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CARTES POSTALES (95) Le phare contemple la mer sombre Où une foudre immense reluit, Et il a l’air de savoir le nombre De toutes les étoiles de la nuit. Il est debout, toujours, dans les ténèbres, Pareil à un homme seul qui attend Quelque chose de grand et de funèbre, Incommensurable comme le temps. Il montre le chemin aux épaves, Ces souvenirs délabrés des vaisseaux Que content les esprits des marins braves Qui ont osé défier les vents et les eaux ; Emblème immortel et inutile, Il semble se flétrir comme une fleur Et surveille de loin, sur son île, De toute l'existence spectateur, Tandis qu'à quelques lieues, la tempête Rugit ainsi qu'un monstre qui a faim Et dans la vaste immensité répète Les sombres synonymes de la fin. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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lundi 24 juillet 2023
Cartes postales (95)
vendredi 8 octobre 2021
Cartes postales (2)
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CARTES POSTALES (2) Comme un œil ouvert dans les ténèbres, Celui d’un chat ou d’un fauve qui dort, Le phare reluit sous le ciel funèbre Pour montrer aux voiles perdues le port. Il est debout sur sa montagne verte Et semble attendre un être qu’il aimait, Ou, la porte hospitalière et ouverte, Quelque chose qui ne viendra jamais ; Il est hanté de souvenirs, de spectres, De murmures sourds, de parfums anciens, Il est tout seul et n’a pas de maître : Le ciel bleu, le brouillard blanc, et rien ! Il a la majesté des patriarches Des beaux monuments et des rois bénis, Il semble chercher lui-même une arche Quelque part dans l’océan infini, Attendre qu’une tempête l’emporte Dans le brouillard calme et mystérieux, Que le ciel s’ouvre comme une porte |
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Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 24 mars 2014
La montagne, la mer
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La montagne, la mer
Quand on est sur
ce mont où se trouve le phare,
Il est bien doux
de contempler la mer,
Les chèvres et les
moutons que rien n’effare
Et qui errent
tranquillement dans les pâturages verts,
Le ciel serein et
bleu que le soleil éclaire,
Le grand océan qui
semble une ombre sous lui,
Calmes tous les
deux, sans violence et sans colère,
Qui bercent nos
regards éperdus et éblouis,
Les quelques
voiles qui font un mystérieux voyage
Sans qu’on ne
sache quelle est leur destination,
Et les rocs
attendris embrasser les feuillages
Et leur chanter
des vers avec adoration !
A nos pieds le
monde semble petit et vague
Et on entend, au
lieu des bruits que les hommes font,
Les soupirs
harmonieux des éternelles vagues,
Poétesses
tragiques qui chantent et qui vont,
Et des oiseaux, du
ciel agiles aèdes,
Les poétiques chants,
joyeux hymnes au bonheur,
Qui retentissent,
de nos maux divins remèdes,
Sans trembler des
houles et des hivers veneurs !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 23 mars 2014
Al-Nadhour, le Phare de Tarbarka
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Al-nadhour, le phare de tabarka
Ô, phare qui
reluit sur la montagne
Comme un flambeau
qu’un géant nous brandit,
Majestueux captif
dans son bagne,
Epié sombrement
par les flots bandits,
Es-tu, seul dans
ton roc solitaire
Et d’un antique
palais entouré,
Un roi ou un
philosophe ? Mystère
Qui ne cesse point
de nous attirer !
A tes pieds, le
havre blanc qui sommeille
Semble un enfant
dans son berceau pierreux,
Que le bois vert
et l’aurore vermeille
Bercent tous les
deux, doux et amoureux !
Tu montres la voie
aux errantes voiles
Tourmentées par la
nuit et par le vent,
Et tu es une
terrestre étoile
Qui observe notre
monde en rêvant
Et rayonne dans l’éternelle
ombre !
Ô, soleil
majestueux de la nuit
Qui éclaire les
immensités sombres
Et ramène au port
le marin qui fuit !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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