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CARTES POSTALES (95) Le phare contemple la mer sombre Où une foudre immense reluit, Et il a l’air de savoir le nombre De toutes les étoiles de la nuit. Il est debout, toujours, dans les ténèbres, Pareil à un homme seul qui attend Quelque chose de grand et de funèbre, Incommensurable comme le temps. Il montre le chemin aux épaves, Ces souvenirs délabrés des vaisseaux Que content les esprits des marins braves Qui ont osé défier les vents et les eaux ; Emblème immortel et inutile, Il semble se flétrir comme une fleur Et surveille de loin, sur son île, De toute l'existence spectateur, Tandis qu'à quelques lieues, la tempête Rugit ainsi qu'un monstre qui a faim Et dans la vaste immensité répète Les sombres synonymes de la fin. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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lundi 24 juillet 2023
Cartes postales (95)
samedi 21 avril 2012
Foudre et aurore
Foudre et aurore
Souvenons-nous de cette douce aurore
Qui dans notre sombre azur a relui,
Malgré les ténèbres et malgré la nuit,
A ses enfants pieux qui l’adorent !
De nos martyrs louons le sacrifice,
De leurs mères, dignes de compassion,
Tombées de l’œil de la Révolution
Essuyons les larmes sans artifice ;
Bravons les ennemis de notre colère
Qui craignent la foudre populaire,
Captive des cieux et brisant ses fers !
Que nos voix montent et emplissent les rues,
Comme les flots qui emplissent la mer
Et comme les nuées qui emplissent la nue !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
20:55
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