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CARTES POSTALES (2) Comme un œil ouvert dans les ténèbres, Celui d’un chat ou d’un fauve qui dort, Le phare reluit sous le ciel funèbre Pour montrer aux voiles perdues le port. Il est debout sur sa montagne verte Et semble attendre un être qu’il aimait, Ou, la porte hospitalière et ouverte, Quelque chose qui ne viendra jamais ; Il est hanté de souvenirs, de spectres, De murmures sourds, de parfums anciens, Il est tout seul et n’a pas de maître : Le ciel bleu, le brouillard blanc, et rien ! Il a la majesté des patriarches Des beaux monuments et des rois bénis, Il semble chercher lui-même une arche Quelque part dans l’océan infini, Attendre qu’une tempête l’emporte Dans le brouillard calme et mystérieux, Que le ciel s’ouvre comme une porte |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 8 octobre 2021
Cartes postales (2)
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