lundi 20 avril 2020

L'irrésistible brouillard

l'irrésistible brouillard

Souvent, dans un brouillard dense
Comme la terre et comme l’or,
Je marche, je rêve et je pense,
Et mon âme devient un corps.

Ce brouillard songeur m’attire,
Sourire infini et charmant
Du ciel qui ne peut sourire,
À la fois boussole et aimant ;

Dans ce chemin que j’ignore
Avec délice je me perds,
Loin de la sublime aurore
Et libéré de tous mes fers

Que j’entends tomber dans l’abîme
En faisant un immense bruit,
Comme d’un arbre aux hautes cimes,
Quand le soir vient, de pesants fruits

Que fait voler le sombre orage.
Le brouillard, c’est le lourd parfum
De la Nature volage
Qui enivre mon cœur sans fin,

C’est l’infini qui s’évapore,
C’est l’haleine du néant,
C’est une errante métaphore
Et c’est un poème géant.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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