|
RE-au bord tristement doux des eaux, je me retire
D’après le poème « Au bord tristement doux des eaux, je me retire » de Jacques Davy du Perron (1555 – 1618), duquel
je ne garde ici que la première strophe.
Au bord tristement doux des eaux, je
me retire,
Et vois couler ensemble, et les eaux, et mes jours,
Je m'y vois sec, et pâle, et si j'aime toujours
Leur rêveuse mollesse où ma peine se mire.
Autre Narcisse, je ne vois pas mon
visage ;
Dans toutes les sources je vois mon
cœur sanglant,
Assailli sans pitié par les désirs
violents
Et que le temps qui passe a rendu
plus sage,
Et je vois mon esprit, comme un gaz
toxique,
Se répandre dans l’air et contaminer
l’eau,
Devenir un nuage et devenir un flot
Qui casse les folies modernes et
antiques,
Tempête emportant les débris des
idoles
Et les poussières dorées des
illusions !
Les fausses prophéties et les
fausses visions,
Tout cela devant moi s’enflamme et s’envole !
Ma douleur vient de l’ignorance et
des mensonges
De ces vilains qui parlent et qui ne
savent pas,
Et d’écraser ces vers de terre je
suis las
Et je préfère me cacher dans mon
songe !
Ils m’entendront gronder, cependant,
ces infâmes !
Je gronderai comme un tonnerre et un
volcan,
Et tous ces ignorants ne sauront
jamais quand
Mes paroles tomberont sur eux,
flèches de flamme !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
jeudi 28 mai 2020
Re-Au bord tristement doux des eaux, je me retire
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Mon avis sur cet article: