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thétis et achille
Jules Lefebvre, Thétis consolant Achille (1858)
Pour
consoler son fils inconsolable,
Eploré
et dont le cœur est amer,
Thétis
a traversé la vaste mer
Avec
ses Néréides misérables.
Elle
vient essuyer les sombres larmes
Du
pauvre héros, son enfant chéri,
Qui
pleure Patrocle qui a péri
Et
qui s’apprête à prendre les armes !
Sa
fureur égale à sa tendresse,
Achille
gémit, mais en rugissant
Et
crispant le poing de son bras puissant
Aimant
les coups d’épée et les caresses.
En
tremblant pour lui, sa mère immortelle
Lui
dit : « Mon fils, je comprends tes remords,
Mais
quand Hector mourra, tu seras mort !
Comme
souffrir cette perte cruelle ?
Je
sais que tu brûles de combattre
Hector,
et que tu seras victorieux,
Mais
faut-il périr pour un nom glorieux
Et
que Thétis soit ta marâtre ? »
Et
Achille, d’une voix amère,
Répond :
« Le destin de Troie a changé.
Patrocle
est mort et il sera vengé,
Il
me faut des armes pour demain, mère. »
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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vendredi 25 novembre 2016
Thétis et Achille
mardi 15 novembre 2016
La prière de Priam
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LA prière de priam
Alexandre Andreïevitch Ivanov, Priam suppliant Achille de lui rendre le corps d'Hector (1824) A mon plus cher ami et alter ego: Florian David.
Priam, vieux roi courbé par la sombre douleur
Comme une frêle fleur par un vent d’automne,
Demande à son ennemi de lui faire l’aumône
Du corps de son Hector, infect et sans couleur.
Il embrasse ses mains, son front et ses genoux,
Pareil à un amant embrassant sa maîtresse,
Et ne songe, dans son infinie détresse,
Qu’à attendrir son cœur empli d’un noir courroux !
Oubliant sa patrie et son orgueil de roi,
Il n’est plus qu’un pauvre et vénérable père
Que la mort de son fils chéri désespère,
Endeuillé et ployé, soumis et plein d’effroi !
Il dit à Achille : « Comme moi roi et vieux,
Ton père toutefois sait que tu es en vie ;
Mais cette douce joie par ton bras m’est ravie,
Car tu m’as pris Hector, pendu à tes essieux !
Mon fils a tué ton cousin, tu l’as tué ;
C’est assez. Respecte les dieux, ô Achille !
Et souffre que j’aille oindre son corps d’huile
Et parfumer son sein par les vers pollué !
Dans sa barque Charon l’emportera demain !
Rends-moi mon cher Hector, prends la rançon, c’est juste !
Vois-tu ce que je fais, moi le roi auguste ?
Tu as tué mon fils et j’embrasse ta main. »
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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vendredi 4 novembre 2016
Les Funérailles de Patrocle
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Les funérailles de patrocle
Jacques-Louis David, Les Funérailles de Patrocle (1778)
Achille pleure ses larmes immenses
En honorant son cousin bien-aimé
Et maudissant des destins l’inclémence ;
Toute la Grèce attend, l’œil alarmé !
Elle vient à ces funérailles vastes
Avec tous ses soldats et tous ses dieux,
Appesantie de son voile chaste,
Nuage cachant le soleil radieux
De sa douce nudité éclatante !
Tout est devenu morne et silencieux:
Les oiseaux rêveurs, la mer inquiétante,
Et même le vent se tait dans les cieux !,
Le bûcher, emblème de ce désastre,
Est profond comme un bois ; il est si haut
Qu’à son sommet on peut voir un astre
Et les lueurs des soleils idéaux.
Achille, courroucé comme il est sombre,
Songe, près du blanc cadavre chéri,
A quelque chose de noir dans l’ombre
Par la vengeance le cœur mal guéri,
Et à ses pieds, comme une chose infâme,
Le cadavre nauséabond d’Hector
Tombe de son char, tandis que son âme
Hurle et s’en va au Royaume des morts.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 2 novembre 2016
La Douleur d'Andromaque
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LA douleur d'andromaque
Jacques-Louis David, La Douleur et les Regrets d'Andromaque sur le corps d'Hector son mari (1783)
Andromaque, veuve au cœur déchiré
Que son fils Astyanax en vain console,
Pleure dans la nuit Hector adoré
Avant que le feu sacré ne l’immole.
Tué par le sombre Achille, humilié,
Tiré par un char, mordu par les bêtes
Et laissé comme un soldat oublié
Sur la grève, à la merci des tempêtes !
Lui, Hector, fils de Priam, général
Des Troyens, et la fierté de Troie,
Victime de l’abîme vespéral
Et des vils rongeurs la chétive proie !
Son front est pâle, malgré ses lauriers,
Et il a l’odeur de la pourriture,
C’est donc ainsi que meurent les guerriers,
Des vers et du feu la nourriture !
La veuve gémit et veut embrasser
Ce qui reste de son époux livide,
Mais dégoûtée, son grand cœur est glacé
Malgré elle, en contemplant ses yeux vides,
Et au lieu d’embrasser l’illustre mort
Embrasse le vivant, son fils, amère,
Qui, ne comprenant rien au sombre sort,
Lui demande : « Pourquoi dort-il mère ? »
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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