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Le souffle angoissant
Qu’est-ce que ce
néant qui sort de nos œuvres
Comme d’un
cadavre sort une lourde odeur ?
Sur nos pensées
marchant, ô ces fragiles fleurs,
Nous cherchons,
dans la mer des soucis, un havre,
Et nos
questions, nos peurs, nos douleurs et nos doutes,
Plus ténébreux
que le plus ténébreux hiver,
Et dans les
chemins bleus et dans les chemins verts,
Forment un épais
brouillard qui cache la route ;
Nous allons sans
répit dans notre propre haleine,
Le souffle de la
vie, le souffle de l’esprit,
Et l’étoile
menue qui reluit et sourit
Nous semble
aussi grande que la vaste baleine,
Nous errons dans
notre souffle, soudain toxique,
Incommensurable mer
aux mille poisons,
Qui change notre
cœur et change les saisons
Comme la maladie
la femme anorexique,
Nous posons des
questions à la brume immense
Qui s’est
appesantie sur nos cœurs écrasés
Par le grand
flambeau de l’infini embrasés,
Romes victimes d’un
Néron sans clémence !
Tout ce que fait
l’homme a des airs de pourriture !
Le relent infini
de nos vaines actions
Vient pour nous étouffer
dans nos dérélictions,
Voile invisible
qui nous cache la nature.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mardi 28 avril 2020
Le souffle angoissant
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
00:57
Libellés :
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