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l'attente de l'hiver Comme un amour qu’on désire, L’hiver dolent tarde à venir, Et la vaste ville transpire, Lasse de vivre et de courir. C’est la saison où tout rêve, Souffre, se lamente et attend, Quelque chose aux cieux s’achève Et s’évanouira en chantant Dans la mémoire des hommes, Maints êtres sont tristes et seuls Dans les appartements blancs comme L’effacement et les linceuls. L’hiver ne vient point, pourtant, l’ombre Obscurcit l’éphémère ciel, La création est plus sombre Et l’amour est plus éternel ; La pluie, cette immense larme, Ne descend pas de l’infini, Et la nature s’alarme ; Le soleil, pareil aux bannis, Semble appesanti de chaînes, S’éloigne, puis brille et revient, Pour montrer la détresse humaine, Les plaies et les rêves anciens. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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vendredi 24 octobre 2025
L’attente de l’hiver
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Mohamed Yosri Ben Hemdène
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vendredi 11 octobre 2024
Point de vue sur un hiver qui tarde à venir
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POINT DE VUE SUR un hiver qui tarde à venir Le soleil répand toute sa lumière Dans le monde las de ses rayons, Et dans nos esprits, ces sombres sillons, Sème des fatigues et des prières. Le ciel est lourd et l’atmosphère est grise, Et les vertes dépressions, par milliers, Viennent comme des démons familiers Nous assiéger soudain à leur guise ; L’hiver retient ses larmes pesantes, Et la terre assoiffée de nos tourments Attend sombrement la pluie absente Qui comme une vaste certitude, Tombera sur le monde en refermant La porte ouverte de la solitude. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
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dimanche 18 août 2024
Point de vue sur une fin d'hiver
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POINT DE VUE SUR une fin d'hiver La pluie, chantant sa symphonie dernière, Pleure sur les toits et dans les gouttières, Le feu éteint est las de crépiter, La nature épuisée semble méditer, Le ciel essuie ses yeux longtemps humides, Un soleil tiède éclaire ses rides, Tout se réveille et salue les lueurs Et le monde fait battre son grand cœur. Adieu, charmes de la solitude ! Le froid était doux dans nos études, Nous aimions les gémissements du vent, Et nos esprits, profonds et funèbres, Chérissaient ces anciennes ténèbres Et dans l'ombre s'épanouissaient souvent. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
mardi 16 juillet 2024
Point de vue sur une nuit d’hiver
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POINT DE VUE SUR une nuit d'hiver La pluie, dehors, tombe sur le monde, Élégie douce et continue, sans fin, Et la pluie a une âme et un parfum Qu'elle répand dans la paix profonde. L'hiver rend la nuit plus sombre et pensive, L'emplit de spectres et de cent yeux luisants, De chants nostalgiques souvent pesants Et d'apparitions souvent chétives ; Elle est peuplée de hasards, de folklores, De silences et d'histoires d'amour ; Le rideau tombe et j'attends encore, Non loin de ma lyre et de ma fenêtre, Impatiemment, le lever du jour, Qui va briller de nouveau, peut-être ! Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
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vendredi 5 juillet 2024
Point de vue sur l’hiver
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POINT DE VUE SUR L'hiver L'hiver est la douce saison Dont la pluie toujours nous console, Quand nous sommes à la maison Et quand notre esprit s'envole Au-dessus des mornes cités Et des monotonies mortelles De tous les mondes habités Par notre race cruelle ; L'hiver inonde la nature Et il inonde aussi nos cœurs, Faisant sortir des créatures Étranges, visqueuses et lentes, Qu'on contemple et dont on a peur, Comme la peur nonchalantes. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
mercredi 26 juillet 2023
Cartes postales (97)
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CARTES POSTALES (97) Comme les fleurs éphémères, L’homme cherche un peu de lumière Qui descend de la terre au ciel Et qui reluit dans le tunnel ; Il lutte contre les ombres Qui remplissent le monde sombre Où il marche, rêveur et las. Bientôt, le noir hiver sera là. D’une majesté tranquille, Il descendra sur les villes Qui dorment d’un pesant sommeil, À un fantôme errant pareil. Bienvenue, saison douce et froide ! L’âme, comme le corps roide, Y trouve tout son réconfort ; Dans la nuit, comme dans un fort, Nos pensées couvertes d’un voile Se cachent loin des étoiles Dans les ténèbres des maisons ; Bienvenue, ô douce saison ! Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
lundi 3 avril 2023
Cartes postales (34)
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CARTES POSTALES (34) La fleur que l’hiver tourmente, La tête baissée, se lamente Et dit : « Regardez, je me meurs ! Je ne suis qu’une pauvre fleur, Qu’une pauvre et belle chose Qui tremble dans le froid morose Et que rien ne peut égayer ! Mon cœur est toujours effrayé, Le moindre vent, la moindre brise, Tout me torture et me brise, Tout peut m’être soudain fatal ! Le printemps, mon pays natal, Est loin, loin, loin, et chaque année, Je suis à mourir condamnée. Elle est venue, hélas, la fin De mes éphémères parfums, De mes couleurs jadis vives ! Hélas, tout de tout me prive, Mon âme monte jusqu’au ciel, Elle est mon parfum éternel ! » Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
lundi 12 décembre 2022
Carte postale (28)
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CARTES POSTALES (28) La nature porte son blanc linceul Et elle vit, bien qu’elle semble morte, Et l’homme qui pense et qui marche seul De l’infini voit s’ouvrir les portes. Homme au cœur embrasé et qui souffre, Sens-tu la caresse glacée du vent ? Continue à marcher jusqu’au gouffre Et disparais dans le gouffre en rêvant ! Bientôt, tu ne seras qu’un pur esprit, Ton cœur cesse lentement de battre, Ton âme montera comme un grand cri Et comme une flamme chaude de l’âtre Jusqu’au ciel où se trouvent les idées ! Dans la neige polie comme un miroir Contemple ta conscience ridée Que tu ne seras jamais las de voir ! Ton passé te regarde, pétrifié, Blanc, constant, inchangé, inchangeable, Mais bientôt le temps, jadis réifié, S’évaporera, calme et redoutable ! Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
mercredi 24 juin 2020
Re-Du soleil radieux la brillante splendeur
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RE-du soleil radieux la brillante splendeur
D’après le poème « Du soleil radieux la brillante splendeur » de Clovis Hesteau de Nuysement (~1550-60 ~1623-24), duquel je ne garde ici que la
première strophe
Du
soleil radieux la brillante splendeur,
Et
de la lune aussi la lumineuse face
Par
un nuage épais, épars en l’air, s’efface,
Lorsqu’ils
vont tournoyant la céleste rondeur.
Il
couvre tout le soleil comme un soupir pesant,
Le
soupir de l’Hiver gémissant et sombre,
Qui
bientôt pleurera loin du soleil, dans l’ombre,
Et
la pluie tombera de ses grands yeux luisants.
Il
marche dans le ciel, le chemin des saisons,
Tel
l’auguste vieillard qu’appesantit l’âge,
Et
il dit doucement au printemps volage :
« Je
te l’avais dit : je reviens à la maison. »
Les
plaies de la terre vont bientôt guérir
L’Hiver
fera tomber ses immenses larmes
Dans
les sillons brûlants que le soleil alarme,
Maintes
fleurs, le matin, vont lentement s’ouvrir
Portes
que la brise viendra pousser sans bruit !
Tout
sera plus profond et plus radieux encore
Que
quand venait avec le Printemps l’Aurore,
Le
poète, le cœur aussi lourd qu’un gros fruit,
Aura
le cœur aussi léger que l’âme et l’air,
Tous
ses vers sembleront alors des prières,
L’ombre
reluira pour lui comme une lumière
Et
les gouttes de pluie comme des soleils clairs.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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vendredi 5 juin 2020
Re-Dialogue
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RE-DIALOGUE
D’après le poème « Dialogue» d’Amadis Jamyn (1538 – 1592), duquel je ne garde ici que la première
strophe.
Où sont tant de beautés que le printemps avait,
Ornement des jardins et des molles prairies ?
Où sont toutes les fleurs des campagnes fleuries
?
Où est le temps serein qui les cœurs émouvait ?
Adieu, Printemps béni, pareil au voyageur
Qui s’endort en cherchant un peu de brise et d’ombre,
Entre les dents une paille, sous un arbre,
Et qui continue sa route d’un pas songeur ;
Tu marcheras avec ta couronne de fleurs
Dont le vent fait tomber tous les beaux pétales,
Aussi éphémère qu’une vision pâle
Qui avait des parfums et avait des couleurs.
Bientôt l’Été viendra, interminable et lourd,
Il va nous assaillir de toutes ses flèches,
Il s’en ira enfin, et la gorge sèche,
Montera, fatigué, dans le char ailé du jour.
L’Automne descendra, spectral et indécis,
Les ailes au dos et les rides au visage,
Muet comme un écueil contemplant le rivage
Et de maintes voiles connaissant le récit.
Et l’Hiver couvrira de son vaste linceul
Le monde ténébreux qui s’endort et rêve,
Avant que le soleil fatigué ne se lève
Pour réveiller la femme aimée et l’homme seul.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 29 janvier 2020
La demoiselle sous la pluie
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la demoiselle sous la pluie
Elle marchait,
la jeune demoiselle,
Comme un
printemps, au-dessous de l'hiver,
Sous la pluie
qui lui chantait avec zèle
Des strophes
mignonnes et de galants vers.
Le ciel pleurait
ces larmes nombreuses
Car la beauté,
qui s’en allait toujours,
N’entendait pas
sa voix ténébreuse
Qui lui parlait
de baisers et d’amour,
Il l’implorait
comme un pauvre hère
De rester encore
un peu, de l’ouïr,
De lui donner un
peu de sa lumière,
Mais elle hâtait
le pas et semblait fuir
Et dire à son
amant improbable :
« Ne me
cherche pas, poète marri !
Bientôt ma
maison, pour toi redoutable,
Me cachera et
sera mon abri ! »
Il pleuvait sur
le monde et sur elle,
Mais sur elle
seule il semblait pleuvoir !
Hormis les
cheveux mouillés de sa belle,
Le ciel amoureux
ne voulait rien voir,
Sur elle il
faisait tomber ses larmes,
Il ne servira à
rien, son chapeau !
Et pour admirer
toutes ses formes
Rapprochait ses
vêtements de sa peau.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 13 novembre 2019
Parfum d'un nuage
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parfum d'un nuage
Dans le ciel d’hiver
immense et hagard
Un nuage passe
comme une femme
Et à la Nature
dit sa flamme
En pleurant à
chacun de ses regards.
Sur le monde ténébreux
qui frémit
Il fait tomber
ces formidables larmes,
Reluit parfois,
et parfois s’alarme,
Et tandis que la
pluie chante, gémit ;
Le parfum de l’hiver
sort des sillons
Comme d’une
peau, et emplit la terre
D’éblouissements
et de mystères,
Nouveau printemps
qui n’a pas de rayons,
L’eau purifie
les âmes des mortels
Et emporte, dans
son onde rapide,
Toutes les
choses sombres et livides
Qui semblent
obscurcir le vaste ciel,
Le nuage gémit
au firmament,
La pluie chante
aux toits et aux fenêtres
Et dans leurs
demeures cachent les êtres
Comme la nuit
cacherait des amants,
Le pauvre nuage,
ainsi qu’une fleur
Qui pousse dans
les vastes ténèbres,
S’en va,
inconsolable et funèbre,
Appesanti de
flots et de douleurs.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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jeudi 23 août 2018
Tristesse physique
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tristesse physique
Tel un enfant
sans demeure,
Le ciel orphelin
pleure
Sur l’épaule du
vieux soir,
Tout ici-bas est
si noir
Dans la nuit
jetant son ancre,
On dirait qu’un
peu d’encre
Est tombé, un
jour de froid,
D’un artiste
maladroit.
Le vent malade
râle
Et dans les
arbres pâles
Chante l’hymne
des défunts,
Comme un océan
sans fin
Tourmenté par l’orage,
La terre emplie
de rage
Sur les maisons
déferlant,
Lâche ses
spectres hurlants,
Ténébreux et
difformes,
Criant dans la
nuit énorme.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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jeudi 12 janvier 2017
Nuit d'hiver
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nuit d'hiver
Alexeï Kondratievitch Savrassov, Nuit hivernale (1869)
Sur le hameau glacé qui tremble et rêve
L’hiver chenu descend des cieux hagards
En promenant son austère regard
Sur les ruines du jour qui s’achève.
L’hiver, ce soupir des saisons mortes
Qui parfume la vaste immensité,
Ce linceul des ténébreuses cités
Dont il ouvre doucement les portes,
Voleur qui fait peur aux misérables
Dont il profane les humbles logis
Que nulle flamme radieuse ne rougit
Et nulle chaleur douce et vénérable !
Car ces sombres demeures sont pareilles
Aux fleurs qui se fanent loin du soleil,
On y dort affamé, et le sommeil
Y ressemble à la mort dont on s’éveille !
La neige, comme un limpide suaire,
Continue à choir sur le front songeur
Du village qui loin des voyageurs
S’endort dans sa paix crépusculaire,
Et la nuit profonde tombe avec elle
Et obscurcit les yeux las des vivants ;
La vie elle-même dort en rêvant,
Le cœur empli de choses éternelles.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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jeudi 13 février 2014
Hymne à l'Hiver
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Hymne à l'hiver
« Les Hymnes » :
Ô, Hiver
majestueux,
Poète des nuées
sombres,
Amant des monts
oublieux,
Adorateur de l’ombre !
Bien que tu sois
morne et froid,
Quand tu viens tu
nous rappelles
Qu’il n’est point
meilleur endroit
Que le foyer
fidèle
Et toujours
hospitalier,
Et nous songeons
aux humbles
Qui, dans les rues
oubliés,
Implorent Dieu et
tremblent !
Tu nous fais
penser à ceux
Sans abri et sans
famille,
Tu nous rappelles,
paresseux,
Les soupirs des
jeunes filles
Qui ont erré tout
le jour
Comme des
vieillards augustes,
Qui ne veulent qu’un
peu d’amour
Et sont, hélas !
bien tristes !
Sois donc loué et
béni
Au nom des
misérables
Ici-bas tous
réunis
Sous ton ciel
vénérable !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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