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La femme brumeuse
Comme un spectre
marche dans la brume,
Elle marche, le
soir, dans mes souvenirs,
En me tendant,
dans l’ombre qui fume,
Sa main blanche
que je ne puis tenir.
Elle va dans la
vapeur immense
Comme un rêve
appesanti d’un linceul,
Et chaque fois
qu’à elle je pense,
Elle apparaît,
et je me sens plus seul,
Elle ne dit
rien, mais me regarde
Fixement, comme
on regarde un miroir,
Et moi je la
vois, belle et hagarde,
Avec ses yeux
plus que mon esprit noirs.
Son sourire
vague et imperceptible,
Étoile
orpheline, soleil d’hiver,
Est aussi beau
qu’un amour impossible
Qui a bravé
mille périls divers,
Le brouillard,
qui est son auréole,
Me semble un
parfum qui sort de sa chair,
Et son corps,
avec ses formes molles,
Un nuage qui
passe ou un peu d’air.
Elle reviendra
demain, peut-être,
Dans un siècle
peut-être ou dans un jour,
Brise qui entre
par la fenêtre
Dans mon cœur
plein d’ombre et empli d’amour.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 10 novembre 2019
La femme brumeuse
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