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POINT DE VUE SUR un brouillard Le brouillard est sombre et plein de dangers. C’est l’heure où les entités matinales Chantent déjà leurs symphonies finales, Venues soudain d’un pays étranger. Le monde, appesanti d’un grand linceul, Ne veut point s’éveiller, et la ville Ressemble à une forêt tranquille Où l’on n’ose pas, pourtant, aller seul. L’ombre est implacable et elle est immense, Le brouillard cache ce que l’on pense Et cache également ce que l’on fait ; La vie est comprimée dans son étreinte, L’homme se perd dans son labyrinthe Et semble marcher en portant des faix. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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samedi 30 novembre 2024
Point de vue sur un brouillard
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Mohamed Yosri Ben Hemdène
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jeudi 6 janvier 2022
Cartes postales (17)
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CARTES POSTALES (17) Maints monstres gémissent dans l’ombre De la forêt formidable et sombre Qu’environne le profond brouillard, Porte ouverte du foyer hagard Des apparitions et des spectres ! La forêt est peuplée d’étranges êtres Et de fleurs qui ne s’épanouissent pas, Le calme y règne ainsi que le trépas, La verdure y est ténébreuse et pâle, On y entend parfois comme des râles, Vestiges sonores d’un monde mort ! C’est un océan qui n’a pas de port, Un firmament qui n’a pas de nuages, L’esprit s’y envole et y voyage Jusqu’à des contrées sans noms, librement ; |
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Mohamed Yosri Ben Hemdène
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vendredi 8 octobre 2021
Cartes postales (2)
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CARTES POSTALES (2) Comme un œil ouvert dans les ténèbres, Celui d’un chat ou d’un fauve qui dort, Le phare reluit sous le ciel funèbre Pour montrer aux voiles perdues le port. Il est debout sur sa montagne verte Et semble attendre un être qu’il aimait, Ou, la porte hospitalière et ouverte, Quelque chose qui ne viendra jamais ; Il est hanté de souvenirs, de spectres, De murmures sourds, de parfums anciens, Il est tout seul et n’a pas de maître : Le ciel bleu, le brouillard blanc, et rien ! Il a la majesté des patriarches Des beaux monuments et des rois bénis, Il semble chercher lui-même une arche Quelque part dans l’océan infini, Attendre qu’une tempête l’emporte Dans le brouillard calme et mystérieux, Que le ciel s’ouvre comme une porte |
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Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mardi 28 avril 2020
Le souffle angoissant
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Le souffle angoissant
Qu’est-ce que ce
néant qui sort de nos œuvres
Comme d’un
cadavre sort une lourde odeur ?
Sur nos pensées
marchant, ô ces fragiles fleurs,
Nous cherchons,
dans la mer des soucis, un havre,
Et nos
questions, nos peurs, nos douleurs et nos doutes,
Plus ténébreux
que le plus ténébreux hiver,
Et dans les
chemins bleus et dans les chemins verts,
Forment un épais
brouillard qui cache la route ;
Nous allons sans
répit dans notre propre haleine,
Le souffle de la
vie, le souffle de l’esprit,
Et l’étoile
menue qui reluit et sourit
Nous semble
aussi grande que la vaste baleine,
Nous errons dans
notre souffle, soudain toxique,
Incommensurable mer
aux mille poisons,
Qui change notre
cœur et change les saisons
Comme la maladie
la femme anorexique,
Nous posons des
questions à la brume immense
Qui s’est
appesantie sur nos cœurs écrasés
Par le grand
flambeau de l’infini embrasés,
Romes victimes d’un
Néron sans clémence !
Tout ce que fait
l’homme a des airs de pourriture !
Le relent infini
de nos vaines actions
Vient pour nous étouffer
dans nos dérélictions,
Voile invisible
qui nous cache la nature.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 20 avril 2020
L'irrésistible brouillard
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l'irrésistible brouillard
Souvent, dans un
brouillard dense
Comme la terre
et comme l’or,
Je marche, je
rêve et je pense,
Et mon âme
devient un corps.
Ce brouillard songeur
m’attire,
Sourire infini
et charmant
Du ciel qui ne
peut sourire,
À la fois
boussole et aimant ;
Dans ce chemin
que j’ignore
Avec délice je
me perds,
Loin de la
sublime aurore
Et libéré de
tous mes fers
Que j’entends
tomber dans l’abîme
En faisant un
immense bruit,
Comme d’un arbre
aux hautes cimes,
Quand le soir
vient, de pesants fruits
Que fait voler
le sombre orage.
Le brouillard, c’est
le lourd parfum
De la Nature
volage
Qui enivre mon cœur
sans fin,
C’est l’infini
qui s’évapore,
C’est l’haleine
du néant,
C’est une
errante métaphore
Et c’est un
poème géant.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 10 novembre 2019
La femme brumeuse
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La femme brumeuse
Comme un spectre
marche dans la brume,
Elle marche, le
soir, dans mes souvenirs,
En me tendant,
dans l’ombre qui fume,
Sa main blanche
que je ne puis tenir.
Elle va dans la
vapeur immense
Comme un rêve
appesanti d’un linceul,
Et chaque fois
qu’à elle je pense,
Elle apparaît,
et je me sens plus seul,
Elle ne dit
rien, mais me regarde
Fixement, comme
on regarde un miroir,
Et moi je la
vois, belle et hagarde,
Avec ses yeux
plus que mon esprit noirs.
Son sourire
vague et imperceptible,
Étoile
orpheline, soleil d’hiver,
Est aussi beau
qu’un amour impossible
Qui a bravé
mille périls divers,
Le brouillard,
qui est son auréole,
Me semble un
parfum qui sort de sa chair,
Et son corps,
avec ses formes molles,
Un nuage qui
passe ou un peu d’air.
Elle reviendra
demain, peut-être,
Dans un siècle
peut-être ou dans un jour,
Brise qui entre
par la fenêtre
Dans mon cœur
plein d’ombre et empli d’amour.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 16 octobre 2019
Le brouillard de l'avenir
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LE brouillard de l'avenir
Comme une grande
vapeur menaçante
Cachant tout,
même le soleil luisant
Et la nature
vague et absente,
Notre avenir
nous cache le présent.
Il s’appesantit
sur le vaste monde
Et voile ce qui
est radieux et vert,
Souffle qui sort
de la forêt profonde
Du Temps
essoufflé qui marche en hiver.
Notre vie, c’est
Londres et sa grisaille,
Nous errons dans
un pays étranger,
Et toute la
création nous assaille
Avec ses
éléments et ses dangers ;
La vie est
vulnérable et exotique,
Oiseau qu’oppriment
les nouveaux climats
Et qui rêve en
vain de son île antique
Quand sur sa
branche sèche il voit un mât.
L’avenir nous
aveugle et nous pousse
Vers des mondes
inconnus et nouveaux,
Pareils à de
maigres et petits mousses
Qui dorment et s’éveillent
sur leur vaisseau
Et qui voient
parfois, debout sur leur voile
Et dans la paix
auguste de la nuit,
Reluire un phare
ou une étoile
Dont la lumière
revient et fuit.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Mohamed Yosri Ben Hemdène
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