrocle (1778)
Achille pleure ses larmes immenses
En honorant son cousin bien-aimé
Et maudissant des destins l’inclémence ;
Toute la Grèce attend, l’œil alarmé !
Elle vient à ces funérailles vastes
Avec tous ses soldats et tous ses dieux,
Appesantie de son voile chaste,
Nuage cachant le soleil radieux
De sa douce nudité éclatante !
Tout est devenu morne et silencieux:
Les oiseaux rêveurs, la mer inquiétante,
Et même le vent se tait dans les cieux !,
Le bûcher, emblème de ce désastre,
Est profond comme un bois ; il est si haut
Qu’à son sommet on peut voir un astre
Et les lueurs des soleils idéaux.
Achille, courroucé comme il est sombre,
Songe, près du blanc cadavre chéri,
A quelque chose de noir dans l’ombre
Par la vengeance le cœur mal guéri,
Et à ses pieds, comme une chose infâme,
Le cadavre nauséabond d’Hector
Tombe de son char, tandis que son âme
Hurle et s’en va au Royaume des morts.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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jeudi 3 novembre 2016
La mort des enfants de Niobé
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LA mort des enfants de niobé
Jacques-Louis David, Diane et Apollon perçant de leurs flèches les enfants de Niobé (1772)
Pour châtier Niobé de ses enfants fière,
La cruelle Artémis et son frère furieux
Font choir avec courroux de l’azur mystérieux
Une inféconde pluie de flèches meurtrières !
Ô massacre divin, ignoble homicide !
Lascive et sombre sur son nuage doré,
La déesse châtie tous les fils adorés
D’une mère implorant en vain son cœur placide ;
Le farouche Apollon, lui, d’une main fatale,
Tend l’arc avec mépris et tue avec dédain
Tous ces jeunes mortels qui périssent soudain,
Et laisse vivante la fille de Tantale
Pour qu’elle souffre et pour qu’elle se souvienne,
Pour que son supplice ténébreux soit sans fin,
Comme son père qui meurt de soif et de faim
Victime éternelle des déités anciennes !
Comme un vain bouclier elle tend sa main frêle
Pour protéger ses fils de l’invincible mort,
Et implore les dieux, le cœur plein de remords,
En voyant le trépas tomber autour d’elle.
C’est pourquoi Niobé, à genoux dans la poussière,
Sur le mont Sipyle, pleurant éternellement,
Contemple le ciel bleu en soupirant pâlement
Et implore toujours, même devenue pierre.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 2 novembre 2016
La Douleur d'Andromaque
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LA douleur d'andromaque
Jacques-Louis David, La Douleur et les Regrets d'Andromaque sur le corps d'Hector son mari (1783)
Andromaque, veuve au cœur déchiré
Que son fils Astyanax en vain console,
Pleure dans la nuit Hector adoré
Avant que le feu sacré ne l’immole.
Tué par le sombre Achille, humilié,
Tiré par un char, mordu par les bêtes
Et laissé comme un soldat oublié
Sur la grève, à la merci des tempêtes !
Lui, Hector, fils de Priam, général
Des Troyens, et la fierté de Troie,
Victime de l’abîme vespéral
Et des vils rongeurs la chétive proie !
Son front est pâle, malgré ses lauriers,
Et il a l’odeur de la pourriture,
C’est donc ainsi que meurent les guerriers,
Des vers et du feu la nourriture !
La veuve gémit et veut embrasser
Ce qui reste de son époux livide,
Mais dégoûtée, son grand cœur est glacé
Malgré elle, en contemplant ses yeux vides,
Et au lieu d’embrasser l’illustre mort
Embrasse le vivant, son fils, amère,
Qui, ne comprenant rien au sombre sort,
Lui demande : « Pourquoi dort-il mère ? »
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mardi 1 novembre 2016
La Mort de Socrate
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La mort de socrate
Jacques-Louis David, La Mort de Socrate (1787)
Maudit par l’Héliée et ses thesmothètes
Et les sycophantes, vils délateurs,
Socrate dit des mots consolateurs
A ses élèves baissant la tête,
Il leur parle, fort mais malgré lui blême
En sentant venir la fatalité,
De l’âme et de son immortalité,
Comme pour se consoler lui-même,
De la douleur, du plaisir, de l’Idée !
Il pense à Athènes qu’il va quitter,
Cette éternelle et radieuse cité
Aux vieux marbres et aux sculptures ridées !
C’est donc son destin, calme et farouche ;
Maintenant, il va mourir empoisonné,
Il a été grand, il a rayonné,
Mais il faut que tout soleil se couche !
Ses élèves soupirent, chose vaine !
Platon, le dos tourné, ne veut rien voir,
Le bourreau éploré fait son devoir
Et lui tend la coupe fatale et pleine,
Et lui la prend d’une main royale,
Malgré son invisible et sombre peur,
Sentant de la mort venir la torpeur,
Le doigt montrant des choses idéales.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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