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CONTE: LA FILLE D'UNE REINE DE FÉES (PARTIE x)
La fille d'une reine de fées (Partie I)
La fille d'une reine de fées (Partie II) La fille d'une reine de fées (Partie III)
X. Hassan de retour à Bassora, dans quel état il trouva sa mère et ce qu’elle devint grâce à lui
Sorti de Bassora victime d’un piège,
Hassan y retournait assis sur un siège,
Pareil aux grands seigneurs, marié, riche et heureux,
Avec ses esclaves et porteurs vigoureux.
Il montait un cheval grand et magnifique,
Et près de lui sa femme au front angélique
Etait montée sur un autre, deux fois plus beau,
Vêtue comme une reine, et comme des flambeaux
Portant ses bleus diamants qui semblaient des lunes
Dans le ciel ténébreux de la douce Fortune.
Ses deux enfants étaient avec leurs écuyers.
Une grande foule venait pour voir briller
Cette bienheureuse famille prospère ;
Le grand bruit qu’ils faisaient parvint jusqu’à la mère
De Hassan ; la pauvre veuve avait bien vieilli
Et par les rides son front était assailli,
Elle luttait contre l’affreuse misère
Comme elle le pouvait, mais était amère
D’avoir perdu son fils chéri qu’elle crut mort,
Rongée par les puces comme par les remords.
Sans trop savoir pourquoi, elle ouvre sa fenêtre.
Mais c’est Hassan ! Hassan, son fils qu’elle a vu naître
Et qu’elle a cru ne plus revoir sous le soleil,
Qui se pavane ainsi, en pompeux appareil !
C’est lui ! Il s’avance vers sa maison natale,
Embrasse pieusement sa pauvre mère pâle
Et par sa misère lui aussi humilié,
Il pleure en lui jurant qu’elle va oublier
Ses jours d’infortune, et sans tarder fait construire
Un palais que de loin on voit reluire
Qui de tous les curieux attire les regards,
Où sa mère est traitée avec les mêmes égards
Que les reines, et sa femme aussi. Ses tables
Etaient appesanties, il était charitable
A tous les miséreux et tous les étrangers
Qui venaient et pouvaient festoyer et manger.
Le bruit de ses bienfaits parvint jusqu’aux oreilles
Du sultan et de la sultane nonpareille
Qui invita sa femme, alors qu’il voyageait,
Au palais royal, et à l’honorer songeait.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
samedi 6 mai 2017
Conte: La fille d'une reine de fées (Partie X)
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